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EROS
KRAUSSER HELMUT
RIVAGES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782743618612
En 1944, dans l'abri où sa famille est venue se réfugier Alexander, enfant, rencontre une certaine Sofie. Tout les sépare: Alexander est le fils du propriétaire de l'usine d'armement, Sofie une fille d'ouvrier. Pourtant il s'éprend d'elle. Devant le fait, la fillette, sombre et désinvolte, lui propose un marché: 50 marks en échange d'un baiser. Puis elle s'évapore. Des années plus tard. Alexander décide de la retrouver et entame une longue partie de cache-cache avec cette femme avide de liberté mais si fragile. Mordant, cinématographique, Eros est également un très grand roman sur la frontière si fine entre l'amour, la passion et la désillusion, une anatomie de l'obsession et, l'air de rien, d'un XXe siècle désastreux. Biographie de l'auteur Né en 1964, Helmut Krausser réside à Berlin.
Résumé : C'est la première fois que Cora reçoit, sur le divan de son cabinet, un patient que le fantôme de la Callas régale de concerts improvisés. Bientôt, Nagy lui avoue qu'il est le diable et qu'il a partagé la vie de la Diva, caché dans l'un des deux caniches qui ne la quittaient jamais (le noir bien entendu). Et comme le diable est aussi séduisant que manipulateur, notre psychanalyste, envoûtée par le récit de cette " intimité " avec la grande Maria, tombe, malgré son expérience, dans le piège de la fascination amoureuse. Jouant subtilement de la culpabilité et du mensonge, du mythe et de la passion, ce roman, riche en rebondissements, est aussi un vibrant hommage à Maria Callas.
Si, en nous, le sale cochon prend souvent le pas sur le noble et sage éléphant qui sommeille, pas de quoi en faire un drame : un roman, alors ? Hagen, la vingtaine, pas un rond, pas trop sentimental, traîne sa dégaine et sa lucidité dans le Munich d'aujourd'hui : descendre des bières avec les potes marginaux du kiosque ; raffoler des livres rares, mais les chiper pour les revendre ; toucher au sublime en faisant hurler les décibels avec son groupe de rock, ou regarder tout brûler au son de la 2e symphonie de Malher ; soupirer après Silke, la bien-aimée, mais " jouer au sexe " avec Val, la bourgeoise trentenaire déjantée... Avec la gouaille et le mordant du langage de la rue, un jeune romancier allemand écrit ici le manuel du bonheur underground. Parce que l'amour perdure - même si tout passe, y compris les éléphants...
A vingt-sept ans, Hagen se retrouve à la rue. Il rejoint ce qu'il nomme sa " famille " : marginaux, SDF, alcooliques, un univers que Krausser décrit de l'intérieur avec une sensibilité non dénuée de sarcasmes. La descente aux enfers du héros est cependant éclairée par sa rencontre avec Judith, une fugueuse de 16 ans dont il est follement amoureux. En contrepoint, fil d'Ariane ténu entre passé et présent, est retracée l'enfance du " garçon ", le milieu étriqué où il grandi, la mesquinerie de la famille, ses dégoûts, ses peurs. Et puis, il y a les rencontres avec Hérode, le mystérieux tueur d'enfants, philosophe nihiliste, une sorte d'alter ego peut-être, la part la plus sombre de lui-même. Le thème du dédoublement est récurrent chez l'auteur. comme l'est son esthétique de la crasse, de l'envers des villes, la seule beauté anti-kitsch dans ce siècle grandiose.
1988. Alban Taübner, un jeune photographe allemand, est entraîné malgré lui dans un chapitre de l'histoire de la musique, celui du passage du chant polyphonique à l'opéra. Passage douloureux, cruel, crapuleux, enthousiasmant, comme sont les époques traversées par cette héroïne picaresque que devient ici la musique. 1530. Dans une Italie morcelée avec ses petits tyrans locaux et un État romain dominant, où chaque nouveau pape dicte sa loi en matière d'esthétique, Castiglio, l'alchimiste, exerce son art sur ce que la musique a d'alchimique. Après avoir écouté les sons humains extrêmes ou quotidiens, il compose vingt-six mélodies. Son disciple meurt sur un bûcher de l'Inquisition. Quelques notations des mélodies pourrissent dans un monastère. Jusqu'à ce que... Leur puissance est trop forte. Les voici qui resurgissent par bribes. Mais quelles bribes ! Dans le Sabbato sancto de Gesualdo, le prince napolitain, assassin de sa femme et de l'amant de celle-ci ; dans la Messe du pape Marcel de Palestrina, dans le Miserere d'Allegri, cette musique secrète à neuf voix de la chapelle Sixtine que le jeune Mozart, subjugué, nota en une seule nuit ! À propos de ce roman foisonnant et ingénieux, la critique allemande a évoqué Le Nom de la Rose d'Umberto Ecco. Né en 1964, l'auteur vit à Munich. Il a publié quatre romans dont Le Caniche noir de la Diva (Points), des pièces de théâtre et un livret d'opéra.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.