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Le bleu et le noir. Jeux de pouvoirs dans une mission catholique féminine (Gabon, 1911-1955)
Lacam Clélia ; Hugon Anne
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753589810
Bleu et noir, telles sont les couleurs des costumes des religieuses au Gabon a` l'e ? poque de la domination franc ? aise. Toutefois, ces deux teintes obe ? issent a` un clair partage : aux Soeurs bleues missionnaires appartient la couleur mariale, quand les religieuses gabonaises se voient imposer voile et pe`lerine e ? be`ne, signe manifeste de se ? gre ? gation coloniale. Entre 1911 et 1955, la mission fe ? minine en terre gabonaise s'inscrit dans l'entrelacement des rapports de pouvoirs genre ? s et impe ? rialistes. Si l'he ? ge ? monie masculine des pre^tres spiritains pe`se sur l'ensemble des religieuses, les Gabonaises se re ? ve`lent subordonne ? es de surcroi^t au maternalisme exigeant des Franc ? aises. Explorer l'histoire encha^sse ? e de ces religieuses africaines et europe ? ennes, c'est interroger les me ? canismes de subalternite ? a` l'oeuvre dans l'apostolat, mais aussi les tentatives de transgression. Quelles strate ? gies les Soeurs bleues ont-elles de ? ploye ? es et avec quel succe`s pour s'affranchir de l'autorite ? spiritaine ? N'ont-elles pas, ce faisant, ouvert le pas aux velle ? ite ? s d'insoumission de leurs "filles" gabonaises ? Confrontant archives missionnaires, "propagande" religieuse imprime ? e et corpus iconographique, croisant perspectives transnationales et microhistoire, cet ouvrage retrace la de ? licate que^te d'e ? mancipation de deux congre ? gations fe ? minines au coeur de l'Afrique e ? quatoriale.
La malle découverte fortuitement par Julien dans le grenier de la maison familiale contient les effets ayant appartenu à Emile son grand-père, un poilu de la guerre 14-18. Au travers de son enquête, il cherchera à comprendre pour quelles raisons la mémoire de son aïeul a été emmurée ainsi, par les siens. Aux terme d'un récit haletant, au-delà du temps, ces deux chemins de vie parallèles se rejoindront finalement, avec la révélation de lourds secrets familiaux venus percuter la vie des protagonistes contemporains.
L'univers compte deux pôles majeurs, guides des actions des hommes : l'Amour et la Peur. L'amour sous-entend entre autres la bienveillance, l'entraide, et la tolérance, tandis qu'on retrouve chez la peur la haine, la jalousie, la colère et le mensonge. A travers différents chapitres, Amour déclame le rapport qu'entretiennent ces deux grands choix, points de départ de l'ensemble de nos décisions.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.