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Les atrocités allemandes 1914
Kramer Alan - Horne John - Benoît Hervé-Marie
TALLANDIER
32,00 €
Épuisé
EAN :9782847342352
4 août 1914. Les armées allemandes envahissent la Belgique neutre. Quelques jours après apparaissent les premières rumeurs d'atrocités :exécutions, prises d'otages, boucliers humains, viols, pillages et destructions... Les récits se multiplient, venant bientôt de l'est et du nord de la France. Ils atteignent leur paroxysme au début de septembre, avant la bataille de la Marne, puis cessent pratiquement en octobre. Réalité, comme l'annonça très tôt la propagande alliée, ou " bourrage de crâne ", comme l'ont prétendu les autorités allemandes et, après la guerre, un nombre croissant de sceptiques ? Les historiens irlandais John Horne et Alan Kramer ont mené l'enquête dans les archives de huit pays européens. Les sources livrent une réponse accablante : d'août à octobre 1914, près de 6 500 civils belges et français ont été intentionnellement assassinés, des centaines de villages (voire de villes) ravagés par l'armée allemande. Comment la peur des francs-tireurs et de la résistance civile, mythe né pendant la guerre franco-prussienne de 1870, a-t-elle conduit les soldats allemands à des crimes systématiques et de grande ampleur ? Quelle fut l'influence des " atrocités " sur la propagande des deux camps, contribuant à donner au conflit mondial le sens d'une " croisade " contre la " barbarie " ? Comment ce thème, d'abord élément central du discours allié sur la " culpabilité allemande " et le jugement des criminels de guerre, a-t-il fini par rencontrer un scepticisme général, dès les années vingt ? Ce livre magistral sur un crime de guerre, son instrumentalisation et sa place dans la mémoire des belligérants trouve route son actualité alors que le sort des civils en temps de guerre et la portée de la justice internationale demeurent des sujets brûlants.
4 août 1914. Les armées allemandes envahissent la Belgique neutre. Les premières rumeurs d'exactions se répandent : exécutions, prises d'otages, viols, pillages... Les récits se multiplient, venant bientôt du Nord et de l'Est de la France. Réalité ou "bourrage de crâne" de la propagande alliée ? Les historiens John Horne et Alan Kramer ont mené l'enquête et les sources livrent une réponse accablante : d'août à octobre 1914, près de 6 500 civils belges et français ont été intentionnellement assassinés, des centaines de villages (voire de villes) ont été ravagés par l'armée allemande. Donnant pour la première fois le témoignage des deux parties, les auteurs analysent avec rigueur les réactions des populations, de leurs gouvernements et de l'opinion publique en France, en Belgique et en Europe.
C'était un 8 mai lumineux. Louise, son mari Vincent, son petit frère Benoît, étaient tous trois troublants de jeunesse, d'inconscience et d'immaturité. Jusqu'au drame effroyable...À travers les yeux de Benoît, Les Vivants tente de saisir la seconde où le destin bascule et, au-delà, le mystère, ou le scandale, de l'acharnement de la vie. Comment croire au pire quand on est jeune et qu'il fait beau ? Comment y survivre ?
Kramer Samuel Noah - Charpin Dominique - Bottéro J
Il y a plus de trente ans, l'auteur de ce livre, savant de notoriété internationale, révélait au grand public la civilisation sumérienne, née en Mésopotamie, le sud de l'actuel Irak, voici quelque cinq mille ans. Le miracle grec avait un précédent. Dès le IIIe millénaire avant Jésus-Christ, les Sumériens avaient inventé l'écriture, fondée les premières cités-Etats, formulé les premiers codes de lois, donné leur première expression littéraire au mythe et à l'épopée, avec un lyrisme qui annonce les plus beaux textes de l'Ancien Testament. Pour une fois, les linguistes, infatigables, avaient précédé les archéologues et suggéré les fouilles qui devaient, avec la transcription des briques gravées de caractères cunéiformes, révéler au XXe siècle, stupéfait, que l'histoire commence à Sumer.
Des bandes éparpillées d'oiseaux, jaillis d'un seul coup du parc par centaines, lançaient des piaillements perçants à travers la pièce. Raphaël scrutait les toits de la ville et le parc comme s'il s'apprêtait à quitter tout ça bientôt. Il voulait qu'Adrien déjeune avec eux et les accompagne à un spectacle de cascadeurs dans l'après-midi... Nina l'écoutait avec dévotion. " Qui est Raphaël, cet homme séduisant à la cinquantaine arrogante, qui revient en France après un long séjour en Uruguay ? Quelle est la nature de l'étrange fascination qu'il exerce sur Adrien ? Dans Retour d'Uruguay, tout concourt à créer une atmosphère de mystère dont on ignore l'origine. C'est que l'auteur excelle dans la mise en scène de sentiments sourds, diffus, à la limite de la perversité : rien ne se passe et tout est dit, au plus près de la vie qui bruisse d'émotions et de sentiments contradictoires.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.