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Bill Evans live. Portrait
Krebs Bruno
GALLIMARD
13,10 €
Épuisé
EAN :9782070775002
« 32. Les étoiles s'éteignent (Tarn Out the Stars), se rallument en cette féerie, ce feu d'artifices, comme si trop épaisse, insondable la nuit tant convoitée soudain le menaçait d'un vertige où mains et clavier se séparant le laisseraient lui pianiste s'évanouir en un silencieux trou noir. Peut-être faudrait-il interpréter ainsi son obstination, une semaine avant sa mort, à vouloir honorer cet engagement de huit soirées (puis à rajouter la neuvième, le lundi 8) au Keystone Korner de San Francisco. Aurores, fluorescentes poussières dispensées à pleines, vigoureuses brassées, il les laisse s'estomper, clignoter encore, puis mourir incandescentes à son rythme, son tempo. Comme on voit un accident se dérouler indéfiniment freiné, irrésistiblement emporté. Tout un monde, presque un siècle en quelques mesures - le tempo de son silence, où renaissent bien claires étoiles rouges et bleues, palpitant hors de portée, éclaboussant les limites repoussées de l'univers. »
Bitumeuse bannière de prière hissée dans les ténèbres — "Hollandais volant" manoeuvré par allègres morts-vivants, Styx sème doute crucial. Car le narrateur c'est bien vous, puisqu'"il" est "je" — et vous dépossède de tout, identité comprise. Alors, issu comme lui de nulle part, vous n'irez nulle part, puisque vous irez partout. Ulysse, vous croyez séduire les sirènes, quand délurées succubes elles vous entraînent au fond des abysses. Orphée, Thésée ou Jonas, vous imaginez défier Hadès, Minotaure ou Kraken, quand leur cancer vous gangrène moelle et cervelle — tandis qu'une spectrale, obsédante parentèle ressuscite et vous harcèle sans relâche. Ultime périple ? Même pas. Juste récurrent mal de mer à naviguer de Pétaouchnok à perpète (explorer villes, plages et bouts du monde quand vos défunts employeurs s'obstinent à vous renvoyer au diable vauvert, cornaquer ingérables, libidineux ados). Un cathartique humour noir structure cette Odyssée volontiers burlesque, ponctuée de tsunamis et autres prophétiques submersions. Langage paradoxal, son régime du double sens et de la double peine ricoche entre deux rives, jongle entre deux états (le réel et le surréel, le souvenir et sa transfiguration) dont il fusionne les échos ad libitum. Fantasmagoriques jeux de miroirs, capricieuses diableries (Gogol, Kafka, Buster Keaton) déforment et propulsent cette amoureuse, aventureuse version d'un mythe archaïque.
« Hier j'ai accouché dans la vase.Deux batraciens, jumeaux ou jumelles.Pour l'instant, je leur attribue le sexe masculin, plus neutre.J'ai d'autres choses à penser que leur sexe, d'ailleurs.Je ne suis pas tout à fait remis.Il faisait froid, les premières douleurs m'ont pris au crépuscule.J'ai dû me presser pour remonter vers le rivage. Pas tout à fait sec, mais qu'au moins elles aient la tête hors de l'eau.Tiens je les féminise maintenant, mes batraciennes. Leur regard peut-être, la façon dont elles me fixent, légèrement de côté, palmes agrippées au rocher. »
Ce guide répond à trois objectifs: informer, illustrer et guider. Plus de vingt auteurs, photographes, universitaires, journalistes ou grands voyageurs ont collaboré à ce volume pour vous offrir le guide le plus exhaustif, un récit vivant où anecdotes historiques, tableaux pittoresques et renseignements pratiques se succèdent et se complètent. Histoire et société: Peuplée par les Thraces, hellénisée par les Minoens, conquise par les Romains, dominée par les Ottomans, contrôlée par les Russes; galvanisée par les Spartacus, gladiateur agitateur, forgée par les khans Asparux, père-fondateur du Premier Royaume, façonnée par les frères Asen, féodaux révolutionnaires... la Bulgarie découvre un peuple fier, au caractère bien trempé, qui cultive tout sauf la monotonie! Itinéraires. Du Bulevard Vitosa, Champs-Elysées de Sofija, au col de Sipka, majestueux défilé du Balkan symbole de liberté; du monastère de Rila, superbe parangon de l'architecture Renouveau bulgare, aux pyramides de Stob, étonnantes formations rocheuses cuivrées; de Sinemorec, plage sauvage à l'embouchure de la Veleka, aux gorges de Trigrad, hautes falaises du Rhodope peuplées de rapaces... cette terre, campée au carrefour des Balkans, séduira tant les amateurs d'archéologie et d'art que les férus de nature et de sports d'aventure. Carnet pratique: Retrouvez à la fin de chaque itinéraire une sélection de restaurants et, en fin d'ouvrage, toutes les informations requises pour tout savoir sur les formalités, les transports, le logement, la culture, les loisirs, etc.
Résumé : " Très tôt je suis tombé. J'ai fait une chute. Libre. Je battais l'air de mes bras, mes jambes pliaient, s'écartelaient, se désarticulaient. Du caoutchouc. La tête s'arrachait dans tous les sens. Comme un torrent, glacial le vent me rentrait dans la gorge et les poumons. Mes dents, mes cheveux, mes ongles, toutes mes extrémités tentaient de fuir mon corps en perdition. Ma veste se rabattait en capuchon sur mon visage, mes deux mocassins et une chaussette avaient volé, mon poing crispé, mon genou parfois, percutait mon nez, ou une arcade sourcilière, l'un et l'autre ensanglantés. J'ai eu de la chance. "
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.