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Le Marin d'Anaïs. Roman
Labbé Michelle
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738489647
Anaïs rêve. Elle ne veut pas d'amours banales. L'homme idéal pour elle ne peut être qu'un marin, si possible en costume bleu marine, avec des galons dorés, un marin qui l'emporterait, du moins en pensée, vers des horizons fabuleux. Comme elle vit aux environs de Lorient et qu'elle est considérée comme très jolie, elle ne devrait pas avoir de peine à rencontrer celui qu'elle cherche. Aussi l'existence d'Anaïs est-elle faite d'attente, d'espérances et de ravissements. Cependant, l'histoire nous apprend que l'Idéal ne se coule pas si facilement dans la réalité. Il renâcle même. Le moindre instant d'inattention le fait fuir ou le change. Le destin d'Anaïs n'a pas la sereine candeur d'une fable enfantine Le récit est simple. L'évocation précise des festivités, des nécessités d'un petit port breton, du travail des femmes en particulier, tente de saisir un moment de vie, c'est-à-dire la chair du réel en même temps que l'impalpable tissu des élans et des songes qui la dissimule souvent.
Ce livre évoque l'amitié de Julie et Léa, à l'aube de l'adolescence, dans un port fortifié, secoué par le vent et la mer. En ce moment instable, entre enfance et maturité, se développe chez certains jeunes une idéologie du risque qui cherche paradoxalement à démultiplier les sensations physiques pour étreindre l'angoisse de vivre. Cette fiction est donc principalement une méditation sur la solitude, sur ce violent souffle de noroît, imprévisible et parfois déchaîné, qu'est l'adolescence.
Sont réunis ici des textes qui ont été publiés dans de prestigieuses revues littéraires. Ils évoquent tant le Népal que le Pérou, le Japon que les Alpes, tant les vieilles Bretonnes usant, pour guérir, d'un savoir traditionnel que les dernières geishas dans un certain quartier de Kyoto. Ils s'inspirent du voyage à pied, avec tout ce qu'il contient d'ambiguïté, d'inattendu, ouvrant à la rencontre, au rêve, à la méditation. L'aventure est toujours présente emportant vers le dépassement du tangible.
C'est dans un cadre particulier qu'est évoquée l'amitié de la narratrice et de Sam. Les écoles normales, pendant plus d'un siècle, ont formé des instituteurs et des institutrices qui venaient souvent de milieux modestes ; elles ont donc contribué à la mobilité sociale et, par le dynamisme des jeunes enseignants, à l'évolution des campagnes. La narratrice, bien plus tard, opérée par un chirurgien qui s'avère être le fils de son amie d'enfance, prend conscience que celle qu'elle croyait connaître lui est demeurée étrangère. Elle est la seule sans doute à savoir que Sam, à la fin de sa formation de normalienne, a fait une fugue, une sorte d'aventureux périple, alors que tout la disposait à un mariage d'amour. Afin de mieux comprendre qui était son amie, elle sollicite ses souvenirs, ce qui lui reste de lettres, de devoirs datant de leur jeunesse et finit par une véritable enquête.
Dans ce récit autobiographique, l'auteur raconte la construction d'un bateau par son père au bord de la rade de Lorient. Il compte y embarquer toute la famille pour des voyages faramineux, bien au-delà de l'île qui barre l'horizon. A côté du rêve, des jeux et des rires, paraît la réalité parfois brutale, que les nécessités et les guerres ont marquée de leur empreinte.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.