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La promesse du petit garçon : une histoire d'inceste
Breton Emmanuel ; Bieth-Leize Isabelle
BOOKS ON DEMAND
18,90 €
Épuisé
EAN :9782322569854
Né d'un viol, Emmanuel Breton a subi des attouchements dans la famille d'accueil censée le protéger, puis a été violé par son oncle durant des années. Quand je le rencontre en novembre 2021, cela fait un an qu'il s'est rendu au commissariat pour libérer sa parole. Le tsunami qui l'a submergé se lit encore sur ses traits et ses réflexes de survie. Je suis infiniment touchée par ce survivant. Nous allons écrire, ensemble, au fil des souvenirs qui remontent par vagues. Malgré la souffrance et les silences, malgré la violence et la pesanteur des mots, nous allons rire aussi. Et tout recoudre. Pour enfin tisser une histoire. Son histoire. Un témoignage coup de poing, bouleversant, mais également rempli de force et d'espoir. Pour que toute forme de domination masculine soit égratignée, rayée, éradiquée. Et même si le chemin paraît encore bien long, des victimes se lèvent avec un courage forçant l'admiration. Emmanuel fait partie de cette armée qui se dresse. Toutes les victimes sont des héros. Toutes les victimes sont des héroïnes. Isabelle Bieth-Leize.
Conçu dans l'esprit des merveilleux albums de dessins de Ruhlmann, ce coffret, composé de deux livres de 120 pages, est une sélection inédite des archives du décorateur conservées au musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt. Il restitue la diversité du travail de Ruhlmann dont les réalisations, mêlant audace formelle et perfection technique, fascinent aujourd'hui encore.
Boulogne-Billancourt regorge de beaux exemples publics ou privés d'architectures et de grands ensembles Art déco : hôtel de ville, poste centrale, collèges et écoles élémentaires, cinémas, banques, petits et grands magasins, boutiques, hôtels particuliers et ateliers d'artistes, immeubles de rap- port et habitations à loyers modérés. Tous les grands noms de l'architecture de l'époque ont répondu présents : Mallet-Stevens, Perret, Pontremoli, Patout, Fischer, Hillard, Faure-Dujarric, Prouvé, Lurçat, Courrèges, Debat- Ponsan, Hummel, Giroud ou bien encore Le Corbusier. L'hôtel de ville de Tony Garnier, voulu par le maire André Morizet, édile sen- sible à la beauté de l'architecture, est un chef-d'oeuvre absolu qui mérite, à lui seul, le déplacement vers Boulogne- Billancourt. Il est un témoignage de cet équilibre réussi entre fonctionnalisme et décor, symbole d'une ville chic et populaire à la fois. Après d'autres ouvrages érudits, Boulogne-Billancourt méritait une syn- thèse heureuse d'un Art déco présent à chaque coin de rue. C'est à sa découverte que nous convie donc ce livre dans une tentative d'inventaire d'un sujet trop riche pour être épuisé.
Avec l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, l'Art déco séduit le monde. De New York à Paris, la presse célèbre cet événement qui impose durablement ce style universel. Traversant l'Atlantique à bord de fastueux paquebots tels Ile-de-France et Normandie, des grands décorateurs français comme Jacques-Emile Ruhlmann, Jules Leleu, André Mare, Jean Dunand et Pierre Chareau exposent dans les grands magasins, de New York à Philadelphie. Du Mexique au Canada, cet engouement est porté par des architectes nord-américains formés à l'Ecole nationale des beaux-arts de Paris dès le début du xxe siècle, puis à l'Art Training Center de Meudon et à la Fontainebleau School of Fine Arts, deux écoles d'art fondées au lendemain d'une Première Guerre mondiale qui a renforcé les liens entre les deux continents. L'Amérique de Raymond Hood et de Wallace K. Harrison, auteurs du Rockefeller Center, adopte les architectes et artistes français Léon Arnal, Edgar Brandt, Jacques Carlu, Paul Cret, Alfred Janniot... Les recherches inédites de cet ouvrage dévoilent une émulation réciproque qui s'illustre aussi bien dans l'architecture et l'ornementation des gratte-ciel que dans le cinéma, la mode, la presse, le sport et l'art de vivre. Le nouveau style est porté par des figures telles que Paul Iribe et Cecil B. DeMille, Jean Patou et Paul Poiret, Lindbergh, Costes et Bellonte, Joséphine Baker ou Johnny Weissmuller. Trente-sept textes et 350 illustrations permettent de découvrir les liens uniques qui unissent la France et l'Amérique, depuis la statue de la Liberté de Bartholdi jusqu'au Streamline qui succède à l'Art déco. Ce nouveau design aux lignes fluides et galbées surgit dans les années 1930 et sera la vedette de la New York World Fair de 1939, qui a pour thème "The World of Tomorrow" .
Bréon Emmanuel ; Rivoirard Philippe ; Amsellem Guy
1925 est une date historique qui, pour les Français, s'identifie avec l'Exposition des arts décoratifs de Paris, illustration d'une gloire et d'une puissance retrouvées, illusion d'une paix universelle. Pour n'être point la plus considérable des Expositions françaises, elle sera, malgré les critiques, celle qui aura le plus de retentissement et, sans doute, la plus grande influence dans le monde. De très nombreux architectes et décorateurs français sont appelés sur les grands chantiers internationaux de la décennie qui suit. Les ambassades françaises et les paquebots ont été leur cheval de Troie. Après la Première Guerre mondiale qui a amené son lot de désolation, la reconstruction a vu apparaître les premiers exemples du nouveau style. En 1925, il faut être "moderne". Le développement de l'aviation et de l'automobile l'exige, voyant surgir les premiers garages et aérodromes. L'Art déco est souvent associé au luxe, mais il a orienté aussi le dessin des habitations à bon marché et des cités-jardins. Les grands magasins et les boutiques se développent et créent leurs lignes de décoration. La femme moderne fait son apparition. Elle est incarnée par la garçonne qui fume, conduit, pilote des avions et choisit son architecte-décorateur. Elle n'oublie pas d'être élégante et les couturiers ou couturières, amis des architectes, inventent pour elle le sportswear. Les étrangers à Montparnasse, car Paris en 1925 est le centre du monde, ont introduit un levain neuf dans la vieille pâte de nos couleurs. Le cubisme s'impose certes pour un appel à un ordre géométrique fait de carrés, de losanges et de zigzags, mais Joséphine Baker, laissant tomber un instant sa ceinture de bananes, remet les pendules à l'heure en rappelant ce que l'art moderne et le nouveau mouvement doivent à la culture africaine. Plus qu'une date, 1925 est donc un état d'esprit: comment les "Années folles" succèdent à la "Belle Epoque", l'Art déco à l'Art nouveau, comment aussi à travers cette apparente continuité apparaissent et s'imposent les caractéristiques d'un art mondial et moderne impatient d'éclore. Ce mouvement Art déco, né dans le champagne d'une paix retrouvée, sera salué pour son glamour et son invention, adopté et adapté par chacun, chaque pays, dans une effervescence toujours renouvelée des motifs, des formes et des couleurs. Aujourd'hui, les Art Deco Societies du monde entier, désirant préserver et garder le souvenir de ce patrimoine commun, rappellent son universalité rayonnante.
Supernovas est l'histoire ordinaire d'une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils se plaisent. Ils font l'amour. Il ne la rappellera jamais. Un an plus tard, accusée de harcèlement, elle s'avance à la barre du tribunal, sans vraiment comprendre ce qu'on lui reproche. Refusant le cynisme des relations désincarnées sur les réseaux et de l'époque qui les rends possible, elle va tenter de plaider sa cause. Supernovas est le récit émancipateur d'une femme qui va, en un jour et une nuit, laisser tomber ces dernières idoles. Contemporain par sa forme, mêlant prose envolée, dialogues très parlés, courriers, blogs, posts, textos, sextos, Supernovas l'est aussi par son propos, chronique d'une jeune femme que tout de nos jours interpelle. Comment appréhender une génération désabusée, vidée de tout idéal, traversée par une rupture technologique radicale ? Comment intégrer tous ces nouveaux modes de communication et de rapport à l'autre sans en perdre son âme ? Où se trouve l'héroïsme dans cette époque sans idoles ? Comment être une femme en 2019 ? A la fois cynique et idéaliste, politique et poétique, bulldozer et écorché vif, le roman de Caroline Desvaux donne à voir les névroses contemporaines, celles qui nous hantent mais dont on se moque nonchalamment. Supernovas un texte qui laisse derrière lui une traînée de sentiments mêlés. Parce que c'est l'histoire banale d'une meuf qui s'est fait ghoster, et en même temps une réflexion forte sur la difficulté atemporelle de vivre et de dire l'amour. C'est le récit d'une époque, celle de tinder, de twitter, du manspreading et de la mal-pensance. Et c'est aussi juste une fille qui voudrait être aimée, qui cite Fante et Calaferte, qui parle comme elle écrit et qui vit comme elle pense. Supernovas est une déclaration de guerre faite au cynisme, celui de de nos carrières, de nos relations, de nos vies. Un regard acéré sur nos petites faiblesses et nos grandes lâchetés. La profession de foi d'une romantique que tout le monde voudrait voir baisser les armes de son idéalisme. Une ode à l'absolu, envers et contre tout.
Résumé : Il y a 24 ans, tout a commencé par un cahier qu'Hervé n'aurait jamais dû voir. Puis, il y a eu cette lettre. 24 ans après l'avoir écrite, 24 ans après avoir osé la donner à son destinataire, voici que la vie la renvoie à l'expéditeur, brute, touchante et drôle. Pour parler de ce livre, il faut raconter l'histoire du livre lui-même. Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils. Cette histoire, vraie, et d'autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original. Voici donc "Lettre à Hervé".
Après le décès de son compagnon, Jeanne retourne vivre chez son père, auprès duquel elle espère trouver consolation. Hélas, le vieil homme s'avère aigri par sa récente maladie et se montre insensible à sa douleur. Ils se quittent fâchés lorsque Jeanne s'installe dans le bourg voisin. Voulant se réconcilier avec lui, Jeanne lui adresse régulièrement un courrier auquel elle joint un petit récit pour le distraire. Mais cela suffira-t-il à rompre la glace et effacer toutes les rancoeurs ? A travers ces échanges et les histoires qui y sont jointes, le lecteur découvre tout l'univers sensible et drôle de l'auteure.