Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Questions de nationalité - Histoire et enjeux d'un code
Laacher Smaïn
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782858029396
Comment décrire et rendre compte d'une histoire des usages et des significations de la nationalité avec la plus grande neutralité scientifique et ce, tout en sachant la part revenant dans la perception et les discours, à la passion, la morale, l'irrationnel (au sens de non raisonnable). Comment, en d'autres termes, analyser le plus froidement possible la nationalité en tant que système de relations et d'oppositions structurant en partie les visions des groupes sociaux et les divisions du monde social, sans que l'investigation sociologique n'aboutisse à une mise en forme savante de positions politiques sur l'équité ou l'iniquité de ce système symbolique. La nationalité, semble-t-il, a dans une grande mesure partie liée, plus pour certains (les plus nombreux) que pour d'autres, aux mots, à des mots clefs, des mots symboles, des mots de vie ou de mort pour lesquels on est prêt à tout, en un mot des mots qui sont tout un monde et que le langage scientifique reprend parfois à son compte : la dignité, le sang, le mérite, le loyalisme, l'assimilation, etc. A quoi renvoie, entre autres, la notion de moralité et de "bonnes moeurs" que le code stipule comme conditions d'accès à la nationalité française, sinon en dernier lieu à une vision de la civilité, donc de la civilisation ? Remarque qui, il va sans dire, vaut pour tous les codes, quelle que soit leur nationalité. Et en signifiant tout un monde, ces mots disent le plus simplement du monde, le monde et ses divisions, les groupes et leurs positions, les individus et leurs visions : les énoncer, c'est renvoyer sans même le dire ouvertement à d'autres réalités, à d'autres vérités.
Résumé : Un jour de mai 1999, le Haut Commissariat aux réfugiés proposait à Smaïn Laacher, sociologue connu pour ses travaux sur l'immigration et les déplacements de populations, d'être un de ses représentants auprès de ce qui deviendrait la Cour nationale du droit d'asile. Il s'agit d'être un des deux juges assesseurs qui, avec le juge président, constituent la "formation" chargée d'étudier l'ultime recours des requérants déboutés du droit d'asile en première instance. Durant une quinzaine d'années, Smaïn Laacher est au coeur de l'institution qui applique la politique souveraine du droit d'asile. Une application pragmatique, selon l'évaluation par les juges de la véracité du dossier, mais qui souvent a conscience de sa fragilité : comment juger, c'est-à-dire décider du destin d'une femme ou d'un homme qui, le plus habituellement, ne parle pas le français, mais doit emporter l'intime conviction de la formation que sa vie est en danger dans son pays d'origine ? Il faut que les juges se forgent une opinion alors que les faits supposés se sont déroulés à des milliers de kilomètres, sans véritables témoins ni preuves, et dans un contexte de spécificités religieuses, culturelles ou linguistiques que seuls des anthropologues de terrain pourraient appréhender. Comment savoir ce que furent réellement les épreuves subies par les requérants quand les femmes tairont, en particulier, les violences dont elles ont été les victimes ? Que les réfugiés racontent souvent un même récit dont d'autres requérants leur ont dit que c'est celui-ci et pas un autre que les juges attendent et entendent ? Qu'est-ce qu'une preuve lorsque le juge doit se fonder sur la seule bonne foi de celui qui demande ? Smaïn Laacher nous conduit dans les arcanes du droit d'asile. Mille et une questions y assaillent les juges comme en témoigne ce document exceptionnel sur une justice qui est rendue en votre nom.
On ne parle presque jamais d'elles et elles prennent difficilement la parole, à tel point qu'elles sont pour certains des "femmes invisibles". Ce livre est ainsi la première étude sur les violences familiales et conjugales faites aux femmes étrangères et d'origine étrangère. Comment dire son malheur et demander réparation quand on vient d'un environnement social où il n'est pas légitime d'exposer publiquement des problèmes privés? La force, l'actualité et l'originalité de cet ouvrage résident dans le matériau qui a servi à analyser ces violences: 400 fiches téléphoniques et 300 lettres adressées à deux associations, Voix de Femmes et Ni Putes Ni Soumises, ainsi qu'une trentaine d'entretiens approfondis réalisés avec des femmes et des jeunes filles. Si la majorité d'entre elles sont de confession musulmane, elles s'éloignent pourtant d'une interprétation traditionnelle et religieuse des rapports homme-femme, lorsqu'elles racontent leur souffrance hors de l'espace privé. Leurs mots sont ceux de l'école, du droit et de la Raison. Loin des polémiques sur la condition de la "femme immigrée" et de la fascination pour le "cas personnel", cet ouvrage fera date, car l'auteur opère avec finesse et rigueur un déplacement radical de notre perception du sort de ces femmes.
Le fait migratoire et les déplacements de populations sont aujourd'hui au coeur de la cohésion des sociétés et des nations, et sont devenus des enjeux d'une grande importance dans le champ des relations internationales. L'immigration est aussi une épreuve nationale comme le sont le chômage de masse, l'exclusion sociale, l'échec scolaire ou l'inégalité homme / femme. Beaucoup d'affirmations sont énoncées chaque jour sur les populations étrangères qui ne reposent sur aucune réalité empirique, aucune preuve, aucune démonstration satisfaisante: "Les mouvements migratoires remettent en cause les identités nationales", "Les passeurs sont la cause de l'immigration clandestine", "Une politique d'immigration trop laxiste provoque forcément un appel d'air", "Le printemps arabe a provoqué un afflux de migrants sans précédent", "D'ici 2050, un milliard de personnes vont migrer en conséquence du réchauffement climatique", etc. Par une analyse aussi rigoureuse que possible, Smaïn Laacher décrit la complexité des faits migratoires et nous permet de mieux appréhender tout ce qui est en jeu quand il est question d'immigration.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.