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Là où périt la république
Planel Niels
DE L AUBE
18,90 €
Épuisé
EAN :9782815946940
Depuis vingt ans, les classes populaires et moyennes sont à la peine, la pauvreté repart à la hausse et la démocratie se nécrose. Depuis vingt ans, le spectre de l'extrême droite hante chaque élection présidentielle, idiot utile d'un néolibéralisme de plus en plus décomplexé, et divise deux France confrontées à des défis similaires et ayant toutes les raisons de faire front commun : les banlieues et les territoires ruraux. Pendant ce temps, le camp du progrès reste inaudible face à la paupérisation de pans entiers de la société. Freiner ce déclin, c'est donc, pour une nouvelle génération, guérir notre démocratie du cancer de l'extrême droite qui empêche la convergence des désespérés. Plongée hors norme dans la France des laissés-pour-compte, ce livre propose une voie innovante pour réconcilier banlieues et ruralité dans une nouvelle coalition politique. Plaidoyer fort en faveur de la justice économique pour tous, il révèle comment ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire du camp du progrès. Niels Planel est diplômé de la Harvard Kennedy School et travaille depuis quinze ans avec de grandes organisations internationales. Depuis 2020, il est également élu local.
Résumé : "Dans le combat contre les inégalités, la France détient un bien sombre record : il faut en moyenne 180 ans pour que la descendance d'une famille pauvre atteigne le revenu moyen de notre pays." Aujourd'hui, plus de 8 millions de Français, en majorité des jeunes, vivent dans la précarité. On sait désormais qu'un enfant né pauvre a de fortes chances de le rester. Et inversement : la plupart des postes prestigieux se transmettent parmi les élites. Dans ce contexte, la promesse de mobilité sociale est devenue une farce. Mais ces inégalités, avant tout sociales et éducatives, pourraient être corrigées. Pour cela, Niels Planel propose trois mesures radicales. Trois mesures, c'est peu. Pourtant, elles auraient le pouvoir de tout changer et d'éviter que le destin des jeunes générations ne soit écrit d'avance.
Malgré les sécheresses, le surpeuplement rural et la paupérisation, la petite région du Wolaita, au sud de l'Ethiopie, avec ses paysages verdoyants, échappe difficilement à son image d'Eden véhiculée par les voyageurs du XIXe siècle. Ancien grenier de l'empire Ethiopien, montagne paysanne aménagée selon un remarquable savoir-faire, le Wolaita connaît pourtant un inexorable déclin. Loin des clichés et grâce à une analyse régionale soucieuse d'intégrer les dynamiques économiques et politiques, l'auteur restitue, sur plus d'un siècle, la lente transformation de ce petit pays. Depuis l'époque du conquérant Ménélik II jusqu'à la période socialiste en passant par le règne du Négus, elle retrace l'histoire du peuple d'agriculteurs-jardiniers du Wolaita, contraint à s'adapter au jeu des politiques successives. Entre l'intégration dans l'Ethiopie moderne et les spécificités régionales, entre l'ouverture économique et les sursauts identitaires, l'auteur montre comment s'élabore la construction territoriale actuelle, jusque dans ses espaces les plus reculés. Dans cette marche vers la modernité, la chute de l'Eden Ethiopien ne préfigure-t-elle pas l'avènement d'une Ethiopie nouvelle ? L'ouvrage s'adresse tant aux géographes qu'aux économistes, mais également aux historiens et agronomes, ainsi qu'à tout lecteur concerné par les questions de développement.
A la croisée du récit de voyage (l'auteur a voyagé dans plus de 50 pays) et de l'essai politique, cet ouvrage, écrit sur un mode intime, observe un Occident rongé depuis plus de trente ans par des fractures qui vont en se creusant et marqué politiquement par le 11 septembre, découvre des pays émergents aux bases fragiles et dont les solidarités se délitent parfois à cause même de leur essor. Mais, aux yeux de l'auteur, ces deux phénomènes cachent une autre réalité, qu'il décrit ici : l'éruption de la civilisation-monde, cette sphère interconnectée et interdépendante que l'humanité a désormais en partage, qui redéfinit en retour les individus comme les Etats-nations, et à laquelle une nouvelle génération se doit d'apporter un autre souffle, en rupture avec une mondialisation génératrice de profondes inégalités. L'auteur signe là un plaidoyer pour ceux qui héritent d'un monde cabossé et qui se cherchent un sens à l'heure où on ne leur promet plus aucun destin. Une voix fraîche, à rebours des réactionnaires recroquevillés sur un âge révolu.
Nous sommes en 1910. Quarante ans ont passé depuis la défaite de la France et l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne. Pourtant le père Morestal rêve toujours de revanche et surveille assidûment la frontière, prêt à en découdre. La visite de son fils Philippe, pacifiste convaincu, vient bouleverser l'équilibre familial, d'autant que Philippe est très attiré par la jolie Suzanne, la meilleure amie de sa femme. Lorsqu'une nuit Morestal disparaît en patrouillant à la frontière, l'incident prend rapidement un tour aussi dramatique qu'imprévu... Paru en 1911, à la veille de la Grande Guerre, voilà ce qu'on peut appeler un roman prémonitoire !
Pour en finir avec notre déni ! Mes critiques s'adressent à ma "Famille", celle des intellectuels de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni : de peur de "faire le jeu de la réaction", nous avons nié l'existence des camps soviétiques, la barbarie du maoïsme, la tyrannie des régimes du tiers-monde dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche. Aujourd'hui, face au fanatisme islamiste, de peur d'être taxés d'islamophobie, nous replongeons dans le déni..." André Versaille. "Votre texte est un vrai régal. J'y ai trouvé mille choses passionnantes ! On ne pouvait mieux dire la crétinerie de nos "idiots utiles". La légèreté est très sûrement la meilleure façon de parler de leur lourdeur mortifère. Je suis sûr que ce livre va faire sensation dans le contexte d'aujourd'hui. Il apportera beaucoup au débat actuel ; en fait, il dit tout ce qui ne se dit pas, ne se dit plus. Il sera accueilli avec enthousiasme, mais certains, très agissants, lui feront la guerre ou l'ignoreront avec force pour le faire disparaître dans le silence." Boualem Sansal.
Résumé : La Terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies?
"Marx et ça repart ! " Lire ou relire Marx, c'est porter un regard aiguisé sur les nouvelles inégalités qui mènent le monde, avec la crainte justifiée qu'elles le mènent avant tout vers le chaos social. Le fossé continue d'augmenter entre les revenus du capital et les revenus du travail, entre la rente et la sueur. Le fossé entre riches et pauvres, très riches et très pauvres, n'est pas près d'être comblé. Marx pas mort. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. Des idées du vieux monde peuvent surgir celles du nouveau..." Eric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1