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Aventures d'un géographe
Lacoste Yves
DES EQUATEURS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782849905333
Il est le père de la géopolitique française et aussi de la géostratégie. Il est le fondateur de la mythique revue Hérodote. Yves Lacoste est l'un des plus grands noms de la géographie contemporaine, dans la lignée d'un Paul Vidal de Lablache même si leurs terrains de recherche furent différents. Né au Maroc en 1929, fils d'un géologue qui lui apprend la curiosité des pierres et du terrain, il perd cette figure paternelle si marquante pour sa vocation alors qu'il est un jeune adolescent. Il commence donc des études de géographie pour le goût de la géologie et sa vie lui donnera des pères d'adoption et intellectuels, le premier étant Pierre George, grand géographe communiste, professeur à l'école des sciences politiques, qui lui permettra d'écrire son premier " Que sais-je " sur les pays sous développés. En effet, dans les années 1950 et 1960, la géographie est marquée par l'émergence des pays sous-développés, la fin des colonisations et les guerres idéologiques (notamment la guerre froide). On ne peut donc faire de géographie sans évoquer la politique. Curieux du monde, Yves Lacoste est un géographe aventurier, kesselien. Il court en Afghanistan, à Cuba, au Vietnam, en Afrique, notamment à Ouagadougou où il s'intéresse aux populations touchées par les maladies tropicales, car la géographie peut aider aussi la médecine. Mais Yves Lacoste demeurera un homme libre, en dehors des chapelles idéologiques et universitaires. Il sera le premier à concevoir la géographie comme " un art de la guerre ". Ses mémoires sont passionnantes tant sur le plan personnel que scientifique. Ils sont le témoignage d'un esprit rebelle et en même temps d'une grande précision. Ce livre nous permet à la fois de comprendre l'essence de la géographie, les écoles françaises qui l'ont animée tout au long du XXème siècle et nous permet de mieux appréhender notre géographie contemporaine si bouleversée.
Résumé : Pour mieux comprendre les conflits qui agitent notre planète, qu'il s'agisse de la guerre en Bosnie-Herzégovine, des mouvements islamistes et hindouistes ou des problèmes comme ceux de l'immigration ou de la régionalisation, la géopolitique propose une méthode d'analyse efficace qui associe l'étude des enjeux actuels à la recherche de causes anciennes ou récentes. Pour mieux comprendre la géopolitique, à faut envisager à la fois des territoires et des idées, car les rivalités de pouvoirs mettent en ?uvre des représentations contradictoîres : à tort ou à raison, chaque protagoniste a sa façon de voir les choses. C'est pourquoi ce dictionnaire, le premier de ce nouveau savoir, présente l'analyse des situations comme celle des idées géopolitiques : - Dictionnaire des situations et des problèmes géopolitiques avec des articles consacrés à tous les Etats et à leurs grandes subdivisions territoriales, mais également aux grands ensembles géopolitiques (le Moyen-Orient, le monde musulman, les Méditerranées, l'Occident, etc.). - Dictionnaire des idées et des termes utilisés de façon contradictoire dans les raisonnements géopolitiques : techniques (droit international, droit de la mer), ou encore grandes idées-forces comme nation, Etat, région, intégration, etc. Durant des décennies, il n'a été question que d'idéologies. La géopolitique est aujourd'hui une autre façon de voir le monde. Cet ouvrage a été rédigé sous la direction de Yves Lacoste par quarante-six spécialistes du monde entier. - Préambule : la notion de géopolitique. - Plus de 1 400 articles. - Plus de 230 cartes géopolitiques. - Tables et index de plus de 10 000 entrées.
La forte présence en France de ressortissants d?anciennes colonies est le principal paradoxe de ce que l?on appelle désormais la question post-coloniale. Dans le cas de l?Algérie en particulier, on aurait pu penser que les combattants d?une longue et douloureuse guerre d?indépendance ne voudraient plus avoir de liens avec l?ancienne métropole. Or de nombreux patriotes sont venus, après 1962, rejoindre de ce côté-ci de la Méditerranée des Algériens déjà installés pour des raisons économiques et qui n?entendaient pas rentrer chez eux. Les uns et les autres sont devenus majoritaires dans les « grands ensembles » qui avaient été bâtis pour des Français à la périphérie des villes au cours des années 1960 et 1970.Depuis trente ans, ces « grands ensembles » ou ces « cités » sont le lieu d?émeutes déclenchées par des « jeunes » d?origine immigrée victimes de discriminations et du chômage. Souvent ces « jeunes » ne savent ni ne comprennent pourquoi ils sont nés en France et pourquoi leurs pères et leurs grands-pères se sont établis dans un pays qu?ils avaient âprement combattu. Leur sentiment de déracinement se double d?une fréquente ignorance des circonstances dans lesquelles leur patrie a autrefois été conquise et mise sous tutelle. Ils ne connaissent pas toujours non plus les débats et les conflits qui ont pu diviser les mouvements pour l?indépendance.Afin d?éclairer la lanterne des ex-colonisés comme des ex-colonisateurs et de clarifier cette très complexe question post-coloniale, Yves Lacoste propose une analyse géopolitique et un récit historique. Analyse géopolitique pour décrire les rivalités de pouvoir qui ont facilité les entreprises européennes (notamment la traite des esclaves), récit historique pour comprendre le déroulement des conquêtes puis des luttes de libération. Cette démarche se veut une contribution à l?apaisement des malentendus, des ressentiments, des ranc?urs.
Résumé : Les problèmes géopolitiques en Méditerranée, étant ceux de vingt-cinq Etats, sont, bien plus qu'ailleurs, multiples, dangereux et enchevêtrés. Les rivalités de pouvoirs ne peuvent pas y être réduites, du moins pour le moment, à un schéma Nord-Sud ni à la rivalité entre une Chrétienté laïcisée et l'Islam. C'est, en fait, seulement autour de la Méditerranée occidentale que les contrastes économiques et sociaux des pays riverains sont les plus marqués et qu'ils peuvent être clairement imputés à la domination coloniale. Autour du bassin oriental, le contraste est, en revanche, bien moins évident. Et le problème Israël-Palestine y est très particulier. Pour comprendre cette géopolitique, on ne peut se limiter au seul cadre méditerranéen. Au-delà, la superpuissance américaine projette ses forces d'outre-Atlantique, comme en Irak. II faut donc tenir compte des conflits qui se déroulent plus ou moins loin de la Méditerranée : leurs contrecoups vont sans doute se répercuter jusqu'en Europe occidentale. Et le risque est réel d'un affrontement des pays européens aux pays musulmans.
Il faut quelque audace aujourd'hui pour rappeler la clameur de Valmy, car - à droite comme à gauche - il n'est pas politiquement correct de parler de la nation (on préfère invoquer la République) : à l'heure de Maastricht, ce serait une idée dépassée. On craint aussi et surtout de faire écho aux slogans des nationalistes à propos de l'immigration. C'est justement pour ne pas laisser cette idée-force aux mains de l'extrême droite dans une conjoncture lourde de dangers qu'Yves Lacoste a entrepris une approche nouvelle de l'idée de nation. C'est une idée géopolitique parce qu'elle pose - en France et ailleurs - des problèmes de territoire, de langue, de pouvoir ; elle s'est transformée depuis deux siècles en fonction des rivalités de la droite et de la gauche et des points de vue que l'on porte sur l'histoire. Il existe plusieurs visions implicites de la nation, et il faut tenir compte des différents courants identitaires, notamment de la présence de quatre millions de musulmans : ils sont pour la plupart nés en France et eux aussi parlent le français. C'est parce que s'accélèrent les effets de la mondialisation et que se mettent en place les pouvoirs financiers de l'Union européenne, mais aussi parce que s'aggravent les phénomènes d'exclusion et que se propagent des mouvements xénophobes qu'il est plus que jamais nécessaire de se soucier de la nation. Il est urgent qu'une conception historique évolutive l'emporte sur des slogans dangereux pour la démocratie et le développement de notre pays. Le destin de cette idée géopolitique fondamentale qu'est la nation n'est assurément pas terminé.
Le Guide du scoutisme de Robert Baden-Powell, paru pour la première fois en 1908, est un livre culte, le manifeste de générations de scouts à travers le monde. C'est à la fois une philosophie et un guide pratique, un véritable manuel de survie, une mine d'informations et de conseils éducatifs. Vous apprendrez à traquer les animaux, à reconnaître les arbres et Les plantes, à construire des cabanes et des ponts, à vous orienter en toute circonstance, à prodiguer les premiers soins aux personnes blessées et à rester en bonne santé. Une seule devise : "Toujours prêt ! "
Hakuna matata ", une phrase philosophique ? Tel est le pari de ce livre. Aux côtés de Merlin l'enchanteur ou de la Fée Bleue de Pinocchio, apparaissent d'autres sorciers aux pouvoirs surprenants. Montaigne nous enseigne ce qu'Aladdin devrait demander au génie pour être heureux. Raiponce et Heidegger invitent à ne pas redouter la mort. Pocahontas interroge notre rapport à l'autre. De Blanche-Neige au Livre de la Jungle, de La Petite Sirène à La Reine de Neiges, les grands dessins animés, leurs personnages et leurs chansons éclairent les concepts philosophiques les plus puissants. Magicienne chevronnée, Marianne Chaillan nous initie à la profonde sagesse de ces chefs-d'oeuvre. Quoi de plus réjouissant que de s'instruire en se divertissant ? Ecrivain et professeur de philosophie, Marianne Chaillan est l'auteur de Game of Thrones, une métaphysique des meurtres, La Playlist des Philosophes et Harry Potter à l'école de la philosophie.
Chaque fois qu'une tempête s'annonce dans l'Histoire, on convoque Machiavel, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. En effet, depuis sa mort en 1527, on ne cesse de le lire, et toujours pour s'arracher à la torpeur. Mais que sait-on de cet homme hormis le substantif inventé par ses contempteurs pour désigner cette angoisse collective, ce mal politique, le machiavélisme ? Né dans une république de princes, la Florence oligarchique de la Renaissance et de Savanarole, Machiavel est très tôt sensible à la politique. Premier secrétaire de la Seconde chancellerie, historien, dramaturge, poète, philosophe, politologue avant l'heure, admirateur des peintres, des ingénieurs, des médecins et des cartographes, incorrigible provocateur, Machiavel est surtout un très fin spectateur. En Europe, il voyage, scrute les rapports de force qui meuvent les hommes, renifle les remugles du pouvoir. Il s'étonne de voir, qu'en France, Louis XII tient son peuple d'une main de fer et que ce dernier ne l'en aime que davantage. Peu à peu, l'homme aiguise son style. Chez lui, tout est bon pourvu que l'on puisse exercer l'art du mot juste, " la vérité effective de la chose " : " L'amour est préférable, mais la force, parfois, inévitable ". La chance de Machiavel est d'avoir toujours été déçu par les hommes d'Etat qu'il a croisés sur son chemin. C'est pour cela qu'il a dû inventer son Prince de papier. Si le livre s'attache à dissocier l'action politique de la morale commune, la question demeure aujourd'hui encore de savoir, non pas pourquoi, mais pour qui écrit Machiavel. Pour les princes ou pour ceux qui veulent leur résister ? Et qu'est-ce que l'art de gouverner ? Est-ce celui de prendre le pouvoir ou celui de le conserver ? Qu'est-ce que le peuple ? Peut-il se gouverner lui-même ? Pensez-vous que les bonnes lois naissent de législateurs vertueux ? La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de conseils cyniques aux puissants, Machiavel s'interroge en profondeur sur l'idée de la souveraineté populaire car " le peuple connaît celui l'opprime ". Avec verve et une savoureuse érudition, Patrick Boucheron nous éclaire sur cet éveilleur inclassable, visionnaire et brûlant comme un soleil d'été sur la terre toscane. Et avec lui, nous écoutons Machiavel, comme tous les autres avant nous, au futur. Un été avec Machiavel est à l'origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2016 sur France Inter.
Aucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.