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La révolte des Ciompis. Suivi de un soulevement prolétarien à Florence au XIVe siècle
Machiavel Nicolas ; Weil Simone ; Barot Emmanuel
CMDE
11,00 €
Épuisé
EAN :9791090507081
En 1378, les Ciompi, les plus pauvres des ouvriers de l'industrie de la laine, ébranlèrent par leur révolte l'édifice social du capitalisme naissant à Florence. La bourgeoisie, incapable de savoir de quoi ce petit peuple débraillé était réellement capable, déploya rapidement sa violence répressive, montrant ainsi qu'elle estimait les Ciompi capables de tout, et qu'il fallait donc les réduire à rien. Par la simple chronique des faits, Machiavel atteste dans ses Histoires florentines que ce popolo minuto s'est dûment organisé, ce qui conduira Simone Weil à voir dans ces événements la première manifestation d'une révolution prolétarienne. La postface inédite d'Emmanuel Barot éclaire comment ces deux auteurs permettent d'alimenter une réflexion - qui reste incontournable - autour de la définition et de l'affirmation du sujet révolutionnaire.
J'ai composé un opuscule De Principatibus [Des Principats], où je me plonge autant que je le peux dans des cogitations à ce sujet, en disputant de ce qu'est un principat, de quelles espèces ils sont, comment ils s'acquièrent, comment ils se maintiennent, pourquoi ils se perdent. Nicolas Machiavel.La pensée politique moderne s'est forgée dans le fameux Prince de Machiavel (1469-1527). L'ouvrage, écrit en 1513, a été publié à titre posthume en 1532. Nourri de la riche expérience du secrétaire florentin, il apparaît à la fois comme un traité politique et une réflexion sur l'histoire, où l'on voit dégagés, à travers de nombreux exemples, la nature du pouvoir politique, les moyens de son acquisition et de sa conservation, les causes de sa perte. En anatomiste de la chose politique, Machiavel met ainsi à nu les relations entre le prince et les gouvernés (le peuple autant que les grands), le jeu des passions à l'équilibre toujours fragile, l'articulation proprement politique enfin entre «fortune» et «vertu», où vient se révéler, dans ce qu'il appelle «l'occasion», le bon prince, c'est-à-dire le prince prudent. Cette nouvelle édition offre une traduction très précise du texte et un commentaire à la pointe des recherches actuelles sur Machiavel.
Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une oeuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières oeuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Oeuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. --Paul Klein
Au 16e siècle, l'Europe est en pleine confusion... Nicolas Machiavel travaille comme légat du gouvernement florentin auprès des autres pays d'Europe. il rencontre ainsi les princes, rois et reines de nombreux pays, peaufinant peu à peu, par son sens de l'observation la théorie politique qu'il développera dans "Le Prince", dont le modèle historique n'est autre que Caesar Borgia. Ce manga nous entraîne dans la vie de Machiavel en suivant son parcours, ses rencontres, ses expériences, ses réflexions... tout ce qui progressivement l'amène à écrire son livre, véritable recueil de conseils stratégiques pour s'emparer du pouvoir et le conserver.
Radio Nomndaa est une radio communautaire, emblématique des projets de communication indigène au Mexique, Elle s'inscrit dans le processus d'autonomie du peuple amuzgo, dansta région de Xochistlahuaca, Guerrero. Considérée comme illégale par le gouvernement, elle rend pourtant effectif le droit des peuples à disposer et à administrer leurs propres médias. Aux mains des habitants, elle oeuvre à la préservation de la culture et de ta langue amuzgas, participe à la diffusion des luttes et d'une parole "claire, libre, rebelle et vraie". Au-delà du média, elle est un espace de rencontre et d'organisation, recréant ainsi le tissu social entre les communautés de la région, pour la construction d'une autre forme de société. Le livre propose un éclairage sur les questions soulevées par le documentaire vidéo. Qu'est-ce qu'une radio communautaire ? En quoi ces radios sont-elles des outils dans la construction de l'autonomie ? De quelles autonomies parle-t-on ? Un entretien avec des membres de Radio Nomndaa illustre la vision et l'action de ce collectif, des origines du projet à nos jours. Une conversation avec Gloria Munoz Ramirez, journaliste mexicaine, retrace tes enjeux historiques et actuels des processus d'autonomie au Mexique.
Résumé : Iggy Pop porte un tablier de marchand de fruits et légumes, Sean Connery prend la pose en slip à l'AFPA, un superhéros trône sur sa motocrotte, un fan de Picasso vide des poubelles, Plastic Bertrand plane sur des seaux de choucroute... Autant d'histoires folles qui ont émaillé le quotidien d'un travailleur précaire, racontées avec un sens de l'humour et de la mise en scène décapant. A l'heure où le droit du travail disparaît dans les limbes, où les attaques du néolibéralisme n'ont jamais été aussi fortes, on lira avec délectation ces récits qui nous rappellent la réalité de la production capitaliste - absurde, risible, et parfois tragique -, et qui nous poussent surtout à nous engager dans la seule voie possible pour y résister : le sabotage !
A l'heure des réseaux sociaux virtuels, le site Facebook s'emploie à devenir indispensable pour régenter la vie de ses membres, lesquels sont de plus en plus nombreux. Ce site, construit sur les ruines de la sociabilité, masque pourtant une réalité plus sombre, entre prosélytisme forcené pour former un nouvel individu social, et machinerie lucrative qui renforce le système capitaliste. Facebook est analysé ici en tant que phénomène idéal-typique, et nul ne pourra s'enorgueillir d'avoir fui ce site, car tel ou tel aspect lui déplaisait, pour lui préférer Tweeter ou n'importe quel autre réseau dit social. C'est donc toutes ces nouvelles pratiques et ce qu'elles signifient qui sont disqualifiées dans cet essai, car l'exercice le plus urgent de la liberté est la destruction des idoles, surtout quand elles se recommandent de la liberté. De sa politique de protection des données jusqu'à leur utilisation marchande, de son utilité supposée durant les révolutions arabes jusqu'aux singularités anthropologiques qu'elle révèle, c'est bien l'ensemble de la chimère Facebook qui est disséquée, afin que l'on ne puisse plus dire : "je ne savais pas".