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Le médecin, la liberté et la mort. Pour le droit de choisir sa fin de vie
Labayle Denis
PLON
19,00 €
Épuisé
EAN :9782259310512
Le docteur Denis Labayle est l'un des très rares médecins en France à défendre depuis plus de vingt ans le droit des êtres humains à choisir leur fin de vie ainsi qu'une nouvelle conception de l'éthique médicale ajoutant au célèbre serment d'Hippocrate : " J'accompagnerai mes malades jusqu'à la fin de leur vie et je respecterai leur choix. " Le docteur Denis Labayle est l'un des premiers médecins à avoir affirmé que les soins palliatifs ne résolvaient pas toutes les situations et à avoir alerté sur les dérives des lois Leonetti et Clayes-Leonetti qui imposent la déshydratation du corps et engendrent des agonies prolongées, inutiles et douloureuses. Il a forgé ses convictions sur une écoute approfondie des patients en fin de vie, au cours de ses quarante années de fonction hospitalière et a découvert l'importance du rôle du médecin dans les réponses à apporter. Il défend une nouvelle conception de l'éthique médicale : au célèbre serment d'Hippocrate dont il analyse la métamorphose au cours de l'histoire, il propose d'ajouter d'autres engagements, comme celui-ci : " J'accompagnerai mes malades jusqu'à la fin de leur vie et je respecterai leur choix. " En un temps où tous les pays limitrophes de l'Hexagone font évoluer la législation en ce domaine, la France campe sur des règles rigides qui obligent nombre de citoyens à aller chercher à l'étranger ce que leur pays leur refuse. Pourquoi une telle obstruction ? L'auteur tente d'y répondre. Son combat commence à porter ses fruits : le 8 avril 2021, hors agenda parlementaire, les députés ont voté, à une très large majorité, l'article premier d'un projet de loi qui autorise enfin le droit des malades à demander l'aide médicale à mourir. Une porte entrouverte que certains ont tenté de refermer en déposant 4 000 amendements. Il est donc certain que ce débat qui s'est ouvert n'en est qu'à ses prémices et qu'il sera, à coup sûr, l'un des thèmes abordés au cours de cette année 2022 d'élection présidentielle.
Trop d'hypocrisie dans le débat sur l'euthanasie! Denis Labayle, médecin hospitalier, s'en prend à ceux qui tordent les mots et les faits au nom du "respect de la vie', incrimine certaines positions dogmatiques qui transforment les soins palliatifs en acharnement, stigmatise la schizophrénie des autorités médicales, judiciaires et politiques, et récuse une loi sur la fin de vie en décalage avec l'aspiration des citoyens. Il rappelle au médecin le devoir de lutter contre toutes les souffrances et estime que la demande d'euthanasie est un droit ultime de l'Homme. Biographie de l'auteur Chef de service pendant vingt-cinq ans dans la région parisienne, Denis Labayle est à l'origine du manifeste des 2000 soignants qui, en 2007, ont affirmé avoir aidé à mourir des malades en fin de vie. Il est aussi écrivain, auteur de cinq romans et de cinq essais dont Tempête sur l'hôpital et La Vie devant nous. Enquête sur les maisons de retraite (Le Seuil), deux livres qui font aujourd'hui référence."
Rouge majeur mène le lecteur au coeur de la création, là où l'émotion jaillit, comme ce rouge incandescent choisi par Nicolas de Staël pour fond de son dernier tableau intitulé Le Concert. Un voyage dans l'avant-garde artistique des années cinquante, une réflexion passionnante sur le créateur et ses doutes. Pourquoi un artiste jeune, séduisant, au faîte de sa gloire met-il brutalement fin à ses jours ? Le narrateur, Jack Tiberton, journaliste au Washington Tribune, est le seul à connaître la vérité car, pendant les dix derniers jours de la vie de l'artiste, il était là. Il a tout vu, tout entendu et surtout tout noté. Dix jours fictifs qui font revivre cet énigmatique personnage, l'un des plus talentueux peintres de la France d'après-guerre, Nicolas de Staël. Rouge majeur a reçu le Prix des lecteurs de Brive 2009
Résumé : " Le médecin n'est qu'un acteur entre les mains du plus grand des metteurs en scène : la maladie. Quand on a accepté de jouer un rôle sur cette scène, on découvre que la médecine ne se vit plus comme un métier. C'est une peau... " Praticien hospitalier, Denis Labayle nous fait découvrir un monde aussi divers, aussi fou que la vie. " Le mensonge amoureux ", " Bistrot ", " Du sang pour la mariée ", Le ventre de Célestine " sont autant de récits tendres, sensuels, drôles, cruels. Autant d'histoires inattendues. L'histoire d'un homme très pieux qui voulait la mort de son épouse. L'histoire de la femme qui n'avait rien trouvé de mieux que l'hôpital pour recevoir son amant. L'histoire de la jeune et troublante cancéreuse dont le médecine ne fera jamais son deuil... Ce que raconte ici Denis Labayle, c'est la vérité imprévisible, plus vraie que tous les romans.
Résumé : " Puisque vous défendez les juifs, vous subirez leur sort. " Le portrait d'Adélaïde Hautval, femme-courage oubliée de l'Histoire, deuxième Française et premier médecin à recevoir la distinction de " Juste parmi les nations ". Pour avoir pris le parti d'une jeune juive frappée par des SS et pour avoir affirmé à plusieurs reprises face aux autorités allemandes : " Les juifs sont des gens comme nous ", Adélaïde Hautval, alsacienne et protestante, ni communiste, ni membre d'un réseau de résistance, est contrainte de porter l'étoile jaune ainsi qu'un bandeau sur lequel est inscrit : " Amie des juifs ". Condamnée à la prison, elle séjourne dans plusieurs camps de concentration français, avant d'être déportée en 1943 à Auschwitz-Birkenau puis à Ravensbrück. Elle est affectée à l'infirmerie en tant que médecin psychiatre et se confronte aux médecins nazis, parmi lesquels Wirths, Clauberg, Schumann ou encore Mengele. Au risque de sa vie, elle résistera en cachant des déportées juives, en falsifiant les feuilles de maladie, en modifiant les diagnostics et en refusant catégoriquement de participer aux expérimentations sur des êtres humains. Après la libération des camps, elle reste deux mois sur place pour soigner les détenues malades. De retour à la vie " civile ", elle garde le silence, renonce à la psychiatrie et se fait médecin scolaire. Le grand public ne la découvre qu'en 1964 lors du procès devant la Cour de Londres où elle témoigne pour la première fois. Le récit de Denis Labayle fait revivre avec intensité l'histoire incroyable de cette femme hors norme en rendant enfin justice à cette personnalité aussi discrète que courageuse et trop longtemps ignorée. Adelaïde Hautval : une conscience pour l'humanité !
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.