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La mort, et après ?
Lacroix Roland
ATELIER
12,70 €
Épuisé
EAN :9782708240711
Redoutée, la mort tend à être évacuée, voire niée par les sociétés modernes. Pour autant, elle continue d'interroger, de scandaliser pour tout ce qu'elle détruit dans l'existence humaine. Face à ce passage obligé, l'annonce chrétienne est inédite. Elle ose dire que Dieu, par jésus, a vécu l'humanité jusqu'au bout, mort comprise. Le christianisme ne dénie pas la mort, signifiant ainsi que cette expérience n'est pas étrangère à l'expérience chrétienne. L'Evangile révèle qu'elle n'est pas le dernier mot de la vie. Il n'hésite pas à dire qu'il y a un " après ", que l'être humain a un avenir post mortem, sans toutefois décrire de manière précise cet " au-delà ". La mort n'est plus alors l'obstacle infranchissable du bout de la vie puisqu'un à-venir s'ouvre à celles et ceux qui, apparemment, ne sont plus.
Le baptême marque une étape majeure pour les adultes qui le reçoivent. Mais que deviennent les personnes après un cheminement catéchuménal ? Comment persévérer dans la foi ? Dans une conversation tout à fait originale, treize adultes. belges. français et québécois, racontent l'après-baptême : ses richesses et les questions qu'il fait naître. A travers leurs dialogues sur la vie quotidienne. les relations à l'Eglise, la lecture de la Bible, la prière, la messe, la vie en paroisse, ce sont autant d'itinéraires et d'histoires personnelles qui se déroulent, dévoilant l'étonnante expérience de ces nouveaux chrétiens.
Les itinéraires de celles et ceux qui deviennent chrétiens aujourd'hui sont infiniment divers. Ils ont pourtant en commun d'être tous des chemins de conversion au Christ. Comment comprendre l'événement de la conversion ? Expérience soudaine et inattendue pour certains, c'est un processus à long terme pour d'autres, comme l'envisage en particulier le Rituel de l'initiation chrétienne des adultes. Dans la même perspective, Yves Congar remarquait que, "[s'il y a] des conversions lentes et des conversions soudaines, [... ] souvent, dans celles-ci, le moment de décision brusque a été précédé par des préparations, et il est suivi de tout un travail" . Ces nuances s'observent aussi dans les différentes confessions chrétiennes, qui n'ont pas toutes la même appréhension du phénomène. La conversion s'enracine cependant toujours dans l'expérience de l'appel du Dieu vivant tel qu'il résonne dans les Ecritures. Les phénomènes de conversion, éminemment complexes, ont été abondamment analysés par les psychologues et les sociologues. Il reste cependant à les prendre davantage en compte dans la réfl exion théologique sur la transmission de la foi et sur l'initiation chrétienne. Tel était le propos des Assises oecuméniques du catéchuménat, organisées du 5 au 7 juin 2024 par l'Institut supérieur de pastorale catéchétique (ISPC) à l'Institut catholique de Paris. Cet ouvrage rassemble l'ensemble des interventions proposées lors de ces Assises. Ont participé à cet ouvrage : Pierre-Yves Brandt, Nicolas Cochand, Elian Cuvillier, Catherine Fino, Isaïa-Claudio Gazzola, Roland Lacroix, Anna Lampadaridi, Loïc Le Pape, André Lossky, Olga Lossky, Cardinal Giorgio Marengo, Catherine Marin, Isabelle Morel, Christophe Raimbault, Jean-Louis Souletie, Spyridon Tsimouris.
Roland a rencontré Manuela dans une manifestation de soutien aux sans-papiers. Roland, né dans une famille communiste, a découvert la foi chrétienne à l'âge adulte. Baptisé à vingt-cinq ans, il occupe aujourd'hui des responsabilités dans l'Eglise. Manuela, fille de républicains espagnols exilés en France s'est engagée au Parti communiste. Elle en est devenue responsable nationale. Roland et Manuela ont tous deux envie de bouger pour plus de justice. Tout est-il vraiment foutu en politique, en religion, dans les partis, les Eglises ? Peut-on vraiment rester libre avec de tels engagements ? Manuela et Roland prolongent leur marche par plusieurs conversations. L'une veut d'abord changer les structures sociales d'une société injuste, l'autre donne la priorité à la transformation personnelle. Ils se confient leurs questions, leurs accords et désaccords. A quoi sert-il de bouger même si on en a envie ?
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?