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Quand le destin nous mène. Deux récits
Lacretelle Jacques de
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246244011
Altière et fantasque, Laurence est une jeune fille indéchiffrable. Déjà, dans leur adolescence, près de Compiègne, elle passait sans explication d'une sauvage tendresse à l'indifférence, troublant au plus profond de lui-même celui qui n'osait l'aimer. Plus tard, lorsqu'il la retrouve à Sils Maria, devenue lyrique et nietzschéenne, sous l'influence d'un singulier esthète pour qui elle semble éperdue d'admiration, sa vie, sa pensée, ses émotions restent aussi imprévisibles que jadis. Mais le destin soudain s'en mêle, qui va tout brusquer... Dans un monde différent - celui du Paris de Léon Blum, au temps du Front populaire - l'existence du timide Franz, le petit marchand juif rejoint et dépassé par une société en pleine mutation, se fige elle aussi, au cours d'une crise qui le saisit sans prévenir. Il aura suffi que le sort en décide pour lui, éternel hésitant ballotté par l'Histoire. Jacques de Lacretelle ajoute à sa galerie deux portraits, qui compteront parmi les plus émouvants de ce romancier tout en nuances, dont on retrouve ici, serein, poussé à sa perfection, le merveilleux talent d'ombre et de lumière.
Qu'était devenu David Silbermann, le brillant lycéen juif dont Jacques de Lacretelle a fait le héros d'un très célèbre roman ? Les hasards d'une rencontre, et une enquête presque policière, permettent à l'auteur de reconstituer ce que fut sa brève vie d'homme. D'abord en Amérique, ensuite à Paris, ce garçon si brillant s'acharne à fabriquer son propre échec. Malade, incompris de tous, trahi même par la femme qu'il aime, toujours déchiré par son problème d'identité raciale, il meurt désespéré.Ce Retour de Silbermann complète son portrait de façon infiniment émouvante.
Brontë Emily ; Smith Patti ; Lacretelle Jacques de
Résumé : Ecrit sous un pseudonyme masculin, paru en 1847, Hurlevent est le premier et le seul roman d'Emily Brontë, qui mourra un an plus tard. Ce livre aux péripéties violentes, qui fit scandale et fascina des générations d'écrivains - de Virginia Woolf à Patti Smith, en passant par Georges Bataille -, raconte l'histoire d'un amour maudit, dont l'échec pèse sur toute une famille et sur deux générations, jusqu'à l'apaisement final. "Emily était pareille à un petit volcan qui, endormi, aurait pourtant bouillonné sans arrêt et aurait craché sa lave dans les mots et les actions des personnages qu'elle avait choisis. Son esprit sans entrave n'a pas créé un monde propret. En écrivant Hurlevent, elle n'a pas offert ce que les gens souhaitaient : elle a offert ce qu'elle avait." Patti Smith.
On jugera peut-être mauvais de grouper sous le même titre des observations et des moralités nées au jour le jour, des réflexions m-ries par l'expérience, des souvenirs de figures chères et des récits de voyages à travers le monde. Ce Journal de bord tel que je l'entends ici vise volontairement à cette disparité. Tantôt notre vie intérieure nous retient et nous oblige à écouter ses grondements, tantôt la découverte du beau ou l'apparition d'un paysage insolite nous transportent vers des visions qui ont la réalité d'un " documentaire " et l'apparence d'un rêve. Il y a un lien, une interpénétration, entre ces deux mondes que nous explorons simultanément. Ce n'est pas un artifice, mais la véritable face des choses que de les avoir réunis. L'homme est un navigateur qui ne sait d'où il vient ni où il ira. Dans la mesure de ses moyens et selon le degré de sa curiosité, l'écrivain sonde les abysses et scrute le ciel. Ce livre a enregistré quelques-unes des impressions recueillies pendant cinquante années d'une carrière littéraire. J. de L.
Je suis content, bien content, que nous nous soyons rencontrés... je ne pensais pas que nous pourrions être camarades. - Et pourquoi?" demandai-je avec une sincère surprise... Sa main qui continuait d'étreindre la mienne, comme s'il eût voulu s'attacher à moi, trembla un peu. Ce ton et ce frémissement me bouleversèrent. J'entrevis chez cet être si différent des autres une détresse intime, persistante, inguérissable, analogue à celle d'un orphelin ou d'un infirme. Je balbutiai avec un sourire, affectant de n'avoir pas compris: "Mais c'est absurde... pour quelle raison supposais-tu... - Parce que je suis juif", interrompit-il nettement et avec un accent si particulier que je ne pus distinguer si l'aveu lui coûtait ou s'il en était fier.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...