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Les synapses de Maria H.. Suivi de Fragments
Krall Hanna ; Hrabowski Amanda ; Carlier Margot
NOIR BLANC
22,50 €
Épuisé
EAN :9782882507938
Ce petit livre traite de la mémoire et de l'oubli. "Il s'inspire de centaines, voire de milliers de lettres que j'ai reçu au cours des années de Maria Twardokes-Hrabowska, ainsi que des souvenirs de Maria Hrabowska, sa belle-mère" , précise Hanna Hrall en préambule. Maria, une dissidente polonaise, emprisonnée en 1981 pour avoir soutenu la grève générale, a émigré aux Etats-Unis où elle doit affronter un présent difficile, ayant à élever un fils atteint d'autisme. Autre personnage important, autre voix : Maria Hrabowska, sa belle-mère, qui a survécu à la Shoah et à l'attaque terroriste contre les tours du WTC. Les synapses de Maria H. est suivi d'un court ouvrage, publié en 2009, et construit sur un principe similaire : Plumes d'autruche roses. "Ce livre raconte ce que les gens m'ont dit ou écrit durant les cinquante dernières années" , note l'auteure avec malice. Une sorte de journal intime, fait de confidences, de propos recueillis - auprès d'amis, de connaissances, de lecteurs, et même d'un agent de police - qui sont le point de départ de micro-récits sur nos comportements face à l'Histoire. En résulte un panorama de l'époque narré à plusieurs voix à travers des histoires tantôt amusantes, tantôt tragiques, où il est question de la Shoah, du communisme, des rêves, de Picasso, de la tristesse des poissons...
Hanna Krall n'écrit pas pour informer, ni même pour porter un témoignage, elle écrit "obsessionnellement" contre l'oubli. Les récits qui composent Preuves d'existence retracent des destinées individuelles fondées sur des faits et des personnages réels, des survivants de l'Holocauste. Et les histoires sont pour le moins insolites : celle d'un Américain habité par l'âme de son demi-frère "perdu quelque part dans le ghetto", celle d'une grand-mère juive paralysée qui, après l'assassinat de son mari, recouvre l'usage de ses jambes... Nul doute que l'approche littéraire de l'auteur projette ce petit livre vers une dimension métaphysique. Ces destins individuels ordinaires revêtent soudain une importance symbolique, devenant des pièces éparses de la condition humaine.Et nous voilà confrontés à la question suivante : que veut nous prouver Hanna Krall ? L'existence de qui ou de quoi ? De Dieu ou des fours crématoires ? De l'espoir ou de la haine ? Du bien ou du mal ? De la vie malgré la mort ? C'est au lecteur d'y répondre. Fidèle à elle-même, Hanna Krall nous renvoie à nos propres questionnements.
Résumé : Durant les années "Solidarité", à Varsovie, l'exaltation de la lutte pour la liberté le dispute à la grisaille et à la répression. L'héroine de ce lumineux roman, Celina, est devenue photographe sur le tard. Elle tombe enceinte après une aventure, au moment même où sa fille vient d'avoir un enfant. Dans l'époque qui est la sienne, la clandestinité politique se confond parfois avec celle des amours. Sa porte, bien entendu, est ouverte aux dissidents, de même que, pendant la guerre, lorsqu'elle était petite, sa mère avait accepté de cacher des juifs. Celina assiste jour après jour à la parodie de procès ayant suivi l'assassinat du lycéen Grzegorz Przemyk parla milice, un meurtre qui a bouleversé la Pologne. En 1984, l'état de siège décrété par le général Jaruzelski vient de prendre fin, mais la situation est plus tendue que jamais. Les gens se sentent épiés, et ils le sont. Un agent de la police politique, dans un café, vous présente une photo où vous figurez en compagnie d'une autre personne. Mais qui a bien pu prendre la photo, alors qu'on était seuls
Prendre le bon Dieu de vitesse est un livre dérangeant aussi bien par sa forme que par son sujet. Il s'agit d'un texte authentiquement littéraire, mais qui conserve les traces de ce qui fut son point de départ: un dialogue entre Hanna Krall et Marek Edelman, le seul survivant parmi les cinq commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie. Hanna Krall ne cherche pas à saisir le fait historique dans sa globalité, mais s'interroge sur la manière dont Marek Edelman a vécu l'insurrection. Cet ouvrage pose la question insoluble du choix des vies à sauver, de ce qu'est la valeur d'une vie, et engage la réflexion sur le sens de cette résistance armée vouée à l'échec. Les faits sont rapportés dans leur expression la plus brute, et Hanna Krall prend le risque de choquer dans sa volonté de traquer au plus près la vérité humaine de cette insurrection, tout en la reliant à des questions intemporelles d'ordre éthique. Elle éclaire ainsi d'une perspective nouvelle un des épisodes les plus marquants de la Shoah et de la Seconde Guerre mondiale.
A peine les cartes étalées sur la table, elle sait tout: un blond, amoureux, bref - le roi de coeur. Tu vois, il est sur le départ. Elle fixe les figures avec satisfaction: il a un voyage en perspective, ton roi, inutile de t'inquiéter! En effet. Le roi se trouve dans la deuxième rangée, premier à droite, suivi d'un six de coeur qui représente le voyage. Il y a tout de même trois mauvaises cartes de pique, mais ce n'est pas bien grave, explique Terenia, tu vas recevoir de ses nouvelles dans les prochains jours. Elle reçoit des nouvelles. D'Auschwitz, il est vrai, mais avec un numéro où elle peut envoyer des colis. Dans sa lettre écrite sur un imprimé officiel, son mari l'informe:"Je suis en bonne santé, envoie-moi de la nourriture."Elle expédie un kilo de sucre, un kilo de saindoux, du pain, de la poitrine fumée et des oignons. Cela lui coûte cent vingt zlotys et elle a le droit d'envoyer un colis par mois. Même si je dois mourir, même si je dois me vendre, je trouverai cent vingt zlotys chaque mois, annonce-t-elle à Lilusia." Biographie de l'auteur Hanna Krall est née en 1937 à Varsovie. Journaliste jusqu'en 1981, puis scénariste, notamment pour Krzysztof Kieslowski, elle a d'abord été interdite de publication dans son pays, avant d'être traduite dans quinze langues. Plusieurs de ses livres sont disponibles en français, notamment La sous-locataire, Tu es donc Daniel et, aux Editions Gallimard, Là-bas, il n'y a plus de rivière (2000), Danse aux noces des autres (2003) et Prendre le bon Dieu de vitesse (2005).
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.
A Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.
Résumé : Fanny a 17 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle décide de rester dans la maison familiale, à la campagne, isolée de tous, sans voisins, sans famille, sans amis proches. Fanny a les élans et la fougue de la jeunesse, mais cette ébullition est sous un couvercle de chagrin. En lutte entre deux forces contradictoires, la rage de vivre et le deuil, avec une imagination d'une richesse inouïe, Fanny reprend vie en nourrissant son esprit de lectures, son coeur d'amour, son corps de plaisirs charnels. Pour la première fois traduit en français, Rune Christiansen a la poésie et le sens de l'observation des grands sensibles. Fanny et le mystère de la forêt en deuil est un conte nordique résolument moderne qui joue avec la fable et le mystérieux. " Je lis Rune Christiansen depuis plusieurs années, sa poésie visuelle, presque cinématographique, me parle beaucoup, et les atmosphères qu'elle convoque, ou qui s'éveillent en moi, sont une forme de constante dans ma vie, elles font partie des choses que je vois toujours, qui me font ressentir, mais auxquelles je ne réfléchis jamais. " Karl Ove Knausgård