La Revue Communication & organisation propose pour ses trente ans un numéro sur les controverses et les convergences dans le champ de la communication organisationnelle. La Revue Communication & organisation propose pour ses trente ans un numéro sur les controverses et les convergences dans le champ de la communication organisationnelle. Fidèle à l'esprit qui a prévalu lors de la naissance de la revue en 1992, ce numéro anniversaire a pour ambition d'identifier la place des controverses dans le champ de la communication organisationnelle et de nourrir une argumentation sur les divergences théoriques, épistémologiques ou méthodologiques qui le traversent. Si les premières années de constitution du champ ont donné lieu à des débats assez vifs au sein de la communauté des sciences de l'information et de la communication, les recherches en communication organisationnelle semblent aujourd'hui plutôt se structurer et se développer sur le modèle des studies anglo-saxonnes autour de thématiques communes. Les indices de polarisation des postures sont pourtant nombreux et on les retrouve dans plusieurs arènes de notre discipline. Ce numéro propose de revivifier la longue tradition académique de la disputatio et fait le pari de réhabiliter dans notre champ les apports heuristiques de la controverse, leur capacité à mettre en lumière les polarités comme les convergences, en leur donnant un espace de publicisation. Les auteurs de ce numéro anniversaire ont relevé ce défi chacun à leur manière, à travers des analyses de la littérature et de l'histoire du champ et notamment de notre revue et du groupe de recherche Org&co, mais également autour de thématiques particulières comme l'incommunication, la désorganisation, ou encore la place des affects dans le champ de la communication organisationnelle.
Dématérialisation des échanges professionnels, éclatement des cadres institutionnels et temporels de l'action, pratiques intensives de connexion, porosité entre vie domestique et professionnelle : l'évolution numérique a fortement fait évoluer les pratiques de communication au travail. Cette communication numérique est porteuse d'incivilités " classiques " (impolitesse ou manque de savoir-vivre) et " nouvelles " avec la démultiplication de la diffusion et de l'exposition, du fait de la traçabilité des échanges, de l'anonymat et de la viralité notamment. Ce livre interrogent et analyse les évolutions en cours au travers de différentes grilles de lectures (Sciences de l'information et de la communication, Sciences de gestion, Psychologie du travail et des organisations, Droit).
Christian Laborde cette fois choisit l'abécédaire. Et, du A d'Anquetil au Z de Zaaf, du B de Louison Bobet ou de Joséphine Baker au H de Bernard Hinault, du F de Christopher Froome au P de Parasol, du R de Robic au V de Ventoux, et du V de Ventoux à celui de Vodka, le Tour passe en toutes lettres. Le Tour de France de Laborde est un roman d'aventures où le savoir et la saveur se disputent la vedette. Laborde, qui se souvient de Joseph Habierre, casseur de cailloux disputant le Tour de France en 1909, a bel et bien une mémoire d'éléphant. Il est surtout un fabuleux conteur. Les exploits, les duels, les grands cols, les paysages, les coups tordus, les abandons, les chutes, les tragédies, les larmes, les maillots, les vélos, l'accordéon, la caravane, les spectateurs, leur enthousiasme et leurs chapeaux de fortune : Laborde n'oublie rien, magnifie tout, fait le Tour de la question dans un style flamboyant. La légende des cycles brille d'un éclat neuf. Poète, romancier, pamphlétaire, chroniqueur à La Nouvelle République des Pyrénées, journal le plus lu par les ours, Christian Laborde, quand il n'écrit pas, monte sur scène ou sur son vélo.
Les agriculteurs sont engagés dans un processus de changement continu de leur métier et de leurs modes de production depuis la mécanisation massive des années 60. Ils ont intégré l'innovation technologique comme une dimension à part entière de l'évolution de leurs pratiques. Ces mutations s'appuient en partie sur les technologies numériques d'information, de communication et de gestion. Ces technologies sont susceptibles de faire évoluer la production et les modes d'organisation des exploitations, ainsi que les pratiques professionnelles des agriculteurs. Elles participent à redéfinir les liens sociaux dans le travail, les processus de circulation et de diffusion des informations. Elles contribuent également à faire évoluer les perceptions et les pratiques du territoire. Derrière les discours enthousiastes portant sur la diffusion de ces outils dans le monde agricole, et comme pour l'informatisation des années 80, les usages des technologies numériques restent disparates, hésitants, bricoleurs. et souvent en deçà des possibilités offertes par les techniques. Ce sont ces usages et leur diffusion dans l'agriculture que les auteurs de ce livre se proposent d'observer, dans une perspective interdisciplinaire, en s'attachant à étudier plusieurs secteurs agricoles et différents dispositifs techniques. Les textes scientifiques sont tous commentés et discutés par des professionnels de l'agriculture, qui témoignent de leurs expériences de terrain et de leurs questionnements, et réagissent aux productions des chercheurs.
Cyberincivilités, cyberagressions, cyberharcèlement : cet ouvrage examine les pratiques de communication " cachées " dans les organisations du travail, les formes de violence et de résistance relèvant de la " face obscure " des organisations, appréhendées par le champ anglo-saxon des Organizational Dark side studies. Souvent considérées comme négatives ou non éthiques, elles sont également invisibles, passées sous silence, ou déniées, dans les organisations, à la fois par les gestionnaires et les salariés. Ce livre analyse ces pratiques pour observer ce qu'elles nous disent des représentations et des transformations du travail, des jeux de pouvoir dans les organisations et des alternatives possibles aux évolutions en cours.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.