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L'émergence de la fonction comptable
Labardin Pierre ; Nikitin Marc
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753510739
Dans les entreprises, la fonction comptable est devenue une telle évidence qu'elle n'est plus discutée. On met en question son efficacité, son efficience, on envisage de l'externaliser, mais on ne peut plus s'en passer. Cet ouvrage se propose de revenir sur la force de cette évidence en l'interrogeant sous l'angle historique et par un retour rétrospectif à des sources variées : archives d'entreprise, manuels comptables, presse spécialisée, associations, thèses de droit anciennes etc. A première vue, le problème est simple : les entreprises seraient devenues de plus en plus importantes, nécessitant des comptables de plus en plus nombreux. Or, cette vision s'avère erronée pour deux raisons : au XVIIIe siècle, il existe d'une part quelques grandes entreprises comme Saint-Gobain sans comptable alors qu'elles comptent plus de 1000 salariés, d'autre part, on observe à la fin du XIXe siècle une montée de la proportion des comptables parmi les salariés. Le premier élément de cette démonstration consiste à mettre en évidence comment les entreprises (XVIIIe - XIXe siècle) peuvent s'organiser sans fonction comptable. Il s'agit de décrire un phénomène pour en montrer la rationalité dans un contexte donné. Le deuxième temps de la démonstration consiste à comprendre les modifications du contexte économique, social et culturel. Comment ces changements ont-ils transformé les structures du marché du travail comptable, facilitant le recrutement des comptables en grand nombre dans les entreprises ? Enfin, dans une dernière partie, l'ouvrage se propose de caractériser la fonction comptable en mettant en avant les différentes fonctions qui apparaissent ainsi que les problématiques organisationnelles qui en découlent (espace, temps, structure).
Cet ouvrage rend hommage à Marc Nikitin et s'attache à montrer l'intérêt des approches historiques pour comprendre aujourd'hui les pratiques en matière de comptabilité, de contrôle et management. La première partie interroge le rôle de l'histoire en matière de management, la deuxième propose plusieurs histoires d'outils de contrôle, la troisième se centre sur l'histoire des outils comptables.
Hildebert de Lavardin, évêque au Mans (1096-1125), puis archevêque de Tours (1125-1133), l'auteur de la Vita beate Marie Egyptiace, dont nous donnons ici la première traduction française, fut l'une des figures littéraires les plus importantes du Moyen Age: pendant plusieurs générations ses vers furent lus avec plaisir dans toute l'Europe occidentale; ses lettres servirent de modèles dans les écoles cathédrales et monastiques, pour leur élégance et leur noble distinction, et ses traités de philosophie morale et de droit canonique devinrent des manuels universellement appréciés. La légende de Marie l'Égyptienne, compte parmi les figures du Moyen Age les plus connues et les plus vénérées de celles qui illustrent l'influence salutaire de Notre-Dame sur les plus grands pécheurs; elle a contribué pour une part nullement négligeable au développement du culte marial qui prend son essor définitif en Occident à partir de l'époque carolingienne. Marie l'Égyptienne n'est pas seulement l'héroïne d'une parabole " évangélique ", mais le personnage-clé d'un drame de la plus brûlante actualité : non seulement elle incarne en sa personne l'aspiration du monde féminin à rejoindre le mouvement des nouveaux ermites de l'époque d'Hildebert, mais elle intervient, en sa qualité d'ermite, pour donner des conseils au monde monastique. Le texte prend place dans la grande discussion de l'époque d'Hildebert sur la hiérarchie des vocations monastiques et leurs mérites respectifs, et sur les origines érémitiques du monachisme chrétien.
La carrière académique de Marc Nikitin auquel cet ouvrage rend hommage s'attache à montrer l'intérêt des approches historiques pour comprendre aujourd'hui les pratiques en matière de comptabilité et de contrôle et de management. Ancien professeur à l'Université d'Orléans, ancien directeur du LOG (Laboratoire Orléanais de Gestion), ancien président de I'AFC (Association Francophone de Comptabilité), il est l'auteur depuis 25 ans de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire de la comptabilité et du contrôle de gestion. Dans cette lignée, les collègues réunis dans cet ouvrage ont essayé de montrer dans chacun de leur domaine comment une approche historique permettait un éclairage différent et original pour comprendre les évolutions du xvllle siècle à nos jours. L'ouvrage se divise en trois parties : la première réinterroge le rôle de l'histoire en matière de management, la deuxième propose plusieurs histoires d'outils de contrôle, la troisième se centre sur l'histoire des outils comptables.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.