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ONDINE
La Motte-Fouqué Frédéric de
CORTI
13,15 €
Épuisé
EAN :9782714300102
Filleul du roi Frédéric II, ami de Goethe, Schiller, Fichte, Wilhelm Schlegel, Kleist, Chamisso, Arnim, Brentano et Eichendorff, Friedrich de La Motte-Fouqué (1777-1843) était issu d?une vieille famille française protestante, exilée en Allemagne après la révocation de l?Édit de Nantes. Officier dans l?armée prussienne, il fut aussi un auteur prolifique. Ondine, ce merveilleux conte romantique, publié pour la première fois en 1811, reste certainement son chef d??uvre. Ses illustres contemporains, d?ailleurs, ne s?y sont pas trompés.Fouqué, habité par les questions religieuses, auteur des Poèmes spirituels et des Poèmes chrétiens, écrivit aussi une biographie du grand mystique Jacob Böhme et pensa à plusieurs reprises se convertir au catholicisme. C?est peut-être en accordant à cette spiritualité la place qui lui revient que l?on peut appréhender ce qui constitue le fond d?une ?uvre comme Ondine: l?histoire d?une créature fabuleuse en quête d?une âme, âme que cet esprit des eaux ne peut acquérir sans l?amour intermittent et la fidélité changeante d?un mortel.Si Fouqué a composé ce petit livre en s?inspirant des légendes chevaleresques du Moyen-Âge, son ?uvre a inspiré à son tour d?autres artistes fort différents, parmi lesquels se détachent les figures d?E.T.A. Hoffmann, Aloysius Bertrand, Jean Giraudoux, Maurice Ravel, ou Arthur Rackham, dont les illustrations sinueuses et ondoyantes viennent enrichir cette nouvelle traduction.
De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas près de Câu Khoi, non loin de la frontière cambodgienne. Au milieu de ses partisans, le jeune officier est roi de guerre. Sa mission: créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien: la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades souvent frustrantes, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin... Et puis un jour, le commando passe "de l'autre côté de l'eau', au-delà de la rivière qui marque la limite de son territoire. Pour atteindre l'ennemi, pour tuer un autre roi de guerre. Surplombée de trop haut par la tragédie de Diên Biên Phu, recouverte ensuite par le conflit algérien, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous la jette au visage. Son regard singulier et intime nous livre un témoignage intemporel sur la liberté de la guerre, écrit à la pointe de la lame. Biographie de l'auteur Ancien élève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr (promotion 1945-1947), le général de corps d'armée Dominique Gourlez de La Motte effectue deux séjours en Indochine de 1949 à 1955 et sert en Algérie de 1959 à 1962. Admis à l'Ecole supérieure de guerre en 1964, il a notamment commandé le 12e régiment de cuirassiers (1968-1970), la 16e brigade mécanisée (1975-1977), l'Ecole de l'arme blindée et cavalerie de Saumur (1979-1981) et la IVe région militaire (1982-1985).Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d'études à l'EHESS et vice président du Centre de recherche de l'Historial de la Grande Guerre (Péronne), a consacré ses travaux à l'histoire du premier conflit mondial et de la violence de guerre. Parmi ses ouvrages récents, Combattre (Seuil, 2008), Cicatrices: 14- 18 aujourd'hui (avec Gerd Krumeich, photographies de Jean Richardot, Tallandier, 2008), et Sortir de la Grande Guerre (codirigé avec Christophe Prochasson, Tallandier, 2008)."
Diderot estimait les réflexions critiques de celui qu'il nommait l'" ingénieux La Motte ". La présente édition qui rassemble les écrits théoriques de Houdar de La Motte, dont certains sont peu accessibles aux lecteurs, permet de redécouvrir un écrivain dont la pensée a été trop vite oubliée ou trop facilement réduite à d'aimables paradoxes mondains. L'auteur d'Inès de Castro a été en relation avec les plus grands écrivains de son temps : Fénelon, Fontenelle, Montesquieu, Marivaux, Voltaire ; il a fréquenté les cafés, mais aussi les salons de Mme de Lambert et de Mme de Tencin ; il a exercé son influence à l'Académie française. Il s'est essayé dans des genres très divers : l'opéra, l'ode, l'imitation de l'épopée antique, la fable, l'églogue et la tragédie. Tout en pratiquant ces genres avec un bonheur inégal, il s'est engagé avec beaucoup d'esprit dans les grandes querelles de son temps, celle d'Homère et celle du vers. Il a combattu ses adversaires sans acrimonie tout en réclamant une critique des beautés. Son esthétique, qui est partagée entre les exigences de la raison et celles du sentiment, rejoint celle de Dubos et de Marivaux ; elle ébranle la poétique classique en préparant, notamment dans le domaine du théâtre, les grands changements que réaliseront Diderot ou Mercier. Cet ouvrage rassemble pour la première fois de façon chronologique et annotée un ensemble de réflexions qui permettent de comprendre une époque charnière entre l'esthétique du classicisme et celle des Lumières.
Résumé : Les gyrophares bleus se rapprochent. La panique le gagne. Il roule vite. Trop vite. Quand sa voiture se crashe, son cerveau a déjà cédé sous la tension. Black out. David Sarac, flic au service des renseignements, se réveille à l'hôpital, le corps brisé, la mémoire amputée. Incapable de se souvenir des derniers mois écoulés. Ignorant tout de ce Janus, au centre des préoccupations de chacun, des bas-fonds de Stockholm aux plus hautes sphères de l'État. Janus. Son indic. Un criminel haut placé. Un atout maître que David supervisait en totale indépendance. Son identité, cachée dans les limbes de ses souvenirs défaillants, est l'objet de nombreux enjeux. Tous veulent savoir. Et David seul peut répondre. Mais lui-même ? Qui est-il vraiment ? Deux faces d'une même question, car Janus a plus d'un visage?
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.