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La Grèce, Syriza et l'Europe néolibérale
Kouvélakis Stathis ; Cukier Alexis
SNEDIT LA DISPU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782843032622
Un événement politique majeur vient de se produire en Europe : la victoire de la coalition de la gauche radicale Syriza, aux élections législatives du 25 janvier 2015, en Grèce. Il s'agit d'une première contre-attaque politique contre l'Europe de la finance et du néolibéralisme. Le peuple grec, en votant massivement pour Syriza et d'autres partis également opposés aux politiques antidémocratiques et d'austérité imposés par la Troïka et l'Union européenne, a ouvert des possibles réels en vue d'une rupture de gauche, radicale et internationaliste, en Europe. Après cinq ans de "thérapie de choc" austéritaire en Grèce, le gouvernement conduit par Alexis Tsipras cherche à mettre en oeuvre un programme de lutte contre la pauvreté, la fraude fiscale et la corruption, pour la justice sociale, la défense de l'environnement, le droit des travailleurs et des migrants, suscitant un soutien massif du peuple grec et un soutien international d'une ampleur inégalée ces dernières décennies. Face à ce mouvement démocratique et anti-austéritaire, l'Union européenne et la Troïka (BCE, FMI, Commission européenne) font front commun. Il s'agit d'empêcher la remise en cause de la cage d'acier de l'austérité et la mise en oeuvre du programme de rupture choisi par le peuple grec mais aussi d'éviter à tout prix qu'en Espagne et en Irlande demain, en Allemagne et en France peut-être après-demain, des forces sociales et politiques alternatives au néolibéralisme - et au fascisme - ne changent la donne en Europe. Ce livre d'entretiens avec Stathis Kouvelakis - membre du Comité central de Syriza, philosophe, analyste et acteur des récentes évolutions politiques de la gauche en Grèce et en France - donne les clés pour comprendre cette aventure politique qui constitue déjà une référence majeure pour toutes les gauches et qui fera date dans l'histoire de l'Europe. Il est composé de trois entretiens successifs : en janvier 2015, juste avant les élections et la victoire de Syriza ; en février 2015, après un mois d'exercice du pouvoir et au moment du premier bras de fer entre la Grèce et l'Union européenne ; en juin 2015, lors des réunions préalables à une échéance décisive au coeur de cette confrontation. Il raconte et explique, en détail et de manière vivante, la situation sociale et politique en Grèce ; l'histoire, la composition et l'ascension de Syriza ; son programme et les raisons de son succès ; les premières mesures et les batailles du gouvernement mais aussi ses difficultés et ses faiblesses ; les enjeux de la négociation et de la confrontation avec la BCE, l'Eurogroup et l'Union européenne. Cet ouvrage éclaire également les nouvelles questions et les enseignements stratégiques de cette situation inédite pour la France et pour l'avenir de l'Europe. "Il n'y a pas d'alternative" ? Autour des enjeux de la dette publique grecque et européenne, des "réformes structurelles" pour dépasser la crise de 2008, du renouvellement des pratiques politiques de la gauche radicale, se joue une confrontation politique de cruciale importance : l'avenir de l'Europe sera-t-il toujours celui du néolibéralisme et de l'accroissement des inégalités, à nouveau celui de l'extrême-droite et de la haine ou bien enfin celui d'une politique de gauche renouvelée, capable de répondre de manière juste et radicale aux défis du temps présent ?
Résumé : La Commune de Paris, dont on fête les 150 ans, est une date-clé dans lhistoire de France, dans celle du mouvement ouvrier internationale mais aussi dans la pensée dEngels et de Marx. Cest à partir de cette expérience quils reprennent le fil de leur réflexion politique interrompue depuis la défaite des révolutions de 1848. Ce choix de textes, présenté par Stathis Kouvélakis, propose pour un public de non-spécialistes les principaux textes qui jalonnent leur pensée sur la Commune et montre leur importance sur le plan théorique. Louvrage donne aussi à voir les principales controverses, notamment à travers certains textes anarchistes (Bakounine, Kropotkine, etc.). Ces débats qui agitent le mouvement ouvrier de lépoque ne sont pas dépourvus de résonnance actuelle.
Résumé : " Constater que chaque génération fait sa propre réécriture de Marx est sans doute un truisme ; ce qu'il convient toutefois d'ajouter c'est que chaque époque apporte à ce procès son propre mode, historiquement spécifique, de réécriture. La nôtre, par exemple, est caractérisée par une combinaison paradoxale de méfiance vis-à-vis de la téléologie, et même du récit historique en tant que tel, et d'une extraordinaire renaissance du genre biographique [...]. La remarquable nouvelle histoire de la formation de la pensée de Marx proposée par Eustache Kouvélakis - peut-être la première nouvelle version véritablement originale de cette formation depuis la monumentale histoire écrite dans l'après-guerre par Auguste Cornu - ne doit pas être considérée comme un simple récit des contingences et des rencontres, des accidents de la découverte intellectuelle et de l'exposition imprévisible aux vents du Zeitgeist, mais aussi comme une nouvelle théorie de ce qui est structurellement central et original dans l'exploit de Marx, à savoir la nature politique unique et la puissance du prolétariat. [...] À un moment où de nouvelles pensées politiques semblent particulièrement rares du côté de la gauche (si ce n'est en réalité partout), un tel Marx pourrait s'avérer pour nous d'un intérêt et d'une valeur des plus élevés. " Fredric Jameson (extrait de la préface)
Qu'en est-il, aujourd'hui, de la Théorie critique ? Cet ouvrage propose une plongée dans les séquences cruciales de sa formation, en retraçant la trajectoire intellectuelle de trois de ses représentants majeurs : Max Horkheimer, Jürgen Habermas et Axel Honneth. Née en tant que réponse à une défaite de portée historique, celle de la gauche face au nazisme, la Théorie critique s'est disloquée de l'intérieur. Horkheimer, confronté à l'isolement de l'exil et au délitement des fronts antifascistes, rompt avec le matérialisme historique et se réoriente vers une philosophie négative de l'histoire. Si le passage aux générations suivantes de l'"Ecole de Francfort" permet un renouvellement, il correspond aussi à une adaptation de la critique à l'ordre existant. Chez Habermas, la critique vise à élargir un espace public régi par les règles de la raison, en faisant fi des contradictions des rapports sociaux ; avec Honneth, la critique devient une thérapeutique du social ayant pour objectif de réparer un monde que l'on a renoncé à transformer. Ainsi, d'une génération à l'autre, la Théorie critique a tourné le dos à l'analyse du potentiel régressif inhérent à la modernité capitaliste. C'est avec ce projet initial que le présent nous oblige à renouer.
Résumé : L'?uvre de Marx n'est vivante que si elle est en permanence relue, questionnée, traitée de manière résolument " laïque ". Ce travail ne s'est en fait jamais arrêté, y compris lorsque de tous côtés était décrétée la " mort du marxisme ". Mais il était devenu moins visible, souterrain : Marx underground... Aujourd'hui, comme l'atteste l'impact des Congrès Marx Internationaux qui se tiennent tous les trois ans (1995, 1998, le prochain en 2001) à l'Université de Nanterre, le regard porté sur le marxisme s'est transformé : resituée, parfois relativisée, la référence " Marx " est néanmoins de plus en plus perçue comme partie intégrante de toute véritable radicalité critique. Underground, Marx certes le demeure, mais par l'impénitent travail de sape auquel il se livre, comme point d'appui incontournable à tous les refus raisonnés de l'ordre régnant. Les études regroupées dans ce volume, qui réunissent à la fois des signatures connues et d'autres venant d'une génération nouvelle, entendent ouvrir des pistes à cette nouvelle réappropriation de Marx. Leur thématique s'ordonne autour de trois axes : le statut du projet scientifique-critique marxien (la " critique de l'économie politique "), la question du politique chez Marx et Engels (dans leur conception du communisme, de la révolution, de l'État), les postérités de la pensée marxienne à travers trois figures emblématiques du marxisme du vingtième siècle (Bakhtine, Lukacs, Sartre).
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?
Les."héritiers". ces élèves dont les parents font partie des classes supérieures. bénéficient d'un patrimoine culturel familial censé les protéger des difficultés scolaires. Or. ce privilège ne s'exerce pas systématiquement. Ainsi Prune. dont le père est ingénieur, ou Laurent. dont les parents sont professeurs agrégés. ont ils redoublé une classe de l'école élémentaire. Pourquoi ces élèves n'ont ils pas profité de l'héritage scolaire propre à leur milieu familial?
Résumé : "Espérons seulement qu'un jour prochain les rues de l'Inde seront noires de monde, envahies par ceux qui auront compris qu'à moins de se manifester et d'agir, la fin est proche". Arundhayti Roy. Dans cette conférence prononcée à New York le 12 novembre 2019 et publiée dans The Nation, Arundhati Roy alerte l'opinion internationale sur la politique du Premier ministre indien, Narendra Modi. En privant de citoyenneté une partie de la population musulmane de l'Etat d'Assam et en abolissant l'autonomie constitutionnelle de la Vallée du Cachemire, le gouvernement indien, animé par un courant ethno-nationaliste hindou, fait peser une lourde menace sur la diversité séculière du pays. Soucieuse de défendre les droits humains là où ils sont bafoués et pourraient l'être plus encore, irrésolue au silence, Arundhati Roy fait le lien entre cette marche en avant d'une nation hindoue et la montée des fascismes dans l'Europe du premier XX ? siècle.
Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?
4e de couverture : "En des temps meilleurs, on parlait de perspective critique ou de vision du monde alternative. Aujourd'hui, en Inde, on dit sédition." Mon coeur séditieux réunit le travail de vingt ans de réflexion et d'engagement. En 1998, après le magistral Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy prend la plume pour s'élever contre le programme nucléaire indien dans plusieurs essais qui signeront le début de son combat politique. Au travers d'une quarantaine de textes, elle s'intéresse à la politique et aux dynamiques de pouvoir en jeu au sein des gouvernements des puissances mondiales. Dans un environnement de plus en plus hostile, elle décrit avec toujours autant de férocité et de clairvoyance le combat des opprimés, les injustices de castes ou les tragédies écologiques. Elle observe, comme autrice et comme citoyenne du monde, l'évolution de la société des années quatre-vingt-dix à nos jours. Son écriture radicale met à la portée de tous une réflexion passionnante d'une extrême actualité.
Résumé : La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.