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Monde(s) N° 26, septembre 2024 : Trafics postaux. Textes en français et anglais
Laborie Léonard ; Tworek Heidi
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753598010
Les postes sont le vecteur et l'expression d'une myriade d'interactions qui forment la chair des mondialisations depuis l'époque moderne. Correspondances administratives et commerciales, cartes postales touristiques, lettres et mandats des migrants, colis aux contenus licites ou illicites : quoique relativement délaissées par l'historiographie des communications globales en comparaison des télécommunications, ces communications postales sont plus que le simple reflet de l'administration de territoires distants, de relations commerciales, touristiques et de contrebandes, ou de migrations planétaires. Elles les façonnent et sont réciproquement façonnées par elles. L'émergence d'une gouvernance mondiale des trafics postaux, à travers la fondation de l'Union générale des postes en 1874, devenue Union postale universelle en 1878, est de ce point de vue cruciale. Agence spécialisée des Nations unies depuis 1947, cette organisation internationale a pour mission de forger "un seul territoire postal" autour de normes, de tarifs et de règlements partagés. Pour ses membres, c'est dans le même temps un nouveau lieu de construction des termes de la souveraineté, à l'âge de l'interdépendance. "Postaliser" la mondialisation, et réciproquement mondialiser les postes nationales : tels sont ainsi les deux principaux enjeux de ce dossier sur les trafics postaux dans une perspective d'histoire globale.
L'histoire de la messagerie postale en France à l'époque contemporaine n'avait jamais été écrite. Jamais écrite donc, l'histoire de la circulation des objets à travers ce réseau institué et géré par la puissance publique qu'est la Poste. Le sujet est pourtant important, et n'a cessé depuis le 19e siècle de faire débat : fallait-il faire du transport et de la distribution de ces objets sur tout le territoire un service public ? Ces millions d'objets échangés entre fournisseurs et clients, commerçants et particuliers, familles et amis, villes et campagnes que la distance sépare, valaient-ils de prendre le risque de ralentir la circulation des mots, portés par les lettres et les cartes postales ? Valaient-ils de priver d'autres opérateurs, routiers, ferroviaires, aériens, d'une activité concurrentielle rémunératrice ? La trajectoire de la messagerie postale en France a largement dépendu des réponses fluctuantes à ces interrogations, autant économiques que politiques. En explorant les deux siècles qui précèdent l'explosion du trafic des colis en France, ce livre révèle une conquête et dessine peut-être un avenir, celui de la Poste comme actrice centrale en matière de logistique. Il montre sur quelles fondations, qu'il s'agisse d'expériences ou de réflexions, profondes et fragiles à la fois, la Poste a pu s'appuyer pour prendre la place qu'elle occupe désormais sur le marché capital de la messagerie. Au passage, il ouvre une fenêtre sur l'importance croissante des objets dans la construction des agencements sociaux.
Quel(s) regard(s) les historiens d'aujourd'hui portent-ils sur l'électrification, processus engage il y a près de cent cinquante ans mais auquel plus d'un milliard d'hommes et de femmes restent encore étrangers ? Le présent volume rend compte de la diversité des mondes sociaux électriques et des manières d'enquêter sur leur histoire. Il actualise les connaissances et témoigne du renouvellement de l'historiographie, dans ses objets et ses approches. Quatre points d'interrogation sur le basculement des sociétés dans l'âge électrique jalonnent le volume : moyennant quelles créations ou combinaisons créatrices ? En vertu de quelles circulations et appropriations ? Selon quelles tensions et alliances ? Et produisant quelles transitions et accumulations ?
Lorsque Julien Estérel, le nouvel instituteur, découvre le corps sans vie de son prédécesseur, les gendarmes soupçonnent immédiatement un individu qui vit avec sa famille à l'orée du bois. Convaincue de l'innocence de son père, la belle Manuella trouve en Julien et en Marie, sa jeune collègue, des alliés inespérés. Mais au Saut-du-Loup, les légendes et les secrets qui dorment derrière chaque porte sont propres à brouiller les pistes. Ensemble, ils sont bien décidés à trouver à qui profite la crédulité des villageois.
Cette douzième édition des Annales historiques de l'électricité témoigne de bout en bout de la vitalité de la recherche en histoire dans le champ de l'électricité. Les doctorants ou jeunes docteurs occupent l'essentiel du sommaire, et plusieurs contributeurs publient pour la première fois leurs résultats. Les articles du dossier portent sur des enjeux variés, et partent sur les traces archivistiques d'acteurs multiples. Ils sont néanmoins réunis sous le titre Ménager et aménager la France électrique, car ils ont en commun d'explorer les tensions qui ont caractérisé depuis les années 1880 la mise en oeuvre des réseaux électriques à travers le territoire français. Ce tropisme est sans doute lié à l'événement qui est à l'origine de ce numéro. Les premières Doctoriales de l'énergie, en octobre 2013, à l'initiative du Comité d'histoire de l'électricité et de l'énergie, ont rassemblé durant plusieurs jours aux archives historiques d'EDF, à Blois, une quinzaine de jeunes chercheurs, autour du thème des Rendez-vous de l'histoire : la guerre.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?