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L'an 40. De Mers-el-Kébir à Damas, Juillet 1940 - Juillet 1941
Teyssier Eric
MICHALON
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841869657
Juillet 1940. L'Empire britannique se trouve désormais seul face à un IIIe Reich victorieux. Alors qu'Hitler est allié à l'Italie de Mussolini et à l'URSS de Staline, les Etats-Unis refusent toujours d'entrer dans le conflit. A Mers-el-Kébir, la Royal Navy bombarde la flotte française désarmée, tuant 1200 marins. Deux mois plus tard, les premiers Français Libres voguent vers Dakar avec le général de Gaulle. Ils devront affronter d'autres Français restés fidèles au maréchal Pétain, esquissant ainsi les prémices d'une terrible guerre civile. Pour le deuxième épisode de sa série consacrée à la Seconde Guerre mondiale des Français, Eric Teyssier retrouve les héros de La Bataille de France. Les terribles événements du printemps 1940 ont laissé des traces indélébiles chez le lieutenant Dumas, qui ne parvient pas à reprendre une vie normale. De son côté, le sergent Vermotte a rejoint sa femme, Claudine, à Londres. Cette dernière a rallié la France Libre et tente d'échapper à un passé qui ne cesse de la rattraper. Leur chemin croisera celui des grands de ce monde : de Gaulle, Churchill, mais aussi Pétain, Laval et ses amis allemands, tandis qu'à Vichy, l'amiral Darlan s'oppose au général Weygand qui tente de recréer secrètement une armée française en Afrique. Dumas et Vermotte se retrouveront en Syrie, territoire sous mandat français que de Gaulle refuse de laisser aux Anglais. Alors qu'ils ont combattu dans le même char un an plus tôt, les deux soldats vont devoir se faire face. Croisant une nouvelle fois trois visions du conflit - les combattants, les civils et les gouvernants -, Eric Teyssier explore une période oubliée d'une guerre où rien n'est encore joué.
Résumé : Largement traitée, la chute de Rome éclipse trop souvent sa réussite. L'Empire romain est pourtant une vaste construction politique qui a rassemblé, cinq siècles durant, une multitude d'ethnies parlant des dizaines de langues et priant des dieux plus nombreux encore. Quels secrets ont permis aux Romains de conquérir cet immense empire ? Et si cette conquête est exceptionnelle, que dire de leur capacité à conserver l'unité d'un tel espace ? Pour comprendre ces maintes prouesses, Eric Teyssier analyse les mythes fondateurs de Rome, les moteurs de son impérialisme, les raisons de ses victoires militaires, la force morale de sa Res publica, sa capacité à intégrer les étrangers. Peu étudiés, les secrets du succès de l'Empire romain et de sa pérennité offrent un sujet captivant.
Commode est le dernier empereur de la brillante dynastie des Antonins. Lorsqu'il voit le jour, en 161, le règne pacifique d'Antonin le Pieux vient de s'achever et Rome est à son apogée. Trente et un ans plus tard, Commode laisse à sa mort un Empire déchiré et affaibli. Pour la première fois. Rome connaît une grave crise démographique due à la peste, aux guerres et aux famines. Les légions peinent à contenir les barbares et le dynamisme économique des deux siècles précédents n'est déjà plus qu'un souvenir. Maître tout-puissant d'un système de plus en plus autocratique, l'homme semble être à la mesure des malheurs de son temps. Parvenu trop jeune sur le trône, il cède à l'ivresse du pouvoir absolu et, partant, à toutes les tentations. Parmi celles-ci, sa célèbre passion pour les gladiateurs l'incite à souiller la pourpre des Césars dans le sang de l'arène. On le dit sanguinaire, enclin à la folie et à la mégalomanie et on l'accuse d'avoir fait tuer son père et sa soeur. Est-ce seulement vrai ? Pour lever le voile sur cet empereur à la sombre notoriété, Eric Teyssier se réfère aux sources antiques et démêle pour la première fois la légende de l'histoire. Il nous livre ainsi une biographie d'envergure sur un personnage complexe et sulfureux, emblématique d'une société romaine en crise dont le règne et la vie s'inscrivent dans l'atmosphère baroque d'un Empire à la croisée des chemins.
Spécialiste de la Rome républicaine, Eric Teyssier est maître de conférence à l'université de Nîmes, où il dirige le département d'histoire. Il a publié le livre référence sur les gladiateurs, La Mort en face, le dossier gladiateurs ainsi qu'une biographie de Spartacus particulièrement remarquée.
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.