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Rose Fuchsia
Labbé Michelle
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782140266348
Rose Fuchsia évoque la fuite d'une femme, Adèle, qui pense avoir été abusivement internée par sa famille. Elle peine à retrouver ses esprits mais, interrogeant ses souvenirs, elle saisit peu à peu cette vérité qu'elle s'est longtemps cachée et qui explique son sort. Qu'a-t-elle vécu ? Son errance la mène sur une île où elle découvre en même temps la persécution et la solidarité. Grâce à l'attention qu'elle consacre aux autres, dont elle bénéficie à son tour, elle se transforme. Avec le temps, Adèle devient peut-être elle-même : Rose Fuchsia. Les thèmes majeurs de ce roman sont le déni, qu'il soit individuel ou collectif, et la reprise de soi ou résilience. Est-il possible d'atteindre la réalité sans la farder ? Est-il possible de se reconstruire après une longue misère ? En arrière-plan se dessine une méditation sur l'utopie que, dans certaines îles, comme l'Enez Vrav, on essaie d'approcher.
Ce livre évoque l'amitié de Julie et Léa, à l'aube de l'adolescence, dans un port fortifié, secoué par le vent et la mer. En ce moment instable, entre enfance et maturité, se développe chez certains jeunes une idéologie du risque qui cherche paradoxalement à démultiplier les sensations physiques pour étreindre l'angoisse de vivre. Cette fiction est donc principalement une méditation sur la solitude, sur ce violent souffle de noroît, imprévisible et parfois déchaîné, qu'est l'adolescence.
Sont réunis ici des textes qui ont été publiés dans de prestigieuses revues littéraires. Ils évoquent tant le Népal que le Pérou, le Japon que les Alpes, tant les vieilles Bretonnes usant, pour guérir, d'un savoir traditionnel que les dernières geishas dans un certain quartier de Kyoto. Ils s'inspirent du voyage à pied, avec tout ce qu'il contient d'ambiguïté, d'inattendu, ouvrant à la rencontre, au rêve, à la méditation. L'aventure est toujours présente emportant vers le dépassement du tangible.
C'est dans un cadre particulier qu'est évoquée l'amitié de la narratrice et de Sam. Les écoles normales, pendant plus d'un siècle, ont formé des instituteurs et des institutrices qui venaient souvent de milieux modestes ; elles ont donc contribué à la mobilité sociale et, par le dynamisme des jeunes enseignants, à l'évolution des campagnes. La narratrice, bien plus tard, opérée par un chirurgien qui s'avère être le fils de son amie d'enfance, prend conscience que celle qu'elle croyait connaître lui est demeurée étrangère. Elle est la seule sans doute à savoir que Sam, à la fin de sa formation de normalienne, a fait une fugue, une sorte d'aventureux périple, alors que tout la disposait à un mariage d'amour. Afin de mieux comprendre qui était son amie, elle sollicite ses souvenirs, ce qui lui reste de lettres, de devoirs datant de leur jeunesse et finit par une véritable enquête.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.