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Le Togo. De l'esclavage au libéralisme mafieux, Edition revue et corrigée
Labarthe Gilles
AGONE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782748901849
Pionnier des indépendances, riche en matières premières, le Togo fut longtemps surnommé la « Suisse de l?Afrique ». Mais les jeux d?influence étrangers ont ruiné l'équilibre économique et social de cette jeune nation. Sur cette terre d?enjeux géostratégiques, les anciennes puissances coloniales puisent leur part du butin en détournant les fonds publics et en participant au pillage des ressources naturelles. Depuis le coup d?État militaire qui a suivi la mort de Gnassingbé Eyadéma, le pays n?a pu digérer le lourd héritage d?une longue dictature, instaurée puis soutenue à bout de bras par la France en premier lieu. Le toilettage politique d'avril 2012 ne fait même pas illusion : « Le problème du Togo, ce n?est pas que la mafia soit au pouvoir, car la mafia _est_ le pouvoir. » Le même système continue de truquer les élections, de réprimer les populations, d?orchestrer les divisions. Il ne pourra disparaître que si les relais et les appuis internationaux se retirent du pays.
A la charnière de la littérature orale et de la littérature écrite, liant les cieux, la terre et les mondes souterrains, le genre épique est probablement le plus ancien et le plus durable que l'humanité ait cultivé. Fondateur de la culture européenne avec Homère puis Virgile, il connaîtmaints avatars selon les lieux et les temps, enchantant le Moyen Age des chansons de geste et de la matière de Bretagne, marquant la Renaissance avec Dante, s'absentant ou peu s'en faut d'une France trop "classique", resurgissant avec le Romantisme et l'affirmation des nations et des cultures, et implosant dans les sombres volutes wagnériennes... Aujourd'hui, notre monde qui se croit désenchanté lui concède toujours une place, avant tout au cinéma (de La Guerre des étoiles au Seigneur des anneaux). Paradoxalement, il nous manquait un véritable travail d'exploration et de synthèse, propre à répondre aux besoins des étudiants comme des lettrés. Le voici, qui rend compte avec précision et talent tant de l'histoire du genre en Europe que de ses motivations, de ses thématiques (chants de célébration, de mort, etc.) et de ses univers de héros, de fées, de monstres et de simple humanité. Une attention fine est également portée aux procédés d'écriture et de récit: l'épopée sera toujours de l'ordre du chant, et de l'alliancerythmée des images et de la musique...
Au cours d'entretiens réalisés par Thierry Lounas, André S. Labarthe raconte la série Cinéma, de notre temps. Avec plus de 90 portraits de cinéastes, la série a été la première à adopter le principe de documentaires sur des cinéastes réalisés par d'autres cinéastes. Le livre est vendu avec un dvd de rushes inédits. Le livre Cinéma, de notre temps accompagnera la rétrospective intégrale d'André S. Labarthe au Centre Pompidou qui aura lieu du 27 avril au 9 juillet 2011. Il bénéficiera de la promotion faite par les attaché(e)s de presse du Centre, de la présence d'André S. Labarthe et de la large presse qui couvrira les évènements durant les deux mois et demi de la rétrospective.
- Cet Hitchcock inachevé à Dinard...?- Oh rien! Des rushes en partie montés. Enregistrés à la diable en 1965, à Los Angeles, à la fin de l?été...- Un "Cinéaste de notre temps"?- Non, non, juste quelques rushes montés. Ou prémontés. En 1983, je crois. Avec l?idée d?en faire, un jour, une sorte de film, quelque chose comme le Discours de la Méthode d?Hitchcock... ou un fragment de discours... on verra.- Comment ça c?est passé?- Mal. J?avais rendez-vous avec Hitchcock, dans son bureau de la Universal, mais je n?avais ni équipe ni matériel. C?est John qui m?a tiré d?embarras. Il venait de tourner Faces, en 16 mm, et il montait dans son garage de Woodrow Wilson Drive. Il m?a prêté son Eclair, son Nagra, un peu d?éclairage... Seymour Cassel s?est proposé comme cameraman, et voilà...A.S Labarthe. Hitchcock Frame by Frame.1. John Cassavetes, chez qui ASL et Hubert Knapp venaient de tourner les éléments d?un futur "Cinéastes de notre temps".2. L?acteur fétiche de Cassavetes.
Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Comment garantir son authenticité et quelle force accorder au catalogue de vente aux enchères ? Quelles responsabilités peuvent être engagées ? Celles des commissaires-priseurs, des experts, des courtiers en ligne ? Par ailleurs, comment protéger efficacement la création artistique ? Création artistique dont la modernité met parfois à mal les catégories juridiques. Le droit d'auteur est-il adapté ou les spécificités de l'art requerraient-elles un régime spécial, déjà timidement esquissé par l'existence d'un droit de suite ou encore d'exceptions particulières ? C'est à toutes ces interrogations que tentent de répondre les universitaires invités par le CERDI (Centre d'études et de recherche en droit de l'immatériel) à réfléchir à "L'art en mouvement", en croisant l'aspect "Contrat et contentieux" et le versant "Art et protection".
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).