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Marivaux en Allemagne. Tome 1 : l'accueil, reflets de son théâtre dans le miroir allemand
Lacant Jacques
KLINCKSIECK
40,00 €
Épuisé
EAN :9782252017388
Il est toujours intressant de suivre la fortune d'un de nos crivains l'tranger ; voir comment son uvre a t traduite, interprte, juge, voire exploite ailleurs, souvent le regard change, ou du moins la discussion est relance. Une enqute sur l'tonnant accueil des comdies de Marivaux en Allemagne n'aboutit pas seulement tablir des faits qui contribuent l'histoire du thtre europen, elle permet de changer d'angle, de voir l'uvre d'un il un peu neuf et, comme il s'agit de l'un des vrais matres de notre thtre, l'un des plus franais (M. Arland), d'ouvrir quelques perspectives sur les gots des deux peuples, sur ce sentiment complexe d'attirance et de dfiance qui les a si souvent unis ou spars. Jacques Lacant, qui connat bien ces problmes, prsente un ouvrage fond sur une vaste documentation, mais qui ne s'parpille point, qui guide toujours vers l'essentiel ; il s'adresse aux comparatistes, aux dix-huitimistes , aux historiens et amateurs de thtre, ceux qui aiment Marivaux et ne veulent rien ngliger pour le mieux connatre, comme ceux que passionne le perptuel va-et-vient culturel entre la France et les pays de langue allemande.
J'ai appris bien des choses de Claude Lévi-Strauss" dit Lacan. C'est d'abord que la structure symbolique domine. Quoi? Le social, les relations de parenté, l'idéologie, mais aussi, pour chacun, son rapport au monde, ses relations sensibles, son complexe familial. C'est ensuite que des scénarios imaginaires, à savoir les mythes, et les rites qu'ils fondent, sont nécessaires à voiler les contradictions de la réalité économique et sociale. Troisième leçon: ces formations se transforment; elles le font suivant des lois, qui sont mathématiques. Lacan investit ces leçons en psychanalyse. Le sujet aux prises Avec un réel impossible à symboliser produit un scénario fantasmatique qui met en scène un comportement stylisé, lequel peut prendre l'aspect d'une véritable cérémonie, voire s'accompagner d'un court délire. La superposition du cas freudien de "l'homme aux rats" et d'un épisode de la jeunesse de Goethe, sa passion pour la belle Frédérique, permet de dégager la formule du fantasme chez le névrosé: chaque fois qu'il réussit à coïncider avec lui-même, son partenaire sexuel se dédouble: quand sa vie amoureuse s'unifie, c'est alors un double narcissique qui apparaît, vivant par procuration à sa place. Deux autres textes complètent la conférence célèbre qui donne son titre au volume: un exposé sur la fonction religieuse du symbole occasion d'un dialogue désopilant avec Mircea Eliade: une question posée à Lévi-Strauss sur le rapport des mythes avec la structure concrète des sociétés primitives. Jacques-Alain Miller
- Les psychologues, les psychothérapeutes, les psychiatres, tous les travailleurs de la santé mentale - c'est à la base et à la dure qu'ils se coltinent la misère du monde. Et l'analyste, pendant ce temps?- Depuis vingt ans que vous avez avancé votre formule, que l'inconscient est structuré comme un langage, on vous oppose sous des formes diverses: "Des mots, des mots, des mots". Quid de l'énergie psychique, ou de l'affect, ou de la pulsion?La guérison, est-ce aussi un fantasme?Il y a une rumeur qui chante: si on jouit si mal, c'est qu'il y a répression sur le sexe, et c'est la faute à la famille, à la société, au capitalisme.- D'où vous vient l'assurance de prophétiser la montée du racisme?- Trois questions résument pour Kant - l'intérêt de notre raison: "Que puis-je savoir? Que dois-je faire? Que m'est-il permis d'espérer? Y répondre à votre tour, ou y trouver à redire.- Titillez donc voir la vérité que Boileau versifie" ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement -. Votre style, etc.Ce sont là quelques-unes des questions qui sont ici lancées à Jacques Lacan et sur lesquelles il parle, au nom de l'objet Télévision.
Résumé : Chacune des trois conférences ici recueillies est une opération commando. Lacan se parachute devant des auditoires de rencontre. Il a une heure pour leur dire qui il est et ce qu'il fait. Il les rend sensibles au contraste suivant : L'inconscient est admis, n'épate plus personne, mais ce n'est que par un effet de propagande ; la psychanalyse, on s'y est habitués, mais comme à une mode thérapeutique, servie par des " boniments " qui la ramènent à du déjà connu. Cependant, la psychanalyse introduit à une expérience sans pareille. L'inconscient freudien est une nouveauté sans précédent. Les faits ainsi révélés sont inassimilables aux évidences du sens commun comme aux présupposés de la philosophie. Pris au sérieux, ils exigent de tout repenser à nouveaux frais. Lacan s'y est attelé lui-même parce que ça s'est trouvé comme ça (anecdotes). Sa méthode est de partir de ce que tout le monde sait. Puis, insensiblement, astucieusement, comme en se jouant, il fait jaillir en cascade des concepts surprenants : une pensée qui ne se pense pas elle-même ; un inconscient qui est langage ; un langage qui est " sur le cerveau, comme une araignée " ; une sexualité qui " fait trou dans la vérité " ; un Autre où cette vérité s'inaugure ; un désir qui en est issu, et ne s'en extrait qu'au prix d'une perte, toujours ; et l'idée que tous ces paradoxes répondent à une logique, distincte de ce que l'on appelle " le psychisme ". Jacques-Alain Miller.
Résumé : Se sentir léger, ce n'est pas une question de bien-être, mais de santé. Tous, gros ou maigres, nous pesons notre poids et, si nous sommes trop souvent tendus ou avachis, cette charge du corps peut devenir épuisante, douloureuse, source de douleurs chroniques et articulaires. Jacques-Alain Lachant, créateur de la méthode révolutionnaire de la marche portante, montre ici comment obtenir une sensation de légèreté et de présence à soi-même, non pas avec le lâcher-prise ou la méditation, mais en utilisant mieux son corps et son tonus. Une alternative au Mindfulness, antidépressive, qui nous invite à la vitalité, à l'ouverture au monde, au mouvement.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.