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DES PROTESTANTS AU SIECLE DES LUMIERES. LE MODELE LYONNAIS.
KRUMENACKER YVES
CHAMPION
71,00 €
Épuisé
EAN :9782745305336
Le protestantisme lyonnais est bien connu au XVIe siècle, mais beaucoup moins par la suite. Le XVIIIe siècle, en particulier, n'avait jamais été traité de manière approfondie. C'est à combler cette lacune que s'attache ce livre, qui est également une importante contribution à l'étude des Lumières en province. Les protestants lyonnais forment urne communauté bien peu nombreuse, 1 à 2 % de la population, mais formée pour l'essentiel de riches négociants, dont de nombreux étrangers, genevois, suisses (surtout saint-gallois) et allemands. Très minoritaires mais jouissant d'une tolérance réelle, ils conservent leur culture grâce au culte privé, à la contrebande de livres, à une certaine endogamie. Certains d'entre eux sont en rapports avec, les piétistes suisses, avec les camisards, avec les réorganisateurs des Églises du Désert. En liens avec de nombreux pays européens, les protestants lyonnais apparaissent comme de bons exemples de chrétiens des Lumières, ouverts aux nouvelles valeurs du XVIIIe siècle. Mais ils sont en même temps attachés à leur foi, à leurs pasteurs et au culte public qui réapparaît dans les années 1760. À la fin du siècle, ils peuvent jouer un rôle économique et social important dans la société lyonnaise, comme dans les débuts de la. Révolution. Ainsi se dégage un modèle de protestantisme urbain, minoritaire mais influent, qu'on peut sans doute retrouver dans de nombreuses autres villes comme Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Sedan.
Résumé : L'expression "école française de spiritualité" n'apparaît qu'en 1873 ; elle est popularisée en 1921 par l'abbé Bremond, qui désigne ainsi le courant issu de Pierre de Bérulle (1575-1629). Mais ce courant est composite, comme le montre Yves Krumenacker dans ce livre issu d'un séminaire de recherches de la faculté de théologie de Lyon. L'étude approfondie de la pensée de Bérulle, puis de ses disciples et successeurs - Condren, Bourgoing, les Carmélites françaises, Vincent de Paul, Louise de Marillac, Olier, Saint-Cyran, Jean Eudes..., permet de définir les grandes lignes d'une spiritualité marquée par la conscience aiguë de la petitesse de l'homme et de la grandeur de Dieu, par l'importance de l'Incarnation, par le sens de l'Eglise et le souci du prêtre, par la nécessité d'un engagement apostolique au service de la "réforme des peuples". A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, cet esprit tend à disparaître sous l'effet de nombreux facteurs : montée de l'absolutisme, désaveu de la mystique, querelle janséniste, transformation des missions, formation des "bons prêtres". Des éléments du bérullisme subsistent cependant, notamment chez Boudon, Démia, J.-B. de La Salle, Grignion de Montfort ou les premiers prêtres des Missions étrangères. Ce n'est qu'au XIXe siècle, dans un contexte très différent, que les fondements de cette spiritualité seront peu à peu redécouverts, au point que de nombreuses congrégations peuvent aujourd'hui s'en réclamer.
Krumenacker Yves ; Cullafroz Jean-François ; Bevor
Les événements de Mai 68 ont révélé aux yeux de beaucoup l'importance de la jeune CFDT. Moins nombreuse en adhérents que la CGT, c'est pourtant beaucoup de la CFDT dont on a parlé. Issue de la déconfessionnalisation de la CFTC quatre ans auparavant, la centrale cédétiste a poursuivi dans le mouvement social une alliance avec les étudiants de l'Unef et les adhérents du PSU entamée durant la lutte pour l'indépendance de l'Algérie et la fin de la guerre du Vietnam. Par la diversité de leurs actions, par la détermination de leur engagement, les militants CFDT ont pu révéler l'émergence d'une nouvelle force, d'une nouvelle gauche, assez différente des partis et syndicats traditionnels. Leur référence à l'autogestion, la priorité accordée aux droits syndicaux, leur souhait de rompre avec les rapports hiérarchiques, leurs racines chrétiennes qui n'empêchent pas des courants anarcho-syndicalistes de faire route commune, leur volonté de considérer les travailleurs comme des personnes et, par conséquent, de s'intéresser à tous les aspects de la société, étonnent et paraissent en rupture avec les pratiques d'alors, patronales comme syndicales. Aujourd'hui, la CFDT est devenue la première force syndicale en France dans le secteur privé et la première, privé et public confondus, par le nombre d'adhérents revendiqués. Mais est-ce bien la même CFDT ? Avec le "recentrage" et le réformisme assumé, la CFDT n'a-t-elle pas tourné le dos à ses idéaux ? Ou, au contraire, poursuit-elle, dans un contexte différent, les mêmes objectifs ? Ce livre donne un aperçu très éclairant de la période 1968-2018, à travers le prisme de la CFDT, en examinant non seulement les transformations dans le travail, mais aussi dans les questions sociales et sociétales (logement, droits des femmes, des immigrés et des minorités, nucléaire et environnement, solidarités internationales, etc.).
Biographie de l'auteur Yves Krumenacker est professeur d'histoire moderne à l'université Jean Moulin (Lyon 3) et membre de l'Institut Universitaire de France. Il travaille sur l'histoire du protestantisme aux XVIe-XVIIIe siècles et a notamment publié récemment Calvin. Au-delà des légendes (2009). Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'université de Neuchâtel.
Austère, sévère, intolérant, ainsi apparaît Calvin à beaucoup de ses détracteurs, qui l'accusent d'avoir brûlé Servet, transformé Genève en dictature, prédestiné la majorité des humains à l'enfer éternel. Mais d'autres célèbrent en lui un théologien génial, un maître de la langue française, le " fondateur d'une civilisation " (E. Léonard), l'un de ceux qui ont le plus contribué à l'avènement du monde moderne. En 2009, un chocolatier suisse a voulu célébrer sa naissance en créant un chocolat qui, sous une couche pralinée classique, contient en son coeur un caramel à la crème suisse pour exprimer la douceur et la tendresse de Calvin dans son action concrète. Les images de Calvin sont parfaitement contradictoires. L'homme, qui n'a jamais voulu être honoré ni considéré comme un saint, qui a voulu s'effacer totalement derrière la Parole de Dieu, dont on ne sait même pas où il a été exactement inhumé et dont on a peu de portraits, a donné naissance à de nombreux mythes. Aussi est-il nécessaire de dresser un portrait rigoureux du réformateur afin de faire la part de la légende et de comprendre à la fois ce qu'il était et pourquoi il a été compris de manières si différentes. C'est tout l'objet de ce livre.