Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le réveil des peuples de la Terre
Krenak Ailton ; Cohn Sergio ; Viveiros de Castro E
DEHORS
23,00 €
En stock
EAN :9782367510408
Construit à partir d'entretiens donnés par Ailton Krenak sur une période de quarante ans, cet ouvrage raconte un chapitre essentiel de l'histoire du Brésil : celui du réveil politique des peuples autochtones à la fin des années 1970. Lui-même survivant d'un peuple massacré jusqu'à la limite de l'extinction par la colonisation avant de devenir un acteur de premier plan du mouvement, Ailton Krenak nous emporte, au fil de ces entretiens, dans cette incroyable expérience d'organisation des peuples autochtones pour défendre leurs droits, depuis la période de la dictature dans les années 1970, jusqu'à l'arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir, en passant par l'époque exaltante de la refondation démocratique du pays dans les années 1980. Ces témoignages livrent également une analysè fulgurante de l'histoire récente de la colonisation du Brésil et des modèles d'invasion de l'Amazonie au moment même où celle-ci faisait irruption sur la scène internationale comme un enjeu écologique planétaire. Fil cela, ce livre ne représente pas simplement un document historique remarquable, il est aussi une réflexion sur le monde occidental et un appel à penser de nouvelles alliances pour faire face au front de destruction qui menace toutes les formes de vie sur Terre.
Krenak Ailton ; Viveiros de Castro Eduardo ; Pallo
Résumé : Les peuples autochtones d'Amérique du Sud ont connu une forme de fin du monde au xvie siècle après l'invasion de leurs terres par les Européens. Dans ce petit livre Ailton Krenak, figure éminente des luttes autochtones du Brésil, se demande en quoi cet héritage ne pourrait pas fournir un regard averti pour affronter les conséquences du nouveau régime climatique de l'Anthropocène. Cette parole, véritable anthropologie inversée, se situe au lieu d'un renversement de perspectives : avec la mutation en cours des conditions du maintien de la vie sur Terre, ne serait-ce pas l'humanité organisée sur les fondements de la modernité dont il serait plus à craindre qu'elle soit démunie des facultés d'adaptation requises ? Tout compte fait, ne serait-ce pas plutôt les peuples autochtones, par leurs ancestrales stratégies de résistance, qui pourraient indiquer une voie susceptible de retarder l'avancée "du désert et de la dévastation" engendrée par le surdéveloppement technocapitaliste ?
L'ambition de ce livre est à la fois de mettre en lumière un objet esthétique inédit dont l'histoire n'a jamais été faite ? un corps dont la chair se corrompt ou s'est déjà totalement corrompue ?. et d'isoler une nouvelle catégorie esthétique, irréductible à celles de l'immonde et de la laideur. Dans ce but, il propose un parcours historique aussi complet que possible, de l'art macabre médiéval jusqu'au bioart contemporain, en passant par l'esthétique anatomique de la Renaissance. les Vanités de l'âge classique et la littérature de la Belle Epoque. Il s'interroge également sur les raisons pour lesquelles la mort humide n'a presque jamais réussi à trouver un mode de représentation adéquat, ri défend la thèse qu'une telle résistance tient aussi bien a une certaine conception de ce qu'il advient du corps après sa destruction qu'à l'appréciation de la portée cognitive de l'art. Comme Aristote et les théoriciens contemporains d'esthétique environnementale ont su le comprendre, la formation d'une esthétique de la charogne requiert que la nature soit donnée à voir comme une scène de fermentation et de maturation permanente, où les forces auxquelles succombent les organismes individuels sont celles-là même qui déterminent essentiellement le surgissement de la vie sous toutes ses formes.
Rolston III Holmes ; Madelin Pierre ; Afeissa Hich
Le courant d'éthique environnementale aurait peut-être gagné à se présenter comme une nouvelle "philosophie de la nature", irréductible en tant que telle à un simple discours moral, voire moralisateur. Telle aura été l'ambition de Holmes Rolston III, dont la grande originalité consiste en ce qu'il n'a jamais entendu limiter sa réflexion aux problèmes moraux soulevés par la crise environnementale, mais a travaillé à élaborer une philosophie complète, comprenant une esthétique, une métaphysique, une théorie politique, et même une théorie de la connaissance, comme l'attestent les articles réunis ici. L'option philosophique constamment défendue est celle d'une théorie objective, qui considère notamment que les valeurs naturelles sont inscrites dans la matière même du monde, où l'esprit les rencontre bien plus qu'il ne les lui apporte. C'est sur la scène de cette terre objective qu'il convient de replacer les expériences humaines comme constituant l'un des types de valeur qui comptent moralement.
Au cours du mois de mars 1517, les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernán Cortés et cette rencontre initie une des plus terribles aventures du monde, qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois. De ce choc des mondes vont naître des siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui. Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Díaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sahagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent. Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest, rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?
Depuis les premières explorations de James Cook ou de Jean-François de La Pérouse, l'île n'a pas cessé de nourrir l'imaginaire collectif occidental : elle reste la terre de tous les fantasmes et des récits les plus étranges. Comment a-t-on pu ériger plus de huit cents Moaï sur un territoire si réduit et si peu peuplé? D'où viennent les premiers habitants ? Quelle est l'origine de leurs représentations sculptées et symboliques ? Quel bouleversement a transformé l'environnement de l'île en si peu de temps ? Comment peut-on vivre aujourd'hui dans une situation d'insularité si extrême ?
Les Aztèques ou Mexicains dominaient avec éclat la plus grande partie du Mexique quand les conquérants espagnols y pénétrèrent en 1519. Leur langue et leur religion s'étaient imposées de l'Atlantique au Pacifique, au cours du XIIIe siècle, au détriment des anciennes populations mexicaines. Avec la défaite des Aztèques disparaissait la dernière civilisation autochtone du Mexique.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.