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Machines à écrire. Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècle
Krzywkowski Isabelle
UGA EDITIONS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782843101519
Contrairement à bien des idées reçues, la littérature a toujours été attentive à l'évolution technologique. Il lui revient de mettre en forme notre imaginaire des techniques, que la première révolution industrielle rend plus sensible et complexe en faisant entrer la machine dans le quotidien. Mais l'adhésion des artistes à ce nouveau sujet fait débat, à plusieurs titres: l'intrusion de la machine dans la littérature dérange les codes esthétiques; sa représentation s'avère difficile, faute du lexique, des images, du registre, des rythmes adéquats; son utilisation transforme la relation de l'auteur, du lecteur et de l'oeuvre. "A écrire", la machine l'est donc comme nouveau médium qui bouleverse les pratiques d'écriture (et de lecture), mais aussi, et avant tout, parce qu'elle est un objet a priori étranger, qui jette un défi aux arts. Depuis les balbutiements d'une "littérature de la machine" au début du siècle jusqu'aux questions soulevées aujourd'hui par l'usage de l'informatique, cette étude, première synthèse sur la question, s'adresse autant à un public curieux qu'à un lectorat plus spécialisé.
Le présent recueil est le fruit d'une entreprise peu ordinaire. Il témoigne de la reconnaissance d'anciens doctorants du professeur Jean de Palacio, dont le séminaire de recherches, tenu à la Sorbonne pendant vingt ans (1979-1999), renouvela largement les idées reçues sur la littérature européenne de la fin du dix-neuvième siècle. Jean de Palacio a consacré le début de sa carrière universitaire à la première moitié du dix-neuvième siècle, et tout particulièrement aux rapports entre le romantisme anglais et l'Italie (ses travaux sur Shelley et son groupe littéraire font autorité). C'est à partir de 1965 qu'il étend graduellement ses recherches à la seconde moitié du siècle : à une époque ou personne ne s'intéressait à cette curiosité que l'on appelait encore décadentisme, il a exploré et tenté de définir la notion de Décadence. Lecteur de milliers de textes fin-de-siècle, érudit infatigable, menant ses investigations dans différentes aires linguistiques, il s'est attaché à abolir les cloisons traditionnelles entre Naturalisme, Symbolisme et Décadence, ainsi que la distinction entre majores et minores. Or Jean de Palacio n'a eu de cesse de faire partager son savoir. Son séminaire de recherches n'a pas uniquement dispensé une culture fin-de-siècle à des auditeurs enthousiastes, il a été un lieu de découverte et d'échange. C'est à cette vie de l'esprit dont ils ont été témoins et qu'ils ont partagée que ces étudiants, devenus eux-mêmes enseignants et chercheurs, ont souhaité rendre hommage à travers un volume qui porte sur la pratique décadente de la parodie et de la perversion des modèles académiques.
Ce témoignage est né de la pandémie de Covid-19 et de l'initiative de Monica Horovitz, rejointe dans le projet par Janine Puget, en mars 2020. Ces deux psychanalystes, intéressées par la clinique de l'excès, répondaient à la nécessité de penser les effets d'une société néolibérale piégée dans la temporalité d'une vie subitement à l'arrêt. L'inédite situation a donc rassemblé quatorze psychanalystes, de France, d'Argentine, d'Italie et du Liban, pour quatre téléséminaires ayant donné lieu à un journal, dévoilant au jour le jour l'impératif éthique de maintenir le travail engagé auprès des patients, par temps de crise majeure. Cet ouvrage se lit aussi comme une forme spontanée de recherche, d'interrogation du processus analytique étendu à la pratique de la téléconsultation. La vie en Confinia est devenue plus supportable, en faire notre alliée, plus imaginable...
Eve, Adam, Satan, Prométhée, le Golem ou Faust, autant de figures auxquelles renvoient directement les créatures artificielles et leur créateur sacrilège. A mi-chemin entre science et surnaturel, entre science-fiction et fantastique, l'automate, devenu un modèle pour penser le vivant, invite à réfléchir sur le rapport que l'homme entretient au sacré, à la nature, à l'art, à l'inconscient. Entre modernisme et antimodernisme, les trois textes étudiés dans ce volume proposent, peut-être, le discours inaugural de notre modernité.
Baruch Clarisse ; Cohen de Lara Aline ; Krzakowski
Dans son exploration du fonctionnement psychique, Freud soutient que l'inconscient, pas plus que le rêve, ne connaît la négation, le doute ou un quelconque degré d'incertitude. Il situe par ailleurs la négation au fondement des processus de défense, en particulier du refoulement qui se rapporte en quelque sorte à une décision interne qui dit " non ". Bien plus qu'une défense, la négation semble désormais apparaître comme un principe fondateur ayant un rôle déterminant pour la structuration du psychisme humain, l'émergence du langage et le développement de la pensée. Comment la négation s'articule-t-elle et s'ordonne-t-elle à d'autres opérations psychiques telles que l'hallucinatoire, les processus de pensée, la fonction langagière, les mécanismes de déni, de clivage et de projection, les modalités perverses, etc., pour définir certaines configurations psychopathologiques ? Comment ces impasses processuelles s'entendent-elles et se présentent-elles dans la clinique de l'enfant et de l'adolescent ? Enfin, comment l'analyste est-il engagé contre-transférentiellement dans son activité interprétative dès lors que les échecs de la fonction de négation immobilisent la dynamique de la cure ? C'est aux différents aspects de ces questions et aux diverses implications de la fonction de négation que nous consacrons ce numéro autour d'un thème qui n'a jamais été traité dans la Revue française de psychanalyse. Le dossier porte sur "Psychanalystes et chercheurs : Roger Perron, Daniel Widlöcher".
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.
Louis LLiboutry est considéré comme le père de la glaciologie moderne. Ce livre met en valeur une grande figure scientifique locale et une histoire scientifique en prise avec l'actualité. En appliquant les outils de la physique aux processus glaciaires, il a fortement contribué à faire passer la glaciologie d'une discipline naturaliste à une science quantitative, branche de la géophysique. Sa rigueur alliée à une grande intuition scientifique en font un précurseur dans les nombreux domaines dans lesquels il a brillé. A Grenoble, en 1956, la tâche est immense. La seule possibilité locale de recherche pour Lliboutry était la glaciologie, au carrefour de nombreuses disciplines : topographie, exploration géophysique, météorologie, métallurgie physique, hydrologie, etc. Mais fort de son expérience en Amérique du Sud, il lutte sur tous les fronts : monter au fil des ans un atelier de mécanique ainsi qu'une bibliothèque spécialisée, la glaciologie avait en effet à créer ses instruments propres, en particulier ceux de forage et de carottage; écrire de nouvelles publications ; chercher à regrouper les quelques glaciologues français; créer une filière d'enseignement de la géophysique à Grenoble en 2e et 3e cycle et obtenir des locaux indispensables au fonctionnement de cette toute nouvelle et restreinte équipe d'ingénieurs et de techniciens "aux mains d'or qui faisaient des moutons à cinq pattes pour résoudre des problèmes de forage". Pionnier de l'exploration scientifique des glaciers des Alpes et des Andes à partir des années cinquante, son héritage - qui permettra notamment de développer l'exploration polaire en Antarctique avec Claude Lorius - n'est toutefois pas assez reconnu en France. Ce livre est bien positionné (comité scientifique, adossement au laboratoire de glaciologie de Grenoble (IGE)) et revêt en outre une forte dimension internationale, qui correspond à des liens déjà existants dans le domaine de la recherche. Il propose un choix de textes et de documents photographiques inédits, mettant en valeur, à la fois l'oeuvre essentielle et le rôle que Louis Lliboutry a joué dans l'essor et le développement d'une science toute jeune et désormais cruciale. Il ne s'agit pas d'une simple biographie encore moins d'une hagiographie mais d'un portrait inédit de l'homme, de l'explorateur et du vrai savant, dont l'oeuvre scientifique se rapporte à la glaciologie et à la géophysique de l'environnement. Il est considéré comme le pionnier du développement de la géophysique de l'environnement en France.
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
Simon Jean-Paul ; Tozzi Michel ; Auriac-Slusarczyk
Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire d'automne organisé en octobre 2015 par le laboratoire LiDILEM : "Regards croisés de philosophes, linguistes, didacticiens, psychologues, ergonomes ... sur une discussion à visée philosophique : ''pourquoi on dit : c'est pas juste''" http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc (Lien -> http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc)