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Les Titres authentiques de la noblesse en France. Dictionnaire raisonné
La Barre de Raillicourt Dominique ; Galimard Flavi
PERRIN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782262014537
Tout obsédés d'égalité républicaine qu'ils sont, les Français sont fascinés par les titres et les particules. Certains s'en achètent, s'en inventent même, fidèles au comportement de leurs ancêtres au Grand Siècle, qui y voyaient un " accroissement d'honneur ". Sous l'Empire, la Restauration, le Second Empire et même les Républiques, ils sont restés gourmands de cette " friandise ", comme l'appelait Saint-Simon. Aujourd'hui encore, 12 000 personnes se prétendent nobles. Après douze ans de travail, cet ouvrage propose un tri, sinon parfait, du moins exhaustif des titres authentiques. Il se compose de quatre dictionnaires, tant les voies d'accès à l'anoblissement sont complexes. Le premier recense les titres héréditaires de la noblesse royale et impériale ; le deuxième, les titres personnels, donc propres à la Restauration ; le troisième comptabilise les familles reçues aux Honneurs de la Cour au XVllle siècle ; le quatrième regroupe les titres créés par les papes après 1791, ce que l'on appelle la " noblesse romaine ". Ce livre constitue une histoire des titres, des raisons juridiques, politiques, religieuses ou économiques qui expliquent leur création, puis leur évolution, fondée sur les textes et non sur l'apparence. Certains le consulteront pour se rassurer, d'autres avec inquiétude, et les roturiers avec la distance amusée qu'il convient d'éprouver pour une passion encore vive.
Résumé : La Via Francigena, la "Voie des Francs", est le nom donné au grand itinéraire de pèlerinage qui descend à Rome depuis le Nord de l'Europe. Il désigne le faisceau de chemins par lesquels les Francs étaient descendus en Italie au VIIIe siècle. Toutefois, son tracé actuel se fonde sur celui de Sigéric, consacré archevêque de Canterbury à Rome en l'an 990, et du récit de son retour qu'il en a tenu, étape par étape, aujourd'hui conservé à la British Library. De Canterbury à Sienne s'égrènent les cathédrales gothiques comme les grains d'un chapelet, sentinelles d'un temps où l'Europe s'appelait la Chrétienté. En Italie cependant, le baroque domine le chemin que parcourt le pèlerin, les églises et les chapelles, les palais et les villas, et cette Madonna dei Pellegrini due au Caravage, qui l'attend en l'église Saint-Augustin à Rome.
Dans quelle mesure les formes d'identifications des jeunes d'origine portugaise en France se comprennent-elles par rapport à l'émergence des identités multiples en Europe ? Pour répondre à cette question d'actualité, l'auteur analyse les effets de la construction européenne et des migrations. Il retrace l'évolution des identités nationales en Europe au cours de la décennie 1992-2002 et se penche plus particulièrement sur les contextes français et portugais. La lecture qu'il propose des interactions entre identités nationale et européenne s'avère très pertinente pour comprendre la diversité des interprétations que les lusodescendants font de leur origine portugaise dans le contexte de leur vie en France, à l'heure européenne.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.