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L'adieu au Nord
Kramer Pascale
MERCURE DE FRAN
17,20 €
Épuisé
EAN :9782715225817
Patricia secoua la tête pour aérer ses longs cheveux et lui offrit un chewing-gum, tentant de tromper la gêne où la plongeaient leur silence et son inexpérience à soulager l'érection qui le faisait si évidemment, si indécemment souffrir. Un camion s'était garé devant l'entrée de l'impasse, les enfermant dans cette intimité malcommode où traînait une odeur d'urine. Patricia tourna vers lui un doux sourire de bonté ennuyée. Tout en elle frémissait d'une immense et paniquante insatisfaction. Alain lui pressa le bout des doigts, s'efforçant au moins de ne plus l'importuner par son désir. Il voulut savoir comment elle était venue jusqu'ici, ce que savait son père. Patricia répondait distraitement en donnant de petits coups avec sa tête contre le crépi, et c'est alors qu'elle lui raconta qu'elle avait un plan pour partir bientôt vivre en Angleterre. Biographie de l'auteur Pascale Kramer, née en 1961 à Genève, vit et travaille à Paris. Elle a publié cinq romans, dont Les Vivants et Retour d'Uruguay (2003).
Des bandes éparpillées d'oiseaux, jaillis d'un seul coup du parc par centaines, lançaient des piaillements perçants à travers la pièce. Raphaël scrutait les toits de la ville et le parc comme s'il s'apprêtait à quitter tout ça bientôt. Il voulait qu'Adrien déjeune avec eux et les accompagne à un spectacle de cascadeurs dans l'après-midi... Nina l'écoutait avec dévotion. Elle avait noué ses bras à sa taille et enfoncé son visage dans son ventre, dans un élan d'intense et paresseuse possessivité. Sa robe fermée dans le dos par un laçage de lanières de tissu laissait voir l'empreinte en V diaphane du maillot de bain. Adrien devinait, sous ses paupières baissées, le pétillement sombre de son regard fixé sur lui lorsqu'il fouilla dans son tiroir à la recherche d'un slip et fila prendre sa douche. Qui est Raphaël, cet homme séduisant à la cinquantaine arrogante, qui revient en France après un long séjour en Uruguay ? Quelle est la nature de l'étrange fascination qu'il exerce sur Adrien ? Dans Retour d'Uruguay, tout concourt à créer une atmosphère de mystère dont on ignore l'origine. C'est que l'auteur excelle dans la mise en scène de sentiments sourds, diffus, à la limite de la perversité : rien ne se passe et tout est dit, au plus près de la vie qui bruisse d'émotions et de sentiments contradictoires.
Des bandes éparpillées d'oiseaux, jaillis d'un seul coup du parc par centaines, lançaient des piaillements perçants à travers la pièce. Raphaël scrutait les toits de la ville et le parc comme s'il s'apprêtait à quitter tout ça bientôt. Il voulait qu'Adrien déjeune avec eux et les accompagne à un spectacle de cascadeurs dans l'après-midi... Nina l'écoutait avec dévotion. " Qui est Raphaël, cet homme séduisant à la cinquantaine arrogante, qui revient en France après un long séjour en Uruguay ? Quelle est la nature de l'étrange fascination qu'il exerce sur Adrien ? Dans Retour d'Uruguay, tout concourt à créer une atmosphère de mystère dont on ignore l'origine. C'est que l'auteur excelle dans la mise en scène de sentiments sourds, diffus, à la limite de la perversité : rien ne se passe et tout est dit, au plus près de la vie qui bruisse d'émotions et de sentiments contradictoires.
Pascale Kramer est née en Suisse en 1961. Elle a publié neuf romans dont Les Vivants (Calmann-Lévy, 2000), L'Implacable Brutalité du réveil (Mercure de France, 2005, Grand Prix du roman de la SGDL, prix Schiller et prix Rambert) ou, plus récemment, Un homme ébranlé (Mercure de France, 2011).
Résumé : Peut-on empêcher quelqu'un de se détruire ? Cela fait presque trente ans que ses parents comme son frère et ses soeurs ressassent cette question et tentent, chacun à sa façon, de sauver Romain de lui-même. Ce fils, ce frère à la si déconcertante gentillesse s'est patiemment abîmé, bouleversant malgré lui la vie de toute la famille. Et aujourd'hui, alors que sa soeur vient d'accoucher, tous découvrent que Romain a de nouveau disparu. Pascale Kramer met admirablement en scène les relations fraternelles et filiales en offrant tour à tour la parole aux membres d'une famille aux prises avec l'énigme que constitue l'un des leurs.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...