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Les vivants et leur ombre
Lacretelle Jacques de
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246004264
Un roman est la mémoire en action qui découvre la vérité des êtres en déformant leur apparence."Telle est l'inspiration de ce livre composé de documents vrais, de personnages authentiques, de réflexions sur la vie d'une époque et l'évolution des lettres. Ce récit rapporte des faits historiques - l'apparition des premiers salons républicains, l'affaire Dreyfus, la guerre de 1914 - et dévoile les intrigues cachées et les drames de famille. L'auteur aurait pu adopter comme titre général"Mes rencontres avec des figures singulières". Singulière, la haute personnalité d'une de ses parentes qui servit, dit-on, de modèle à Proust pour créer Madame Verdurin. Singulière, la figure de Léone qui voua sa vie à l'amour avec autant de constance que d'emportement. C'est un témoignage sincère qui ne relève ni de la négation ni de l'obédience."
L'inoubliable portrait d'une femme «pas comme les autres». Dans une petite ville de province, et dans un autre temps, sa singularité condamne la Bonifas à être solitaire, moquée, haïe, persécutée. Mais voici la guerre de 1914, l'invasion. La Bonifas y trouve l'occasion de sublimer ses qualités viriles. Devenue une héroïne, elle termine dans les honneurs une existence faite d'élans inapaisés, de frustrations, de regrets inavoués.
Résumé : Michelle Bourgoin, dont les parents vivent séparés et qui a été élevée par sa mère, reparaît un jour chez son père qui s'est retiré à la campagne et qu'elle n'a pas revu depuis plusieurs années. Elle a vingt ans. Avertie de la vie, mais éprise d'idéal, elle rêve de réconcilier ses parents et veut profiter d'un séjour que sa mère et elle font dans le voisinage. Tout d'abord, François Bourgoin, qui n'a pas pardonné, se cabre et refuse. D'ailleurs il a d'autres attachements. Mais Michelle réussit à introduire sa mère chez lui. Et François subit de nouveau la séduction d'Adeline. Michelle ne se doute pas que le destin qu'elle a voulu forcer la forcera à son tour. Elle rencontre là, en effet, un jeune associé de son père, Jean Vernosc, qui lui dit son amour. Il lui plaît. Qu'importe qu'il soit marié et père de famille ! Elle devient sa maîtresse. Et aussitôt elle se dresse contre l'épouse légitime qui gêne son projet. Alors qu'elle était arrivée avec l'unique ambition de réunir ses parents, elle va tenter maintenant, avec la même fougue passionnée, d'arracher l'homme qu'elle aime à sa femme et à ses enfants. On le voit, c'est un double drame que Jacques de Lacretelle a représenté dans Une visite en été, car l'aventure de François et d'Adeline continue tout au long de la pièce. Il a voulu montrer aussi, avec le personnage de Michelle, les différentes métamorphoses d'une nature romanesque. Une visite en été, dont le dialogue, aussi simple que celui de Tchekhov, ne vise nullement à la tragédie, expose pourtant un sujet de tragédie : celui d'une créature jeune et ardente qui veut agir sur les autres et qui est prise elle-même.
Je suis content, bien content, que nous nous soyons rencontrés... je ne pensais pas que nous pourrions être camarades. - Et pourquoi?" demandai-je avec une sincère surprise... Sa main qui continuait d'étreindre la mienne, comme s'il eût voulu s'attacher à moi, trembla un peu. Ce ton et ce frémissement me bouleversèrent. J'entrevis chez cet être si différent des autres une détresse intime, persistante, inguérissable, analogue à celle d'un orphelin ou d'un infirme. Je balbutiai avec un sourire, affectant de n'avoir pas compris: "Mais c'est absurde... pour quelle raison supposais-tu... - Parce que je suis juif", interrompit-il nettement et avec un accent si particulier que je ne pus distinguer si l'aveu lui coûtait ou s'il en était fier.
Résumé : L'inoubliable portrait d'une femme " pas comme les autres ". Dans une petite ville de province, et dans un autre temps, sa singularité condamne la Bonifas à être solitaire, moquée, haïe, persécutée. Mais voici la guerre de 1914, l'invasion. La Bonifas y trouve l'occasion de sublimer ses qualités viriles. Devenue une héroïne, elle termine dans les honneurs une existence faite d'élans inapaisés, de frustrations, de regrets inavoués.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.