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Yasmina et les autres de Nanterre et d'ailleurs. Filles de parents maghrébins en France
Lacoste-Dujardin Camille
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782707121219
Elles sont filles de parents maghrébins immigrés en France. Leurs pères sont ouvriers, artisans, chômeurs ou retraités, l'un fut officier de gendarmerie. Elles sont nées à Nanterre, à Bobigny, Sartrouville, à Paris dans le vingtième, dans la banlieue nantaise ou à Roubaix et y ont grandi. Elles ont dix-huit à vingt-sept ans, sont lycéennes, étudiantes, animatrices, secrétaires, restauratrices ou " au chômage ". Quelques-unes ont un compagnon, l'une est mariée, une autre divorcée, la plupart sont célibataires. Elles sont mes amies. Trois d'entre elles sont mes nièces adoptives depuis vingt ans déjà. Toutes ont parlé sans réticence, contentes d'être écoutées par une auditrice attentive, française, ethnologue, spécialiste de la culture de leurs parents, ainsi à même de comprendre leurs difficiles et douloureux problèmes. En effet, elles sont partagées, parfois déchirées entre leurs aspirations personnelles de jeunes femmes en France et le désir, bien différent, de leurs parents, qui auraient voulu les voir devenir ces " femmes bien ", modèle de femme maghrébine. Diverses ont été leurs conditions de vie, divers leurs rapports avec parents et frères, leurs connaissances de la religion, du Maghreb, leurs scolarités, leurs activités et relations éventuelles hors de la maison paternelle, leurs attitudes envers l'autre sexe, leurs propres désirs de famille et d'enfant, leurs problèmes d'identité et de nationalité, enfin pour certaines d'entres elles déjà, leur participation à la vie active en France. A travers leurs discours sur toutes ces questions - une centaine d'heures d'entretiens -, sont analysées les conditions et les circonstances, les constances et les variables susceptibles de freiner ou de favoriser leurs dispositions à l'intégration.
Résumé : A l'heure où la majorité des recruteurs vérifie sur Internet les informations des candidats, où dès que l'on veut se renseigner sur un sujet ou une personne, on le "googlise", l'e-réputation est devenue un enjeu majeur pour toute personne ayant quelque activité publique. Que vous soyez artiste, auteur, sportif, politique, mais aussi et surtout professionnel reconnu dans votre domaine, vous devez "gérer" votre image en ligne. Les outils actuels vous en donnent facilement tous les moyens. Si vous voulez vraiment soigner votre réputation et développer votre visibilité, vous devrez y consacrer du temps et vous impliquer. Vous pouvez aussi juste éviter les erreurs pour ne pas donner une mauvaise image de vous. Les règles sont les mêmes dans les deux cas ; c'est à vous de doser votre effort selon vos objectifs. Cet ouvrage vous donne les clés pour prendre en main votre image publique, la contrôler et la développer, en utilisant notamment les réseaux sociaux. Conçu pour l'auto-formation, il est structuré en plusieurs étapes et est construit sous forme de fiches action : des critères d'une bonne visibilité à l'unification de votre communication, en passant par l'optimisation des différents profils sur les réseaux sociaux.
Résumé : Alors que le gaulois, par exemple, a disparu après quelques siècles de romanisation, la langue et la culture berbères, après treize siècles d'arabisation, se maintiennent vivantes depuis la préhistoire, au Sahara et surtout, dans les montagnes d'Afrique du Nord proches de l'Atlantique et de la Méditerranée. C'est en Kabylie, comme parmi les nombreux Kabyles vivant en France, que cette culture berbère suscite aujourd'hui le plus d'intérêt, avant tout parmi les jeunes, avides de découvrir et de comprendre les réelles richesses de leur patrimoine culturel et historique. Ce dictionnaire entend précisément répondre à leurs préoccupations, comme à celles du plus large public. Il est l'?uvre d'une ethnologue qui depuis près d'un demi-siècle, contribue à la connaissance et à la sauvegarde de la culture kabyle. Il offre à toutes les curiosités son presque millier d'articles, depuis aarch (tribu) jusqu'à zwawa (qui a donné les " zouaves " de l'armée française). Il détaille un nombre d'éléments de cette culture berbère en Kabylie : les formes d'organisation économique, sociale et politique - comme par exemple la conception kabyle de la démocratie - et nommément chacune des anciennes tribus. Il décrit aussi les étapes de la vie, les fêtes et les rites, les coutumes, les activités, les arts, jusqu'aux objets de culture matériels spécifiquement berbères que sont le couscous (seksu) ou le burnous (abernus). Les grands hommes ou femmes qui ont fait l'histoire kabyle, les héros, les poètes, les charters ne sont pas oubliés. Sont également pris en compte l'histoire et les changements de l'Algérie contemporaine : la guerre crin d'indépendance, l'émigration et les mouvements politiques d'aujourd'hui. Ainsi, ce dictionnaire s'adresse a tous ceux qui se soucient des problèmes actuels du Maghreb.
Au début de la guerre d'Algérie ", à l'automne 1956, fut tentée, par les services secrets français, en Kabylie, chez les Iflissen Lebhar, l'opération " Oiseau bleu ". Elle consistait dans la création de " contre-maquis " clandestins destinés à discréditer le FLN. Or, c'est à l'avantage de ce dernier qu'à tourner cette affaire, les hommes recrutés et armés par les services français s'étant révélés être des " rebelles ". Ce drame, longtemps tenu secret et encore largement ignoré des historiens, est le point de départ de ce livre d'ethnologie original à plus d'un titre. Comment les services secrets ont-ils pu se tromper ainsi, bien qu'un ethnologue, supposé bon connaisseur de la région, ait joué un rôle important dans ce plan ? En réalité, l'opération " Oiseau bleu " est un révélateur des illusions de l'administration coloniale et de certains ethnologues, mais aussi de l'évolution profonde de la société kabyle. De longues enquêtes auprès des Iflissen, et la consultation des archives de l'armée française (1954-1962), ont permis à l'auteur, elle-même ethnologue, spécialiste de l'Algérie, non seulement d'élucider cette étrange affaire, mais d'en analyser les raisons profondes. Grâce à une conception renouvelée de l'ethnologie, qui prend en compte l'histoire, celle d'un certain nombre de villages, avant même la conquête coloniale jusqu'au temps présent, en passant par la guerre d'indépendance, sont étudiés les multiples changements qui ont affecté la vie des habitants de cette région. Cette étude permet de mieux comprendre ce qui fait encore la spécificité kabyle dans la crise que connaît aujourd'hui l'Algérie.
Résumé : Ce dialogue est, sous forme de récit, l'histoire de la relation établie entre deux femmes : une ethnologue qui travaille au Maghreb, particulièrement dans les montagnes où l'on parle berbère, et une Algérienne de Kabylie, émigrée à Paris. Au cours de leurs entretiens hebdomadaires et durant sept années, elles ont appris à se connaître mutuellement, mais aussi elles se sont influencées, modifiées réciproquement, en échangeant leurs expériences, leurs savoirs. Ce récit est un double témoignage : sur les rapports de deux femmes différentes par leurs cultures d'une part, sur l'importance qu'il convient d'accorder à la " relation ethnologique " d'autre part, celle qui est établie, dans l'exercice de cette discipline, entre l'enquêteur et l'enquêté.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.