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GEORGES DUBY : L'ART ET L'IMAGE - UNE ANTHOLOGIE
LA RONCIERE (DE) C M
PARENTHESES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782863646236
Georges Duby [1919-1996] a laissé sur l'art de nombreux textes, aussi éclairants pour la peinture contemporaine que pour le Moyen Age, sa spécialité, textes confiés à de multiples supports : livres, journaux, périodiques, entretiens radiodiffusés... Son goût des images et de la communication l'a par ailleurs familiarisé avec la télévision où il s'est beaucoup exprimé, comme intervenant ou comme créateur, avant de présider pendant quelques années la première chaîne culturelle, La Sept. La présente anthologie réunit une sélection commentée de toutes ces interventions et de tous ces textes, des plus élaborés aux plus impromptus, des plus connus aux plus inaccessibles, avec en annexe une bibliographie de ce que Duby a pu dire, écrire et montrer sur l'art et l'image. L'iconographie puise à la fois dans les références du médiéviste et dans la production des artistes qu'il a côtoyés ou admirés : Alechinsky, Amado, Masson, Pignon, Soulages... Cet ouvrage révèle un Duby qui, face aux ?uvres d'art quelles qu'elles soient, cesse rarement de réagir en historien, toujours attentif au témoignage séculaire qu'y donnent d'elles-mêmes les sociétés, et à leur langage ancien ou actuel. L'historien entend et comprend le message de toutes ces voix, qu'elles parlent, qu'elles crient, qu'elles construisent la longue prière d'une cathédrale ou qu'elles donnent à déchiffrer la langue nouvelle de l'art abstrait.
Nous découvrons la personnalité attachante du commandant, puis amiral, Pierre Bastard, aussi bien pacha de navires de guerre que commandant d'unités de fusiliers-marins en Indochine ou en Algérie. Ce qui a frappé Bertrand de La Roncière, ancien officier de Marine et qui a servi sous ses ordres, c'est l'intrépidité du combattant, sa baraka, l'intuition presque géniale du chef dans les coups durs, sa fidélité à de Gaulle, et puis la richesse humaine de Pierre Bastard, son caractère naturel et accessible, voire joueur : d'où sa popularité auprès de ses hommes. L'auteur relate aussi ses propres souvenirs, les témoignages des amis qui ont bien connu Bastard, soit sur mer, soit à terre. Il retranscrit aussi de nombreux textes inédits qu'il a pu trouver dans les archives. Il joint ses impressions personnelles sur certains événements d'Algérie ou d'ailleurs qu'il a vécus lui-même lorsqu'il servait sous Bastard. Au final, il a découvert un personnage assez hors du commun, un marin et surtout un baroudeur " de charme ", car tous ceux qui ont connu celui qu'on appelait " le beau Pierre " lui reconnaissent cette qualité rare. De nombreuses photos illustrent ce témoignage.
La reine Pomaré de Tahiti a dominé l'histoire de la Polynésie française au XIXè siècle. Ce livre ressuscite cette magnifique souveraine tahitienne, confrontée à l'arrivée dans son royaume des missionnaires puis des gouverneurs occidentaux : le récit est animé par de nombreux textes et lettres savoureuses, pour beaucoup inédites, des protagonistes.
Toute la vie du bienheureux Alain de Solminihac (1593-1659) s'inscrit dans le grand mouvement de renouveau du catholicisme en France au lendemain des guerres de Religion du XVIe siècle. Natif du Périgord, Alain entre très jeune dans l'Ordre des chanoines réguliers de saint Augustin, à l'abbaye de Chancelade. Il en devient abbé en 1623 et oeuvre pour son relèvement, tant matériel que spirituel. En 1636, il est nommé évêque de Cahors. A la suite de saint Charles Borromée, qu'il choisit pour modèle, il fonde son action pastorale sur la mise en oeuvre des décrets du concile de Trente (1548-1564), assurant ainsi le renouveau de la foi catholique dans son diocèse. Ce livre propose un itinéraire spirituel stimulant à l'école de ce grand témoin du Christ, amoureux de Dieu, ami des pauvres et passionné pour le salut des hommes.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.