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La bataille du Grand Nord a commencé...
Labévière Richard ; Thual François
PERRIN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782262028084
Août 2007, deux sous-marins déposent le drapeau russe par 4 200 mètres de fond. Le monde découvre que la bataille du Grand Nord a commencé. Ses enjeux sont à la fois économiques, environnementaux et stratégiques. En libérant de nouveaux passages maritimes, la fonte des glaces polaires donne accès à des réserves gigantesques de pétrole, gaz, or, diamants et minerais rares. La course de vitesse pour leur contrôle et leur exploitation est d'autant plus âpre que le découpage des frontières entre Etats-Unis, Canada, Russie, Danemark et Norvège est loin d'être abouti, tandis que Chinois, Japonais et autres Européens sont en embuscade. Cette ruée vers le toit du monde s'effectue dans des zones hautement stratégiques depuis la guerre froide, aujourd'hui devenues point d'appui principal du bouclier antimissile américain. Devant des peuples circumpolaires à l'avenir improbable, se déroule la première bataille planétaire de la mondialisation. Biographie de l'auteur Richard Labévière: producteur du magazine Géopolitiques à Radio France Internationale (RFI) et rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).François Thual: géopolitologue, professeur au Collège interarmées de défense (CID) et conseiller pour les affaires internationales et stratégiques au Sénat.Cartes et croquis originaux ont été réalisés par Hugues Dumont, consultant en systèmes d'information.
Le terrorisme tue. Il produit émotions, compassions, malentendus et contresens. Il s'est installé au coeur même de nos sociétés comme une fatalité. De la petite délinquance à la grande criminalité, il est devenu le stade suprême de la mondialisation. A l'appui d'informations inédites et exclusives, Richard Labévière remonte aux causes du phénomène. Il décrit les impasses de la "guerre contre la terreur", le cynisme mercantile des pays occidentaux envers les pétromonarchies, la désinformation de médiasvoyeurs qui basculent dans la propagande et les fadaises d'improbables experts. Aujourd'hui, l'Arabie saoudite demeure l'un des principaux financiers de l'Islam radical, qui tue non seulement dans les pays occidentaux, mais aussi et surtout dans le monde arabo-musulman. Ce scandale perdure en toute impunité depuis plus de trente ans, parce qu'il engraisse marchands de canons et autres prédateurs. Le terrorisme profite aussi d'une révolution numérique dont personne ne maîtrise les effets et qui échappe au contrôle des Etats. Il s'agit ici de comprendre de quoi est faite la matrice qui engendre la terreur, de transformer l'irrationalité de l'émotion en entendement, de se donner les moyens de savoir. Après plus de vingt ans de reportages de terrain, d'enquêtes et d'analyses, Richard Labévière démonte les rouages du terrorisme moderne et avance plusieurs propositions pour en combattre la fatalité.
Résumé : Pourquoi la France, résolument opposée à la seconde guerre contre l'Irak en février 2003, a-t-elle changé délibérément de politique ? Ce livre raconte comment fut sonné le glas de la politique française au Proche-Orient, comment Jacques Chirac sacrifia quarante ans de diplomatie sur l'autel de son amitié avec l'homme d'affaires Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban. Faisant le récit des discrètes tractations franco-américaines, comportant des révélations sur la libération des journalistes français otages en Irak et sur la décapitation des services secrets français, cette enquête permet de comprendre la perte d'influence de la diplomatie française et ouvre des pistes pour résister.
Après les attentats du 11 septembre 2001, le nom d'un milliardaire saoudien a surgi sur toutes les lèvres, et son apparition dans une vidéo amateur a bouleversé la planète, soulevant une peur médusée ou même des manifestations de joie. Mais, par-delà les prises de position partisanes, que dit réellement Oussama Ben Laden, que veut-il, que représente-t-il ? Les principaux textes authentifiés d'Oussama Ben Laden nous permettent aujourd'hui d'en juger. Ils sont ici pour la première fois reproduits, dont l'un des entretiens qu'il a accordés à la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera. On y voit le chef d'Al-Qaida exprimer son ressentiment, les raisons de sa haine envers l'Occident et sa conception de la " guerre sainte ". Mais il n'est pas suffisant de traduire la violence de ses propos. Son action doit être replacée dans son contexte politique. C'est ce que fait Richard Labévière, spécialiste du terrorisme et de ses financements, qui encadre les traductions de Ben Laden par ses commentaires. Ainsi, le journaliste rappelle que le héros de la guerre d'Afghanistan contre les Soviétiques a été formé par la CIA et protégé par les services secrets saoudiens. Après la guerre du Golfe, le " banquier du jihad " commandite une série d'attentats anti-américains, dont une première attaque contre le World Trade Center à New York, en 1993. Oussama Ben Laden est bel et bien le fils naturel des États-Unis et de l'Arabie Saoudite. Paradoxale, christique, haineuse, la créature s'est retournée contre ses maîtres. Pourquoi et comment ? Richard Labévière pose la question : au-delà de ses filiations sectaires, que veut Oussama Ben Laden, sinon tuer le père ou ses pères ? Face à cette incarnation du mal, dont les capacités d'action ne sont pas infinies, face au " nouveau simplisme " américain qui ramène l'ensemble des réalités internationales à la " guerre contre le terrorisme ", il est indispensable de connaître la pensée d'Oussama Ben Laden, sa rhétorique et son inconscient, qui se dévoilent à travers ces textes inédits.
Résumé : Plusieurs révélations sur les attentats meurtriers de Nairobi, Dar es-Salaam et la tuerie de Louxor tendent à prouver que les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens parrainent et financent les islamistes radicaux. Nouée par les services américains de renseignement et les fanatiques religieux, cette alliance objective a commencé dès 1945 en Arabie Saoudite et se poursuit aujourd'hui en Asie centrale et en Extrême-Orient, sans épargner l'Afrique et l'Europe. Dans ce livre, Richard Labévière nous fait découvrir le blanchiment de l'argent, le crime organisé et l'affairisme mondial. Le nerf de l'islamisme n'est pas la religion, c'est l'argent... Grâce à une enquête minutieuse nourrie de reportages sur le terrain, l'auteur remet en question l'image de la politique étrangère des Etats-Unis et tente non seulement de cerner la responsabilité américaine dans nombre d'attentats islamistes à travers le monde mais aussi d'analyser les erreurs stratégiques de la riposte américaine. Le fondamentalisme nous menace. Au nom de la revanche de Dieu, la démocratie se trouve menacée.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.