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LE TRAVAIL DU DESSINATEUR
KUBIN ALFRED
ALLIA
7,00 €
Épuisé
EAN :9782844859884
Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art, qui lui permet de se contenter d?une plume, d?encre de chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son ?il, sa main et son caractère jusqu?à ce qu?il conçoive progressivement cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu?à n?être qu?un jouet vivant articulé à son esprit.?4e de couverture : "Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art, qui lui permet de se contenter d?une plume, d?encre de chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son ?il, sa main et son caractère jusqu?à ce qu?il conçoive progressivement cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu?à n?être qu?un jouet vivant articulé à son esprit.?
Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art, qui lui permet de se contenter d'une plume, d'encre de Chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son oeil, sa main et son caractère jusqu'à ce qu'il conçoive progressivement cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu'à n'être plus qu'un jouet vivant articulé à son esprit.
Résumé : Le génie d'Alfred Kubin dessinateur (1877-1959) - on l'a surnommé " le Goya autrichien " - a longtemps éclipsé son ?uvre d'écrivain, brève mais d'une absolue singularité et qui fascina bien des esprits, au premier rang desquels Ernst Jünger. Pour faire bonne mesure, ajoutons que le chef-d'?uvre littéraire de Kubin, vaste divagation romanesque sans boussole illustrée par lui-même (L'Autre Côté, 1909 - Jean-Jacques Pauvert, 1964 ; José Corti, 2000), a injustement masqué l'autre versant de son ?uvre écrite : ces nouvelles " humoresques " - non moins troublantes, à tout prendre - qu'il rédigea dans la seconde moitié de sa vie de créateur, et qu'on révèle ici pour la première fois aux lecteurs de langue française. Ces histoires ont-elle droit à l'appellation de " nouvelles " ? Oui si l'on s'en tient à la (relative) sagesse narrative de leur discours - par comparaison en tout cas avec la " folie " revendiquée de L'Autre Côté. Non, si l'on veut bien convenir que ces récits, conduits comme des fictions, ont d'abord un caractère autobiographique, et que leur succession finit par embrasser toute une enfance - disons toute une jeunesse à l'affût de l'inquiétante étrangeté du réel. Bref Kubin raconte sa vie, vécue ou rêvée... et ne peut s'empêcher, quelque mesure qu'il y mette, de nous faire entrevoir, comme personne, " l'autre côté " des choses.
Comme pour certains grands créateurs, un média ne suffit pas à Kubin : d'une main, il peint, de l'autre, il écrit. Son seul roman, l'Autre côté, qu'Herman Hesse, déjà, considérait comme un livre majeur, est devenu, depuis sa parution en 1909, une des oeuvres-clés de la littérature dite moderne. L'Autre Côté a influencé Kafka, Jünger et les surréalistes, de même que le groupe du Cavalier Bleu auquel Kubin appartenait. Comme la plupart des livres qui comptent, L'Autre Côté, son Empire du rêve - tel un avatar angoissant des confins - ne se résume pas. Théâtre de fantasmagories échevelées, de métamorphoses hallucinées et de décompositions de toutes sortes, L'Autre Côté est le contrepoint même du rêve. Tout est rêve tant que tout demeure en deçà des frontières de l'Empire éponyme : le voyage, la quête, la lumière ; au-delà, c'est-à-dire au-dedans, la cauchemar éveillé : ciel lourd, resserrement, prémonition, jusqu'à la lente dégradation mortifère. Voici donc une parodie de l'utopie, du voyage extraordinaire, et du merveilleux ! Depuis l'édition de Pauvert, de 1964, ce livre manquait. Le texte, suivi de "Quelques souvenirs de ma vie", autobiographie subjective de Kubin, et d'une lecture du libraire Laurent Evrard est, bien sûr, illustré par Kubin, lui-même.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.