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Janusz Korczak
Ladsous Jacques
PUF
7,09 €
Épuisé
EAN :9782130472162
En ces temps où se commémore le 50e anniversaire de la victoire sur l'oppression nazie, parler du pédagogue polonais, le docteur Janusz Korczak, c'est participer à cette célébration du souvenir. C'est aussi rappeler que les droits de l'enfant ne peuvent être une simple déclaration de principes, mais s'incarnent dans les pratiques relationnelles adultes-enfants, éducateurs-éduqués, régies par le respect des uns comme des autres, la conscience des réalités humaines, mais le désir de les transcender pour rétablir l'enfant comme acteur et sujet de sa propre évolution. En parcourant les principaux textes de Korczak, et en les reliant par le sens qui s'en dégage, l'auteur nous propose une référence de vie dont nous pouvons faire usage dans le quotidien des journées, vécues avec ceux dont nous avons la charge. Parents, éducateurs, soignants devraient pouvoir y retrouver de quoi les aider dans leur action.
Extrait de l'avant-proposL'action sociale racontée à mon voisinCette formule n'est pas de moi. Elle est de mon ami Michel Chauvière, et s'il m'a autorisé sans problème à m'en servir, je ne saurais le faire sans lui en rendre la paternité.La première fois que nous l'avons utilisée, c'était au cours des états généraux du social que nous avons conduits pendant trois ans, sous le vocable «7.8.9.» (encore un titre dû à Michel Chauvière) à la fois comme souvenir d'une grande révolution (1789) et comme perspective d'avenir («7.8.9.: dans un panier neuf», issu de la comptine «1.2.3: nous irons au bois»).Ce jour-là, j'avais, avec quelques autres, sillonné Paris dans un bus de la RATP pour essayer d'intéresser le tout-venant parisien à l'action sociale et au travail de ceux qui la produisent. Le bus, nous l'avions loué - la grande patronne de la RATP, Mme Idrac, n'ayant jamais répondu aux courriers que nous lui avions adressés afin d'obtenir un prêt, compte tenu de la situation sociale, et de l'importance de faire connaître aux gens ceux qui pouvaient les aider.Nous avons donc sillonné Paris en nous arrêtant sur quelques places, et devant quelques gares, à chaque fois que des policiers bienveillants (il en existe) nous autorisaient à stationner gratuitement pour une durée suffisante. Le bus bien apparent, habillé de quelques slogans, nous nous répandions sur la place, afin de parler avec les gens, et de leur distribuer un recto-verso résumant l'essentiel de ce qu'il y avait à connaître pour un profane. Quelle déception! Non seulement la majorité d'entre eux ne connaissaient rien aux fonctions d'assistant des services sociaux ou d'éducateur qui étaient les nôtres, mais ceux qui en avaient une vague idée (à quelques exceptions près) ne savaient pas mieux définir nos fonctions, et s'ils nous considéraient comme sympathiques et gentils, ils émettaient beaucoup de doutes sur notre utilité et notre efficacité.Toute une journée pour me faire envoyer gentiment sur les roses! Cela m'avait anéanti. Et comme nous nous en ouvrions aux autres, le soir, une fois le bus rendu, nous arrivâmes à la conclusion que, non seulement nous étions sinon méconnus, du moins mal connus mais que notre action, cette action sociale que nous menions avec chaleur et ténacité, l'était encore bien moins, et que peu de personnes parvenaient à la situer ou à la définir. C'était quelque chose de l'ordre de l'assistance, du secours (Secours populaire, Secours catholique...) fourni par une armée de bénévoles, sous l'autorité et la compétence de quelques professionnels continuellement débordés, et jamais présents (le soir, le week-end) aux moments où justement les demandes étaient les plus fortes...
La nuit une autre société apparaît, avec d'autres modes d'intervention sociale, d'autres acteurs, d'autres façons d'être. C'est l'heure des Compagnons de la nuit avec leur accueil spécifique et leurs ateliers d'expression. C'est l'intervention du Samu social auprès des invisibles. L'urgence se fait plus urgente à l'hôpital. Les errances s'arrêtent et les trafics s'intensifient. La nuit est-elle le moment de l'angoisse ou du rêve, de la fête ou de la solitude? La nuit est-elle seulement l'envers du jour? Un travail particulier s'y déploie. vst le met en lumière.
Ladsous Jacques ; Vallon Serge ; Belorgey Jean-Mic
Résumé : L'action sociale aujourd'hui, ce n'est ni la simple régulation des institutions sociales, ni la loterie des destins de rattrapage. C'est une volonté de résister, un projet cohérent entre les moyens et les buts, et une action prolongée. Entrer dans l'action sociale, c'est s'engager auprès de tous ceux qui sont ignorés ou exclus : voilà le témoignage de Jacques Ladsous qui nous livre là un regard de proximité lié à son long parcours sur le terrain. Il analyse pour nous comment l'action sociale lui fut révélée, quelles sont les figures de référence qui ont tenté de lui donner un sens et qui ont mobilisé les professionnels sur l'urgence et le respect de leur engagement. Sa lecture pertinente et personnelle de l'évolution de l'action sociale exhorte les jeunes générations à ne pas se résigner aux situations existantes et à vouloir les changer - en mieux - sans attendre des lendemains radieux ni une utopie consolatrice.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.