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Tous milliardaires ! Le rêve français de la Silicon Valley
Lacorne Denis
FAYARD
22,71 €
Épuisé
EAN :9782213685588
Le modèle économique américain n'a jamais eu bonne presse en France. Et pourtant, la Silicon Valley est l'objet d'une admiration sans borne, avec tout ce qu'elle symbolise : la jeunesse, la prise de risque et la création de milliers de jeunes pousses en hypercroissance. Cette admiration a littéralement explosé à la fin de la présidence de François Hollande pour être magnifiée ensuite par Emmanuel Macron. Elle révélait une immense ambition : moderniser l'économie française pour en faire une Startup Nation. A cette fin, il fallait faciliter l'émergence de futurs champions de l'économie numérique, ces fameuses "licornes" (des entreprises valorisées à 1 milliard de dollars), dont l'Elysée souhaiterait qu'elles soient au moins 25 en 2025. Où en est aujourd'hui la "Mission French Tech" , créée en 2013 pour nourrir cette ambition ? Il semblerait qu'elle n'ait pas réalisé tous les espoirs de ses concepteurs. La France, dépassée par le Royaume-Uni et l'Allemagne, n'est pas au premier rang des économies numériques européennes. Notre écosystème technologique n'est pas suffisamment performant et reste étonnamment dépendant des aides et des subventions de l'Etat. C'est pourquoi les startupeurs français les plus ambitieux n'hésitent pas à s'expatrier aux Etats-Unis. Cet ouvrage est construit à partir d'une vingtaine d'entretiens inédits menés pour la plupart au sein de la Silicon Valley. Il permet de comprendre ce qu'est la "culture startup" , son mélange d'imagination et de passion, appuyé par une quête incessante de nouveaux financements pour mieux grandir et dévorer la concurrence, sans rien ignorer des critiques suscitées par cette culture.
L'objet de cet ouvrage est de dépasser l'actualité immédiate pour replacer la réflexion dans sa profondeur historique et restituer avec un effort de clarté toute la complexité d'une Amérique dont on sait au fond peu de choses. Pour ce faire, ce livre examine les ressorts politiques, économiques, sociaux, culturels et littéraires de ce pays, de façon quasi exhaustive. Dans cet ouvrage collectif, réunissant 33 contributions originales des meilleurs spécialistes français, canadiens et américains des Etats-Unis, neuf sujets principaux sont approfondis : les fondements politiques et constitutionnels du système politique américain ; les politiques d'immigration américaines ; les questions de la "race" et de l'ethnicité ; l'avenir du rêve américain et les faiblesses de l'Etat-providence ; la religion ; la politique étrangère ; l'économie ; les cultures populaires et les nouveaux médias ; la littérature contemporaine (avec une contribution de Joyce Carol Oates !). Rien n'est ignoré d'une Amérique dont on méconnaît encore trop la singularité, les dissonances socioculturelles, la complexité religieuse, l'originalité d'un vrai multiculturalisme, le dynamisme économique et social et les effets surprenants d'un conservatisme aujourd'hui dominant. Il s'agit bien là d'une somme sans précédent dans l'histoire des publications françaises consacrées aux Etats-Unis.
Lacorne Denis ; Le Texier Emmanuelle ; Esteves Oli
Comment s'intègrent les nouveaux immigrés dans les villes ou les quartiers sensibles des Etats-Unis et du Royaume-Uni ? Quel accueil leur réservent les populations locales ? Quel est l'enjeu des mobilisations civiques ou ethniques observées dans les deux pays ? Partant d'une réflexion critique sur la construction sociale des identités ethniques, culturelles ou religieuses, cet ouvrage révèle l'existence d'une crise du multiculturalisme, illustrée par des tensions souvent très vives entre majorités et minorités, ainsi qu'entre minorités rivales. Parfois accompagnées de violences, ces tensions peuvent donner l'illusion d'un éclatement du lien social. Pourtant, les politiques de gestion de la diversité observées sur les terrains anglais et américains démontrent que les acteurs locaux sont parfaitement capables de transcender leurs divisions pour penser le bien commun et inventer des méthodes de sortie de crise. Cette réappropriation " par le bas " d'un certain civisme intégrateur pourrait servir de modèle aux décideurs français, confrontés aux mêmes difficultés interethniques, aux mêmes passions xénophobes, et aux mêmes demandes de reconnaissance de populations issues de l'immigration.
Les États-Unis sont la terre d'élection des immigrés: c'est un pays d'accueil ouvert à tous, un singulier melting-pot où se mêlent les ethnies, les religions et les cultures les plus diverses. Cette nation plurielle ne s'est pas construite sans heurts ni violence. Car l'Amérique est aussi le pays de l'exclusion, du racisme et de la xénophobie. Allemands, irlandais, Chinois, « Slavo-Latins »,Juifs, Hispaniques étaient chacun à leur tour jugés inassimilables... avant d'être tous assimilés. C'est ce paradoxe d'un pays à la fois fragmenté dans son tissu social et doué d'une étonnante capacité d'intégration que veut interroger cet ouvrage. Denis Lacorne restitue la richesse et les contradictions du multiculturalisme américain dont il explore l'histoire depuis trois siècles en révélant ce qu'elle a de comparable et d'incomparable avec l'expérience française. Il jette un éclairage neuf sur les débats qui n'ont cessé d'opposer partisans du melting pot et tenants du pluralisme culturel. La crise de l'identité américaine est inscrite dans l'origine même de la nation américaine. Elle exprime la tension, l'ambiguïté, le caractère indécidable d'une nation imaginée tantôt comme assimilationniste et unitaire, tantôt comme pluraliste et multiculturelle. Cette crise, c'est la chance de l'Amérique, n'est jamais fatale parce que les plus « séparatistes » des Américains n'expriment pas de revendication territoriale. Mais elle est durable à cause des inégalités persistantes entre groupes ethniques, bien imparfaitement corrigées par les politiques de traitement préférentiel.
En France, la figure du conservateur américain nous semble familière: des femmes au foyer très croyantes, des cow-boys armés, des évangélistes délirants, des militants anti-avortement extrémistes... Ces visions caricaturales influencent notre jugement: l'émotion, l'indignation ou la moquerie qu'elles inspirent déforment notre regard et nous empêchent de voir un véritable mouvement social dans l'action de ces militants conservateurs. A travers une série d'enquêtes et d'analyses, les auteurs de ce livre décryptent la culture conservatrice, ses références, ses modes d'action, les lieux et les motifs de son combat... Dans les talk-shows, les conseils d'école, les campus ou encore sur leurs lieux de travail, ces Américains se mobilisent contre les valeurs progressistes et l'héritage des années 1960 qui menacent leur vie privée. Les conservateurs américains possèdent une culture contestataire extrêmement dynamique, et c'est indéniablement l'une des clés qui expliquent leur succès électoral dans l'Amérique contemporaine.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.