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Les contre-cultures. Genèses, circulations, pratiques
Lacroix Bernard ; Landrin Xavier ; Pailhès Anne-Ma
SYLLEPSE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782849504727
Prendre la route, s'installer en communauté, adopter un mode de vie alternatif, militer pour les droits civiques ou contre la guerre du Vietnam, s'engager dans les luttes féministes ou écologistes? Autant de pratiques contestataires que le regard rétrospectif associe spontanément aux "contre-cultures" des années 1960-1970. Est-il pertinent de reconnaître dans ces deux décennies l'équivalent d'un Age d'or de la critique sociale et de l'invention utopique ? Comment rendre compte aujourd'hui de la diversité et de la portée des styles contre-culturels qui voient le jour dans cette période ? Sous quelles formes et par quelles trajectoires ces styles sont-ils hérités et retravaillés ? L'analyse conduite ici par des universitaires d'origines géographique et disciplinaire différentes se propose de mettre en perspective, par-delà la diversité des scènes contre-culturelles, des processus rarement interrogés : la formation d'un canon contre-culturel recouvrant aussi bien des productions littéraires, artistiques et musicales (la beat generation, Susan Sontag ou Herbert Marcuse, le free-jazz ou le punk, le situationnisme ou le living theatre) ; la circulation internationale des mots d'ordre et des modes de rassemblement (du "retour à la terre" au Do it yourself, des sit-ins aux différentes formes d'autogestion) ; le dépassement par la pratique elle-même des alternatives (exit ou protestation, critique ou récupération) dans lesquelles on enferme souvent le destin des contre-cultures.
Paraissant à l'occasion du centenaire de sa naissance, ce livre est non seulement un hommage, mais une exploration de l'oeuvre à travers les rapports qu'elle entretien avec la biographie de son auteur et les pensées qui ont accompagné sa formation, ainsi qu'une mise à l'épreuve des concepts et des résultats des travaux d'Elias sur la civilisation, la violence, le sport, l'art, la nation, la formation de l'Etat ou celle de l'individu moderne. Cet ouvrage est le premier livre en langue française consacré à Norbert Elias. Depuis une vingtaine d'années, le sociologue allemand - devenu un intellectuel européen avant la lettre - a pourtant largement inspiré les sciences sociales, l'histoire, la sociologie et la science politique. Peu d'auteurs sont autant cités, même si Elias n'est pas toujours bien compris. A travers une approche pluridisciplinaire qui s'inspire de son hostilité aux clivages institutionnels, Norbert Elias, la politique et l'histoire rassemble des spécialistes français et étrangers d'horizons divers, dont des anciens collaborateurs d'Elias lui-même. Paraissant à l'occasion du centenaire de sa naissance, ce livre est non seulement un hommage, mais une exploration de l'oeuvre à travers les rapports qu'elle entretien avec la biographie de son auteur et les pensées qui ont accompagné sa formation (comme celles de Nietzsche ou de Weber), ainsi qu'une mise à l'épreuve des concepts et des résultats des travaux d'Elias sur la civilisation, la violence, le sport, l'art, la nation, la formation de l'État ou celle de l'individu moderne. Enfin, les auteurs tentent d'appliquer ces concepts et ces résultats à de nouveaux objets, confirmant la fécondité d'une pensée qui accède aujourd'hui à une reconnaissance de plus en plus grande.
Platon, père de l'utopie : la chose semble aller de soi. L'utopie, vaguement comprise comme idéal séduisant mais irréalisable, serait d'essence platonicienne. Cet ouvrage entend revenir sur ce lieu commun en prenant pour référence fondamentale l'Utopia de Thomas More, qui est à l'origine du genre littéraire et en fixe les traits : sont à proprement parler des " utopies " des descriptions détaillées de populations supposées exister actuellement, découvertes au terme d'un voyage, et dont la vie est structurée par des institutions parfaites. Quels " utopismes " peut-on alors trouver dans les Dialogues ? La différence ontologique apparaît immédiatement radicale. Alors que l'entreprise utopique présente par une description imagée une réalité parfaitement intelligible et existant de façon complètement empirique, l'ontologie platonicienne distingue ces trois moments. Et ainsi, ni les formes intelligibles, ni l'immortalité de l'âme, ni le rapport aux dieux ne peuvent être dits " utopiques ", et pas davantage l'atopie socratique ou la liberté. Il se trouve pourtant que l'enjeu est dans les deux cas humain et terrestre : c'est de la vie bonne, heureuse, sur terre et pour les hommes qu'il s'agit. En particulier, l'exigence platonicienne de la participation implique une relation complexe à l'utopie pour ce qu'en termes modernes on qualifie de révolutionnarisme et de réformisme.
Résumé : Où va l'Egypte ? Le peuple a-t-il "fait tomber le régime", comme le proclamaient les milliers de manifestants de la place Tahrir en janvier 2011 ? Que s'est-il passé depuis la chute de Moubarak le mois suivant ? Pourquoi l'islam politique, porté par les urnes lors des premières élections libres jamais organisées, a-t-il fait l'objet d'un rejet massif lors de la deuxième révolution de juin 2013 ? Assiste-t-on au rétablissement définitif d'un ordre autoritaire après la répression sanglante des Frères musulmans, l'accession à la présidence du maréchal al-Sissi et l'arrestation de militants révolutionnaires ? Le pays est-il le poste avancé d'une contre-révolution régionale soutenue par les monarchies du Golfe ? Plus active que jamais, la violence jihadiste peut-elle contaminer l'ensemble du spectre islamiste - à commencer par la base militante des Frères musulmans, qui s'interroge sur l'action à conduire et dont les dirigeants, condamnés par la justice, croupissent en prison ? Cet ouvrage est le premier à rendre compte des dynamiques en cours dans le pays depuis l'irruption révolutionnaire. Rédigé par des spécialistes égyptiens, américains et français qui ont vécu au rythme des bouleversements de l'actualité égyptienne, il éclaire l'avenir d'un géant démographique, politique et culturel dont les élans et les crises affectent l'ensemble du monde arabe et musulman.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.