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Les expressions les plus truculentes de la langue française
Lacotte Daniel
LAROUSSE
15,65 €
Épuisé
EAN :9782035901156
Extrait Les tisons du langage Les expressions populaires agrémentent notre langage quotidien d'une incontestable saveur réjouissante, car elles se forgent toujours sur un étrange assemblage de mots inattendus, curieux, voire mystérieux. Par surcroît, ces tournures sont parfois agencées dans une syntaxe inhabituelle qui complique bougrement leur compréhension immédiate dans la mesure où chaque terme utilisé n'a pas sa valeur usuelle (courante, «normale»). En effet, le sens des mots que véhicule une formule familière semble souvent s'envoler, s'éclipser. Comme aspiré par une éphémère volonté poétique qui puise ses ressorts dans la vivacité de l'échange. Celle qui ne laisse aucune place à la phraséologie empesée. Ces idiomes pittoresques, bigarrés, gouleyants et imagés - fervents tisons inextinguibles de notre langage - viennent enflammer nos récits et nos conversations. Mais ils font trépigner de rage les étrangers qui veulent apprendre à parler la langue française. Car connaître le sens premier des mots araignée et plafond (et savoir en donner une définition correcte) ne suffit absolument pas pour percer le mystère et la subtilité de la locution avoir une araignée au plafond. Même en effectuant une traduction mot à mot (dite «littérale») dans la langue de Shakespeare, un Anglais ne comprendra rigoureusement rien. D'autant que la même image se retrouve dans sa propre langue : to have bats in the belfry (avoir des chauves-souris dans le clocher).Autrement dit, de tels idiomes ne peuvent se traduire dans une autre langue. Il faut impérativement les transposer, ce qui prouve leur valeur intrinsèque exceptionnelle. Ce modeste préambule montre l'extrême jubilation que les amoureux du langage peuvent éprouver à utiliser toutes ces tournures charroyées sur le tortueux chemin du temps sémantique et le plus souvent élaborées par l'apport du langage familier, populaire ou argotique. Sans oublier que ce façonnage permanent des multiples «niveaux de langage» enfante dès lors autant de trésors aux facettes insoupçonnées. En conséquence, l'étymologie, l'histoire et la définition de chaque mot prennent bien sûr une importance fondamentale pour comprendre la facétie, la crainte ou l'émotion que dissimule une formule truculente. Mais, en réalité, la puissance lexicologique et lyrique d'une banale expression relève surtout de la profonde ambiguïté intentionnellement voulue au moment même de sa naissance. Raconter le monde autrement Dans notre vie de tous les jours, pour se faire immédiatement et facilement comprendre, il convient d'appliquer le mot juste dans un contexte précis. A l'inverse, la locution familière explore sans le savoir les mille nuances de la communication pour servir la meilleure façon de susurrer un cri contenu. Car une formule plaisante s'appuie sur des termes délibérément décalés et accolés dans un ordre troublant. Ainsi, toutes les expressions populaires qui se promènent distraitement dans nos esprits s'appliquent à exprimer les choses différemment. Elles racontent le monde autrement, avec gourmandise. Puis elles deviennent indispensables pour charpenter un discours, qu'il soit familier ou élitiste. Et chacun sait qu'elles contiennent moult subtilités, émotions et symbolismes qui engendrent tout propos jubilatoire. Qu'on les appelle expressions, formules, tournures, syntagmes figés ou locutions (n'entrons pas dans le débat stérile qui veut les opposer), elles expriment en définitive une manière de contourner l'évidence, mais sans jamais vouloir estourbir l'auditeur (ou le lecteur). Car elles cherchent avant tout à promouvoir le mot, cet humble fantassin qui ne songe qu'à réveiller les images qu'il tient ankylosées au plus profond de lui-même. Et quand le vocable devient verbe, c'est-à-dire éloquence, il ne vise plus qu'un seul objectif : transfigurer le silence de l'écrit. (...) Daniel Lacotte
Qu'il soit bon, gros ou petit, sémillant, évocateur, expressif, aberrant, insensé, voire extravagant, vivant ou vieillot, absurde ou imagé, le mot donne un sens à l'écrit. Après Les mots célèbres de l'histoire et Le pourquoi du comment, Daniel Lacotte a déniché plus de quatre cents "mots canailles", expressions populaires et pittoresques, oubliées ou célèbres, pour un voyage au c?ur d'un langage vivifiant - celui du parler vrai. Un livre à la fois ludique et sérieux au pays de cette bonne vieille langue française pour tous les amoureux de la parole: jubilatoire!
Sous forme de lexique, l?auteur a regroupé les formules ? authentiques ou non ? qui émaillent l?Histoire et ont bercé nos années d?école: «Paris vaut bien une messe» (Henri IV), «Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine» (Danton), «La garde meurt et ne se rend pas» (Cambronne), etc? Chacune de ces formules est brièvement replacée dans son contexte historique. L?ouvrage est complété par un index commenté des auteurs cité et une chronologie qui va de Brennes «Malheur aux vaincus» (390 av. J.C.) à Georges Marchais «Le bilan des pays socialistes est globalement positif» (1979).
Au fil des siècles, les tribuns célèbres de l'Histoire se sont illustrés par des formules habilement ciselées, des saillies sournoises, méchantes ou ironiques, des répliques cinglantes et théâtrales. Devenues parfois des adages, ces éblouissantes - ou désastreuses - expressions n'ont d'ailleurs pas pris une ride. Daniel Lacotte en rassemble ici plus d'une centaine qu'il restitue dans leur contexte. L'occasion de revisiter de façon amusante les grands épisodes de notre Histoire.
Quelle est la différence entre amener et apporter ? Comment prononce-t-on correctement Bruxelles ? Doit-on écrire une balade ou une ballade en forêt ? La langue française et ses subtilités vous donnent le vertige ? Ce livre est fait pour vous ! Prononciation, homonymes, grammaire, tics de langage, majuscules, pluriels, féminisation de la langue... toutes les difficultés de la langue française sont abordées et illustrées par des exemples pour vous permettre d'écrire et de parler sans faire de fautes !
Le sultan Schahriar, déçu par une première femme adultère, a décidé d?épouser l?une après l?autre les jeunes filles de son royaume, pour les exécuter le lendemain de la nuit de noces. Mais Schéhérazade, en lui racontant des histoires qui ne se terminent jamais, va l?obliger à différer encore et toujours la sentence de mort. Le lecteur des Mille et Une Nuits se retrouve donc dans la même posture que ce despote passionné, charmé par la belle conteuse? devenue par la suite l?un des grands mythes de la littérature.Les autres contes de ce recueil : « Histoire du pêcheur », « Histoire du roi grec et du médecin Douban », « Histoire du mari et du perroquet », « Histoire du vizir puni ».
Comment va le monde ? Puisque la foi ou la métaphysique échouent à y répondre, Voltaire choisit le conte pour exprimer ses interrogations devant la vie. N'attendons pas de ses héros, même philosophes, des réponses fermes et assurées ! Mais suivons Micromégas, Babouc et Jeannot dans le dédale des paradoxes d'un univers aux limites incertaines, découvrons avec eux la variété de la nature humaine et décidons, ensuite, de notre propre chemin.
George Dandin a voulu s'élever dans la société en épousant une jeune fille noble : un beau mariage ? En fait, il n'en retire que mépris, trahisons et mensonges. Bien pire, chaque fois qu'il tente de prouver l'infidélité d'Angélique, le sort s'obstine à retourner les évidences contre lui et, d'accusateur, il devient accusé. Comédie amère sans doute, mais comédie, puisque tout peut se réparer par une grande fête à la cour du roiet finir par des chansons...
Résumé : Comédie de caractères et farce dans la pure tradition du genre, l'Avare est aussi une satire subtile de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avarice et tyrannie d'un père, dissimulation, misère matérielle et morale du foyer : l'ambiance chez Harpagon n'est pas gaie ! Mais voilà que par ses deux enfants l'amour entre dans la maison. Dans leur course au bonheur, Cléante et Élise apprendront la désobéissance, assistés par le valet La Flèche : ils y gagneront leur indépendance.