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Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux
Labarthe Gilles
AGONE
11,20 €
Épuisé
EAN :9782748900415
Cette enquête mène le lecteur à la découverte d'un pays encore méconnu : le Togo, l'une des plus longues dictatures militaires de l'histoire contemporaine africaine. Dans ce pays « ami de la France » s'activent depuis plus de quarante ans un ensemble de réseaux au service d'une passion commune : le détournement des fonds publics et le pillage des ressources naturelles. En réponse aux thèses persistantes qui voudraient attribuer la responsabilité du marasme aux Africains eux-mêmes, ce nouveau Dossier noir de la politique africaine de la France démonte les principaux mécanismes et jeux d'influence étrangers qui ont contribué à ruiner depuis 40 ans l'équilibre économique et social d'une jeune nation, surnommée la « Suisse de l'Afrique » jusqu'à la fin des années 1970. Le coup d'Etat militaire et les récentes pressions diplomatiques qui ont immédiatement suivi la mort de Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005, ont encore confirmé le rôle prépondérant des chancelleries occidentales qui cherchent à garantir leurs intérêts dans la région.
Au cours d'entretiens réalisés par Thierry Lounas, André S. Labarthe raconte la série Cinéma, de notre temps. Avec plus de 90 portraits de cinéastes, la série a été la première à adopter le principe de documentaires sur des cinéastes réalisés par d'autres cinéastes. Le livre est vendu avec un dvd de rushes inédits. Le livre Cinéma, de notre temps accompagnera la rétrospective intégrale d'André S. Labarthe au Centre Pompidou qui aura lieu du 27 avril au 9 juillet 2011. Il bénéficiera de la promotion faite par les attaché(e)s de presse du Centre, de la présence d'André S. Labarthe et de la large presse qui couvrira les évènements durant les deux mois et demi de la rétrospective.
- Cet Hitchcock inachevé à Dinard...?- Oh rien! Des rushes en partie montés. Enregistrés à la diable en 1965, à Los Angeles, à la fin de l?été...- Un "Cinéaste de notre temps"?- Non, non, juste quelques rushes montés. Ou prémontés. En 1983, je crois. Avec l?idée d?en faire, un jour, une sorte de film, quelque chose comme le Discours de la Méthode d?Hitchcock... ou un fragment de discours... on verra.- Comment ça c?est passé?- Mal. J?avais rendez-vous avec Hitchcock, dans son bureau de la Universal, mais je n?avais ni équipe ni matériel. C?est John qui m?a tiré d?embarras. Il venait de tourner Faces, en 16 mm, et il montait dans son garage de Woodrow Wilson Drive. Il m?a prêté son Eclair, son Nagra, un peu d?éclairage... Seymour Cassel s?est proposé comme cameraman, et voilà...A.S Labarthe. Hitchcock Frame by Frame.1. John Cassavetes, chez qui ASL et Hubert Knapp venaient de tourner les éléments d?un futur "Cinéastes de notre temps".2. L?acteur fétiche de Cassavetes.
Qu'y a-t-il de plus difficile que de décrire une belle peinture ? Comment est-il possible, pour un écrivain, de décrire la beauté d'une vision sur le monde - comment dire le beau, le sublime ? Le romancier peut-il en cela rivaliser avec le peintre et réussir parfaitement à faire voir ? Cet essai se propose d'étudier les figures qui composent les descriptions de peintures dans les romans, ainsi que les esthétiques nouvelles qu'elles fondent. C'est par ce biais que seront abordées les relations entre le texte et l'image dans le roman moderne.
Labarthe André ; Messina Patrick ; Sollers Philipp
[...] Peu de films arrivent à montrer et à faire entendre (c'est la même chose) que l'essentiel d'un film n'est pas dans le film. Et pourtant il est là ce film. On voit le type bouger dans des paysages variés, on l'entend parler, il n'arrête pas de dire que son corps est dans sa voix et pas le contraire, c'est un personnage très exposé ou très masqué, au-delà des nus et des morts qui sait même s'il n'est pas parfaitement mort, ou plutôt décalé de l'air et du monde. Ce qui est sûr, pourtant, c'est qu'il a l'air de savoir de quoi il s'agit. Lettres sur du papier, eau, ciel vide, carnets de fièvre ou de cris, photos ; rien n'empêche son affirmation singulière. Le son est là, la caméra est là. Et soudain, impossible de comprendre pourquoi, c'est exactement ça. Allez-y voir vous-mêmes si vous ne voulez pas me croire.[...]
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »