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Villes et politiques urbaines au Canada et aux Etats-Unis
Lacroix Jean-Michel
SORBONNE PSN
21,34 €
Épuisé
EAN :9782878541496
L'analyse de l'évolution de la ville nord-américaine, surtout depuis les années 1960, permet d'identifier les maux actuels, d'étudier les solutions envisageables et d'évaluer les enjeux sociaux, économiques, urbanistiques et politiques. La perspective comparative a été volontairement privilégiée car elle permet de mieux dégager la spécificité de la ville canadienne. La comparaison est essentiellement centrée sur le Canada et les Etats-Unis mais n'exclut pas quelques allusions au modèle britannique. Trois avenues disciplinaires ont été privilégiées, celle qui relève du politique, celle qui relève du sociologique et celle qui a trait aux disciplines liées à l'étude et à l'aménagement de l'espace (pour cette dernière, trois axes ou trois niveaux d'analyse ont été retenus et traitent de l'organisation de l'espace, du fonctionnement de l'économie et de la gestion politique tant au niveau national fédéral que régional ou local). On constate les signes d'une évidente évolution, qu'il s'agisse du passage du semi-social au pénal, c'est-à-dire d'un système de protection à un système de pénalisation ou bien encore du passage de la sphère publique à celle du privé et, enfin, d'une dévolution de pouvoirs qui transfère les responsabilités du niveau central à l'échelon local. On est ainsi passé de la phase de la réglementation par le sommet à une phase de désengagement qui permet les initiatives de ta base et du socio-communautaire. Le bilan d'ensemble est à la fois clair et plutôt sombre. Face à l'affaiblissement de la notion de responsabilité collective, l'impression dominante est de se trouver de plus en plus face à des problèmes sans issue, sans solution mais il est vital de ne pas abandonner. Notre volonté également partagée doit être celle de bâtir la cité idéale, mime si cela peut relever de l'utopie. L'ère des illusions et des attentes déçues a conduit à celle du soupçon et de l'impatience. Nous aimerions pouvoir entretenir encore l'illusion ultime que le progrès est possible. Ce n'est qu'à ce prix que la ville cessera d'être le monde de la barbarie pour devenir celui de la civilisation.
Jean-Michel Lacroix est professeur de civilisation nord-américaine à l'Université de Paris III - Sorbonne Nouvelle, recteur d'académie et directeur du Centre national d'enseignement à distance.
Résumé : A défaut d'une mythique Amérique wasp, blanche anglo-saxonne et protestante, existe-t-il une Amérique " éternelle " au-delà des changements et du conjoncturel ? Le présent ne peut être lu qu'à la lumière des événements fondateurs d'une nation américaine dont le destin, s'il n'est pas manifeste, a bien été unique. " L'Amérique est de retour ", avait prédit Reagan mais, en dépit de la croissance, l'Amérique semble être la société malade de la fin du XXe siècle. Toute l'histoire des Etats-Unis se résume à un va-et-vient entre déclin et progrès et le rêve n'est pas terminé. Les Etats-Unis ont toujours la puissance militaire, la plus forte économie et l'énergie des origines. Le facteur religieux qui a fondé la nation américaine n'a jamais été aussi fort. Bien sûr, l'Amérique actuelle n'est plus celle de Tocqueville mais il y a toujours une logique démocratique forte, un sens aigu du pragmatisme, une passion de l'égalité. Malgré les inégalités flagrantes d'une société à deux vitesses, l'Amérique demeure le pays de la deuxième chance. En gouvernant au centre, Clinton a renvoyé à l'Amérique l'image d'une Amérique qui se cherche. George W. Bush semble revenir à un conservatisme fait de libéralisme économique et de fondamentalisme religieux. Malgré les mouvements de balancier, les Américains ont sans doute assez d'énergie pour mener leur combat contre les forces du déclin. Les Etats-Unis ont cessé d'être une puissance impériale mais ils demeurent toujours la première puissance mondiale. Le XXIe siècle sera-t-il pour autant américain ?
Comparée à celle de l'Asie ou de l'Europe, l'histoire des États-Unis paraît singulièrement courte: à peine cinq siècles se sont écoulés depuis la fondation de la Virginie par des colons anglais. Une charte de la Couronne leur garantissait toutes les libertés, des représentants élus et un gouvernement similaire à celui de la métropole.La Virginie s'est ainsi donné un modèle de gouvernement représentatif, base de la future démocratie américaine. Les colons, entrepreneurs privés, cherchent un profit individuel sans exclure pour autant la poursuite d'un intérêt national. Individualisme et modernité vont de pair dans un contexte de liberté et de développement de la colonisation. Mais ce mode d'organisation renferme également les germes des contradictions futures, celle d'une démocratie fondée sur la représentation des uns et l'exploitation des autres.Ce manuel mis à jour a été publié, avec succès, dans la collection « Premier Cycle ». Le découpage chronologique adopté permet de présenter les grandes étapes de la formation des États-Unis, de restituer l'importance de la diversité du pays et de dégager les continuités. Bien sûr l'Amérique actuelle n est plus celle des premiers colons ni celle de Tocqueville, mais il existe toujours une logique démocratique forte, un sens aigu du pragmatisme, une passion de l'égalité. Malgré les inégalités flagrantes d'une société à deux vitesses, l'Amérique reste encore le pays de la « deuxième chance », la première puissance mondiale.
Résumé : A défaut d'une mythique Amérique Wasp, blanche anglo-saxonne et protestante, existe-t-il une Amérique " éternelle " au-delà des changements et du conjoncturel ? Le présent ne peut être lu qu'à la lumière des événements fondateurs d'une nation américaine dont le destin, s'il n'est pas manifeste, a bien été unique. " L'Amérique est de retour ", avait prédit Reagan mais, en dépit de la croissance, l'Amérique semble être la société malade de la fin du XXe siècle. Toute l'histoire des Etats-Unis se résume à un va-et-vient entre déclin et progrès et le rêve n'est pas terminé. Les Etats-Unis ont toujours la puissance militaire, la plus forte économie et l'énergie des origines. Le facteur religieux qui a fondé la nation américaine n'a pas disparu. Bien sûr, l'Amérique actuelle n'est plus celle de Tocqueville mais il y a toujours une logique démocratique forte, un sens aigu du pragmatisme, une passion de l'égalité. Malgré les inégalités flagrantes d'une société à deux vitesses, l'Amérique demeure le pays de la deuxième chance. Clinton renvoie à l'Amérique l'image d'une Amérique qui se cherche. Le consensus national s'est affaibli et le pays hésite sur les priorités. Au-delà de cette Amérique superficielle, il y a une Amérique profonde qui a entrepris une réflexion sur son identité. La prise de conscience des enjeux et d'une volonté de réforme est annonciatrice d'un possible redressement. Au-delà du désarrroi et de la morosité, les Américains ont sans doute assez d'énergie pour mener leur combat contre les forces du déclin. Les Etats-Unis ont cessé d'être une puissance impériale mais ils demeurent toujours la première puissance mondiale. Le XXIe siècle sera-t-il pour autant américain ?
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.