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Robert Walser. Le promeneur ironique
Lacadée Philippe ; Méla Charles ; Zilberfarb Sacha
MICHELE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782815600729
Robert Walser, écrivain Suisse d'expression allemande, reconnu de son vivant par les plus grands - Franz Kafka, Robert Musil, Walter Benjamin - est "un de ces "artistes de la langue "tels que les dénira André Breton" . Il se voue à incarner une sorte de poète moderne : "C'est pour moi une sorte d'écrivain pointilliste. Comme un kaléidoscope". Son univers est tout entier contenu dans chaque point. Cette fragmentation fait qu'il est à mes yeux l'un des écrivains majeurs du XXe siècle, du moins pour la littérature allemande". Philippe Lacadée fait le choix ici de ne pas tenter une "biographie" classique de cet homme si secret, si à l'écart du monde et des autres, mais de la déduire de ses écrits. Ce sont les héros de Walser qui le présentent au monde. Lui-même ne se représente pas dans une mise en scène pour un Autre toujours improbable, mais se donne tel quel, dans une foule de détails, si singuliers, dont foisonne cette écriture d'apparence tantôt naïve, honnête et simple, tantôt si déroutante. Robert Walser est dans son écriture, dans ce qu'il nomme son roman du réel, qui structure tous ses romans. C'est à partir du récit de ses héros que nous chercherons à déduire ce qu'a été sa vie. Dans cet essai, Philippe Lacadée montre que le poète, tout en devançant la psychanalyse, nous éclaire : son écriture miniature radicalise en quelque sorte les deux modes de l'écrit, soit le signi ant et la lettre, elle marque la distinction entre l'écrit qui ne parle que pour lui et le dessin de l'écriture miniature. C'est un Walser avec Lacan qui nous est ici proposé et qui éclaire aussi bien le psychanalyste que le poète.
J'ai deux écoles de la vie : l'école des études, pour soi-même, et l'école de la vraie vie", explique un élève à sa professeure. Pour lui, la vraie vie, c'est le jeu de la vie. Mais pas à l'école. Tant d'élèves, tant de professeurs, pensent que "la vraie vie est ailleurs !". L'école doit inventer aujourd'hui les lieux et les liens pour rendre les élèves plus présents, plus attentifs au savoir vivant que les enseignants leur transmettent, plus responsables devant la vie qu'ils ont à construire. Comment faire classe afin que les élèves s'y sentent accueillis dans leurs dires et consentent, peu à peu, à abandonner cette position de repli sur soi pour s'ouvrir à la vie de l'esprit ? Soutenir ce pari exige de savoir dire "oui" au sujet qui s'exprime tout en disant "non" à ce qui le déborde, à ce qui peut le pousser à des extrêmes, voire jusqu'au refus scolaire. C'est ce savoir-y-faire-là que nous transmettent ici des enseignants, avec l'éclairage de la psychanalyse, dans la mesure où ils s'interrogent sur la vie du langage, le savoir de l'enfant, le désir des pédagogues et la fonction que tient dans l'éducation le désir de l'Autre. Paner sur les impasses, la dimension pulsionnelle de la satisfaction et de la jouissance permet d'entrevoir des éclaircies dans l'impossible d'éduquer.
Résumé : Ce livre propose une critique de la réduction du langage à la simple communication et du postulat de celle-ci qui, au nom d'un parler vrai, prétend dire ce qu'il en serait du réel. Vie éprise de parole cherche à faire valoir le pouvoir d'évocation ou d'invocation de la langue. Qu'est-ce que parler veut dire ? Y a-t-il un apprentissage de la langue ? Que nous apprennent Les Mots de Jean-Paul Sartre ou les Variations sauvages de la pianiste Hélène Grimaud ? Quelles sont pour les enfants et les adolescents les répercussions de l'envahissement des objets gadgets dans leur rapport au langage et à la présence de l'Autre ? Plutôt que d'être nostalgique, comment faut-il savoir y faire avec cette modernité ironique qui met en question le savoir de l'Autre ? Il s'agira de trouver comment dire à la fois oui et non aux usages immodérés de ces objets gadgets et de proposer un nouvel éclairage de l'usage fréquent des insultes dans le discours courant. Jacques Lacan faisait de l'insulte le début de la grande poésie, ouvrant une voie que ce livre cherche à explorer. Des divers fragments de vie présentés ici comme des témoignages de cures analytiques, ou des récits de vie extraits de publications, nous pouvons déduire qu'au XXIe siècle, malgré un certain désordre du symbolique, la langue reste vivante pour autant qu'à chaque instant le sujet la crée.
Lorsqu'une société est en crise, les modes d'être des adolescents apparaissent souvent comme le fer de lance des remises en cause de cette société. L'adolescence peut devenir le lieu du repérage d'une question historique: celle de la rencontre factuelle entre passé et futur, entre héritage et devenir. Hannah Arendt l'avait déjà souligné: à chaque génération, la façon dont la société tient compte de l'élément de nouveauté se révèle dans l'accueil qu'elle réserve à l'adolescence. La clinique psychanalytique des adolescents démontre que le mouvement inhérent au phénomène de l'adolescence n'est pas que sexuel et pulsionnel, il interroge aussi, à partir du rapport à la langue commune, la façon dont chacun doit trouver sa place dans un discours qui lui fasse lien social. Comment le sujet adolescent peut-il traduire l'excédent de sensualité, qui fait irruption dans son corps et qui peut déclencher cette bizarre souffrance évoquée par Rimbaud? Comment aborder le désarroi qu'il éprouve de se trouver exilé de son territoire d'enfance? Quel prix l'adolescent aura-t-il à payer pour franchir cette étape à risques? De quelle marge de man?uvre dispose t-il? Risquera-t-il toute sa vie, la vraie vie, ou saura-t-il consentir au sacrifice d'une part de la jouissance qui se trouve là en jeu? Sans apporter de réponse formatée, ce livre propose de s'appuyer sur une implication du psychanalyste avec l'éclairage d'autres disciplines, pour ne pas traiter la question des adolescents en dehors de la façon dont chacun entend trouver une langue.
Robert Walser, écrivain Suisse d'expression allemande, reconnu de son vivant par les plus grands Franz Kafka, Robert Musil,Walter Benjamin est « un de ces artistes de la langue tels que les définira André Breton. ». Il se voue à incarner une sorte de poète moderne: « c est pour moi une sorte d écrivain pointilliste. Comme un kaléidoscope. Son univers est tout entier contenu dans chaque point. Cette fragmentation fait qu'il est à mes yeux l'un des écrivains majeurs du vingtième siècle, du moins pour la littérature allemande. »Les parutions récentes Le territoire du crayon et l'écriture miniature nous ont donné accès à la lecture de 526 de ses « microgrammes », traduits par un jeune chercheur allemand Jochen Greven qui a découvert ces textes miniaturisés à l'extrême et qui a consacré 30 ans de sa vie à déchiffrer l'ensemble soit 4000 feuillets. Philippe Lacadée fait le choix ici de ne pas tenter une « biographie » classique de cet homme si secret, si à l'écart du monde et des autres, mais de la déduire de ses écrits. Ce sont les héros de Walser qui le présentent au monde. Lui-même ne se représente pas dans une mise en scène pour un Autre toujours improbable, mais se donne tel quel, dans une foule de détails, si singuliers, dont foisonne cette écriture d'apparence tantôt naïve, honnête et simple, tantôt si déroutante. Robert Walser est dans son écriture, dans ce qu il nomme son roman du réel, qui structure tous ses romans. C est à partir du récit de ses héros que nous chercherons à déduire ce qu'a été sa vie. Dans cet essai, Philippe Lacadée montre que le poète, tout en devançant la psychanalyse, nous éclaire: son écriture miniature radicalise en quelque sorte les deux modes de l'écrit, soit le signifiant et la lettre, elle marque la distinction entre l'écrit qui ne parle que pour lui et le dessin de l écriture miniature. C'est un Walser avec Lacan qui nous est ici proposé et qui éclaire aussi bien le psychanalyste que le poète.
Résumé : Etre parents n'est pas une donnée naturelle. C'est plutôt l'effet d'une rencontre. Mais devenir parent ne correspond pas toujours à l'idéal que chacun s'est forgé. Des psychanalystes rencontrent des pères et des mères déboussolés dans un dispositif unique, le Centre Psychanalytique de Consultations et de Traitements pour les parents, où il ne s'agit ni de les éduquer, ni de les juger, ni de les coacher, mais de leur permettre de dire la souffrance qu'ils peuvent rencontrer avec leur enfant et d'inventer un nouveau type de lien à celui-ci. Ce livre original Etre parents au 21e siècle souligne dans son titre même combien la question de la parentalité est un questionnement contemporain. Au 21e siècle, les remaniements contemporains de l'ordre symbolique ont dévoilé un trou dans le savoir sur comment faire famille. Aujourd'hui, la déclinaison de la famille se veut multiple : monoparentale, homoparentale, hétéro-parentale, avec ou non le recours à la PMA, aux mères porteuses, à l'adoption. Quelles incidences ces mutations de la famille ont-elles sur le fait même d'être pères et mères ? Sur les souffrances de l'enfant ? Etre parents au 21e siècle c'est aussi être confronté à la multiplicité des objets en tout genre auxquels s'accolent les enfants et où le numérique tient le haut de l'affiche. Alors, sont-ils addicts ou inventifs ? Des psychanalystes y répondent ici de manière innovante et des parents trouvent à s'interroger sur l'usage qu'en font leurs enfants. Des parents rencontrent des psychanalystes et deviennent inventifs ! C'est cette clinique de la surprise que vous découvrirez dans cet ouvrage car chacun a à résoudre la question énigmatique de son être.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Résumé : Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
La vérité est un souci ancien, profond et persistant qui n'épargne pas la psychanalyse. Celle-ci invite au contraire au courage de sa mise au jour, contre la pente de tout un chacun à ne rien vouloir savoir de ce qui lui est le plus propre et le plus intime. Les hommes refoulent, démentent ou rejettent en effet cette part secrète qui pourtant les anime, mais qui revêt une charge de scandale, source de honte ou de culpabilité, qui la rend inavouable. Freud faisait de l'amour de la vérité la condition nécessaire et le ressort de l'analyse. Il l'identifiait alors à l'acceptation de la réalité et à sa pleine prise en compte. Réalité est donc le terme qui se trouve d'abord couplé à vérité, jusqu'à ce que Lacan dénonce cette notion chère aux savants, comme prêt-à-porter de l'imaginaire. Pour lui, c'est bien de vérité qu'il s'agit, dans l'expérience analytique, celle-ci portant sur le plus singulier de la jouissance de chacun. Il mettra cependant en valeur ce à quoi Freud avait été de plus en plus sensible: les limites de la possibilité de dire. Il s'avère en effet que si la vérité ne peut que se mi-dire, l'effort pour exprimer le plus intime de soi bute sur une impossibilité de structure. Celle-ci concerne précisément ce qui est le plus vif pour les êtres parlants: leur rapport au sexe et à la mort. C'est cette part hors de portée de la parole que Lacan nommera réel, donnant à ce mot usuel un autre sens que celui qu'il revêt pour la science. Loin d'être en effet le champ auquel devraient devoir s'étendre les progrès de la connaissance, le réel apparaît dans l'analyse comme ce devant quoi défaille tout effort de représentation. Vérité, réalité et réel sont donc les mots clés de ce livre qui regroupe exposés, travaux et conférences dont l'expérience analytique est la référence permanente.
Résumé : Autrefois assigné à un destin par son milieu social, l'enfant risquait de ne pas accomplir ses voeux les plus intimes. Peut-on aujourd'hui lui permettre de se frayer une voie selon la singularité de son désir ? On imagine trop facilement que le petit enfant ne comprend pas ce qu'on dit, qu'il ne peut pas déjà percevoir les pensées et les émotions de son entourage. On croit qu'il est d'abord immergé dans un monde de sensations et d'images où le langage n'aurait pas sa place. Or dès sa naissance, l'enfant est un être de langage, très sensible à la modulation de la voix, à l'écoute de la moindre parole. Son babil laisse entendre la jouissance qu'il éprouve à s'exprimer. Puis, lorsqu'il s'affirme par la parole, c'est avec jubilation et ferveur qu'il prononce les mots et tente ses premières petites phrases. Il prend le langage très au sérieux, pose beaucoup de questions, curieux, avide de comprendre. Il aime aussi jouer des mots et du sens, inventer sa langue, se faire poète. Cependant, malgré son amour de la langue, il se trouve dépourvu pour réagir aux malentendus, aux conflits, aux blessures et aux traumatismes que la vie lui réserve. Il n'a pas les mots pour dire les premiers émois qu'il éprouve et qu'il ne sait comment assumer. Il tente de résoudre les énigmes de l'existence et n'y parvient qu'imparfaitement, ce qui peut l'angoisser. Des symptômes viennent indiquer sa détresse. La psychanalyse offre à l'enfant l'espace propice à remettre ses questions en chantier. Il a la surprise de découvrir que l'analyste, par sa présence, lui donne l'appui nécessaire à trouver lui-même les réponses à ses interrogations, enfouies dans son inconscient, apportant la solution à ses symptômes.