Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quel devenir pour les pygmées à l'orée du XXIe siècle ?
Kulesza Patrick ; Robillard Marine ; Bauchet Serge
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782343165592
Le titre de ce livre très important est la fois une question, une proposition de bilan prospectif, un appel à un regard en arrière et a une introspection. Ce n'est pas le moindre des mérites de ce livre courageux que de rappeler ce qui devrait être le savoir de base, depuis trois-quarts de siècle que des chercheurs ont consacré leur vie à la connaissance de celle Afrique centrale, sans réussir à effacer ces lieux communs néfastes. Ce qui nous frappe, et ce livre le rapporte, c'est la banalité des projets concernant les Pygmées, et leur inquiétante uniformité. Ils sont tous faits sur le même modèle. Ce qui us choque, c'est que tous ces programmes sont importés de l'extérieur du groupe : les Pygmées 'ont pas le choix, on pense a leur place, pour leur bien. Et quiconque est familier de ces communautés verra avec consternation qu'elles sont prises entre deux feux : d'une part, le développement et les transformations économiques, avec son cortège d'exploitations forestières, de mines, de plantations de cultures de rente qui amputent le terroir de vie des Pygmées, et de l'autre, paradoxalement, la création d'aires protégées qui a le même effet, empêcher les hommes, Pygmées compris, d'en utiliser librement les ressources qui sont pourtant une base de leur existence. Ce livre est exceptionnel, et il faut en féliciter les contributeurs et directeurs. Ce n'est pas encore un livre de synthèse académique destiné aux étudiants ou aux chercheurs. Il est è l'image du monde contemporain, il ne véhicule pas des images mythiques surannées ; il se confronte è la réalité crue et actuelle. Surtout, il associe la parole des Occidentaux à celle des Africains, et à celle des Pygmées eux-mimes. Sans aucune concession au sérieux scientifique, ce livre fait un réel effort d'écriture délibérément non académique pour être lu par tous. C'est un ouvrage de diffusion, qui est un véritable manifeste politique. Et notre souhait est que, en effet, les décideurs politiques le lisent, puisqu'il leur est destiné. Il est impératif que soient reconnues la diversité culturelle des "Pygmées", la complexité de leur histoire et des situations qu'ils affrontent, pour qu'enfin ils aient droit a la parole, à la dignité et au libre choix de leur futur. C'est tout le but de cet ouvrage. Extraits de la préface de Serge Bahuchet, directeur du laboratoire Eco-Anthropologie et Ethnobiologie au CNRS, il a publié de très nombreux ouvrages sur les Pygmées d'Afrique centrale.
Sous le patronage de l'Albert-Ludwig-Universitàt de Freiburg im Breisgau (RFA), s'est tenu en automne 2004 le IVe Congrès de l'Association des Franco-Romanistes allemands (Franko-RomanistenTag). Rattachée au thème central du congrès Langue, Littérature, Démocratie, la section intitulée " De la traduction et des transferts culturels " a offert le cadre d'un débat pluridisciplinaire sur la place de la traduction et celle des traducteurs dans l'histoire et les pratiques littéraires. Venus d'horizons géographiques divers (Canada, Allemagne, Suisse, France), les participants à cette rencontre se sont efforcés de recontextualiser les motivations des traducteurs (du choix des textes aux stratégies mises en œuvre dans l'acte même de traduire), de questionner les possibles répercussions de la traduction sur l'activité littéraire d' une aire culturelle donnée et d'approfondir la notion de " transfert " (sans exclure ses éventuelles limites). Les textes ici rassemblés mettent à la disposition du public intéressé la traduction dans son rapport avec le système littéraire une riche matière à réflexion. Ils soulignent également à quel point un dépassement des frontières disciplinaires est souhaitable pour qui désire appréhender dans toute sa complexité le rôle effectif joué par la traduction dans les processus de transferts.
Les Peuls représentent au Sahel et en Afrique centrale une population d'environ 35 à 40 millions de personnes. Ils sont majoritairement pasteurs de bovins. Sept à huit millions d'entre eux sont nomades et transhumants. Depuis 2015, ces communautés sont de plus en plus victimes de violences meurtrières. Certains Peuls sont soupçonnés d'être des terroristes, d'autres de véhiculer une idéologie islamiste ou même d'être des djihadistes. Par ailleurs, les Peuls doivent faire preuve de résilience face aux fortes perturbations climatiques et à leurs inévitables impacts sur les ressources dont dépendent leurs troupeaux. Enfin, comme dans de nombreuses autres régions du monde, le pastoralisme nomade et transhumant ainsi que la mobilité qui l'accompagne sont remis en question en dépit des réglementations décidées par les Etats et leurs organisations interétatiques. En Afrique, il s'agit de l'Union africaine et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest. Ce "Livre de référence" permet de mieux connaître les Peuls et les différentes facettes de leur identité, les problèmes liés au pastoralisme et à son devenir, enfin les débats sur la participation des Peuls au développement d'un djihadisme terroriste dans plusieurs pays du Sahel. Ces thèmes se déclinent en trois interrogations : - Qui sont les Peuls ? - A quoi sont-ils confrontés ? - Comment font-ils face ?
En quelques mois, à la suite de la perestroïka, les tissu serré des démocraties populaires s'est déchiré. Cependant, si les régimes totalitaires se sont partout effondrés, chaque pays de l'Europe centrale et de l'Europe orientale a gardé des traits qui lui sont propres et qui commandent une évolution distincte. François Fejtö et Ewa Kulesza-Mietkowski ont voulu tout à la fois mettre en évidence un mouvement d'ensemble, au rythme accéléré, et montrer la spécificité de chaque cas national. Ainsi, sous les ruines de l'empire soviétique, réapparaissent d'anciens clivages qui remontent aux Byzantins et aux Ottomans. C'est ce télescopage de la longue durée et de l'événement révolutionnaire qui est ici savamment analysé.
Qui sont les peuples autochtones ? A quoi sont-ils confrontés ? Comment font-ils face ? La publication de cet ouvrage résulte d'une triple prise de conscience : d'une urgence, d'un enjeu, d'une espérance. Une urgence liée à une forte aggravation, ces dernières années, des atteintes aux droits des peuples autochtones d'Asie (Rohyngias en Birmanie, Ouighours au Sin-Kiang en Chine, Adivasis en Inde…). Un enjeu, car les membres des peuples autochtones d'Asie représentent une nette majorité des peuples autochtones de la planète, estimés entre 360 et 450 millions dont la situation fait l'objet d'un suivi étroit par les différents mécanismes des droits de l'homme des Nations unies au niveau national et international. Une espérance, qui découle du développement du droit international pour les peuples autochtones dont une étape très importante a été l'approbation par l'Assemblée générale des Nations unies en 2007 de la Déclaration des Nations unies des droits des peuples autochtones. La création de nombreuses ONG dédiées à cette cause et l'émergence de nombreux leaders y ont beaucoup contribué.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.