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On l'appelait Docteur la Mort. De Mauthausen au Caire, le récit haletant de la plus longue traque de
Kulish Nicholas ; Mekhennet Souad ; Dutheil Cécile
FLAMMARION
22,90 €
Épuisé
EAN :9782081332850
Le Caire, 2008. Toutes les preuves sont là, dans cette vieille serviette couverte de poussière. Jamais la trace d'Aribert Heim n'aurait été retrouvée si deux journalistes n'avaient repris l'enquête de zéro. Le mystère du boucher de Mauthausen, celui qu'on appelait aussi "Docteur La Mort", aura duré plus de soixante ans. En 1942, Heim était l'un des médecins du camp. Plusieurs témoins l'y ont vu commettre des actes d'une barbarie insoutenable. Reconnaissable entre tous, par sa beauté, sa taille et sa force herculéennes, cet ancien champion de hockey, brièvement inquiété, continue impunément, après la guerre, à exercer la médecine. Jusqu'au jour où, sentant venir le châtiment, il quitte femme et enfants, puis disparaît. Il est alors recherché jusqu'en Amérique latine, mais demeure introuvable. Ses poursuivants - Alfred Aedtner et Simon Wiesenthal - ne penseront jamais à l'Egypte. C'est pourtant là qu'il vivra pendant près de trente ans - aimé des enfants du quartier, de ses amis musulmans, de son fils ignorant et complice - et qu'il mourra, en éternel nazi. Cette enquête au long cours, qui se lit comme un roman noir, est la reconstitution de ce trajet hors normes - celui d'un homme jamais repenti, symbole d'une mémoire allemande toujours à vif.
Kulich Clara ; Takizawa Ruri ; Iacoviello Vincenzo
Malgré les efforts employés pour parvenir à une représentation équilibrée des différents groupes sociaux au sein des sphères décisionnelles, force est de constater que la parité est encore loin. Quelles sont les raisons qui expliquent les barrières qui freinent l'accès des membres de groupes minoritaires aux postes de leadership ? Comment ces personnes se sentent-elles et comment se comportent-elles lorsqu'elles parviennent à gravir les échelons de la hiérarchie professionnelle ? En se basant sur les connaissances actuelles issues de la psychologie sociale, cet ouvrage vise à apporter des éléments de réponse à ces interrogations et à d'autres en lien avec la thématique du leadership minoritaire. A travers onze chapitres rédigés par des expert·es dans leur domaine, l'ouvrage offre une analyse à 3600 des différents enjeux associés au leadership minoritaire et propose des pistes d'interventions. Il expose l'état des connaissances actuelles et soulève ainsi de multiples questionnements qui inspireront les recherches futures. Ce recueil s'adresse autant aux étudiant·es et aux chercheur·ses en sciences sociales qu'aux personnes travaillant dans te domaine du leadership et/ou de la diversité.
Résumé : La phénoménologie est l'un des courants majeurs de la pensée du XXe siècle. Plus qu'une doctrine, c'est le recours à une même démarche qui rassemble les penseurs qui s'en réclament, suscitant, depuis 1900, des philosophies très différentes. En effet, certaines ont repensé la perception, d'autres élaboré une nouvelle ontologie, d'autres encore ont questionné l'éthique, ou analysé le sens de l'expérience artistique, ou enfin réfléchi sur l'histoire de l'existence humaine. Cet ouvrage expose la méthode et les concepts de cette pensée à travers, en premier lieu, l'étude de celle de Husserl, son fondateur, puis de celles de Heidegger, de Sartre, de Merleau-Ponty, de Lévinas, de Gadamer et de Ricoeur. Afin de réduire la distance inhérente à une exposition trop didactique tout en atténuant les difficultés dans l'accès à cette pensée réputée aride, cette introduction à la phénoménologie s'élabore autour de commentaires de textes dûment choisis. Elle suit les transformations de problématiques issues de Husserl (le temps, le rapport à autrui, le corps) qui servent de fils conducteurs pour appréhender l'histoire du mouvement phénoménologique. Son articulation est donc à la fois thématique et historique. Ce livre est recommandé aux étudiants des 1er et 2ème cycles de philosophie, aux étudiants de lettres et sciences humaines, ainsi qu'aux étudiants préparant les concours d'entrée aux Grandes Ecoles Littéraires.
Hédi Fried a 19 ans quand elle est déportée avec sa famille à Auschwitz. Ses parents n'en reviendront pas ; seules elle et sa soeur survivent. Cette terrible histoire, elle n'a eu de cesse de la partager depuis lors en allant dans les écoles, à la rencontre des élèves. Dans ces pages, elle répond avec sincérité et sensibilité aux questions d'enfants et d'adolescents. Derrière leur apparente naïveté, celles-ci s'avèrent souvent plus directes et surprenantes qu'elle ne l'aurait imaginé. Pourquoi Hitler détestait-il les juifs ? Pourquoi n'avez-vous pas résisté aux nazis ? Y avait-il de gentils SS ? Est-ce que vous rêviez la nuit ? Aviez-vous tout le temps faim ? Ce livre, profondément humain et pédagogique, exhorte les jeunes générations à ne jamais oublier et à ne jamais réemprunter les chemins qui mènent à la barbarie.
Résumé : " Je suis un homme de 91 ans, mais mon récit est celui d'un petit garçon. J'avais 5 ans lorsque Hitler est arrivé au pouvoir, 17 quand la guerre s'est terminée. " C'est l'histoire de cette guerre vue à travers les yeux d'un enfant né en Allemagne, dans une famille juive, que Félix Spitz nous raconte ici. Expulsé avec les siens en Pologne, orphelin dès 1942, Félix va devoir apprendre à survivre seul. Du ghetto de Cracovie aux camps de Plaszow, Mauthausen et Melk, il emploie les ruses et joue du culot que seul un enfant peut imaginer. Pendant soixante-quinze ans, Félix Spitz s'en est remis au silence, incapable de poser des mots sur son expérience. Aujourd'hui, il choisit de nous livrer son témoignage, celui d'une course poursuite inconsciente contre la mort. Sans pathos, sans apitoiement, Félix Spitz plonge dans ses souvenirs.
Résumé : Le camp de concentration (KL) est constitutif du nazisme. Il en est le miroir le plus fidèle. Dès les premières heures du régime, il sert d'abord à éliminer les opposants politiques dans des bâtiments réquisitionnés en pleine ville, puis très vite est érigé hors des zones urbaines selon une architecture particulière. De concentration des prisonniers sans droits, il élargit ses fonctions selon les besoins de l'Etat : instrument de la terreur idéologique, il devient la machine de l'épuration sociale (malades mentaux, asociaux, homosexuels), le centre d'une économie du travail par le mortel esclavage de la main-d'oeuvre (les prisonniers russes et les Slaves au premier chef), un univers de convois ferrovaires et de rampes de sélection, d'expérimentations médicales selon les pathologies des différentes catégories de déportés, l'épicentre enfin du génocide des populations juives et tziganes en provenance de tous les pays occupés. D'emblée, le camp fut le règne de la violence absolue, sitôt que la garde en fut confiée à la SS des camps dont les rangs s'ouvrirent aux militants de base sans autre formation idéologique que les sanglantes batailles de rues. Le camp ne répond pas seulement aux évolutions du régime nazi, il est un univers en soi avec ses propres règles, mélange de bureaucratisme tatillon et d'arbitraire déchaîné, sur lequel entend régner Himmler. Un univers dont les Allemands ne pouvaient ignorer l'existence, tant il fit l'objet de reportages écrits, radiophoniques et cinématographiques afin que chacun sache de quel prix se payait la moindre dissidence. Un univers dont nombre de survivants périrent aux dernières heures dans les marches forcées par lesquelles les nazis voulurent effacer les traces de leur crime devant la progression des armées russes et alliées. Nikolaus Wachsmann, professeur d'histoire contemporaine à Birkbeck College (université de Londres), a écrit la première histoire globale du camp nazi de 1933 à 1945, puis de sa survivance dans la mémoire occidentale. Un de ces livres majeurs qui, par le recours à des milliers de pages d'archives administratives ou de témoignages personnels, par le jeu d'échelles du centre du pouvoir hitlérien à la condition du détenu au ras de son châlit, marquent une étape dans la discipline.
Résumé : 2000. C'est le nombre de juifs, artistes et intellectuels, que Varian Fry a sauvés de la barbarie nazie en leur permettant de rejoindre les Etats-Unis. 13. C'est le nombre de mois, entre août 1940 et septembre 1941, qu'il lui a fallu pour réaliser sa mission depuis Marseille. Pourquoi un brillant journaliste new-yorkais de 32 ans laisse-t-il derrière lui femme et pays pour organiser cette opération de sauvetage ? Comment s'y est-il pris ? Qui sait qu'il a monté un phalanstère d'artistes avec André Breton et ses amis surréalistes, et a outrepassé sa mission en sauvant des Juifs et des résistants ? Mois après mois, Bernadette Costa-Prades retrace cette aventure palpitante et souvent méconnue jusqu'à l'épilogue : la nomination de Fry au titre de Juste parmi les Nations, premier américain à recevoir cette distinction. Bernadette Costa-Prades est journaliste et auteure de nombreuses biographies notamment consacrées à Niki de Saint-Phalle, Frida Kahlo, Simone de Beauvoir, Tina Modotti.