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Riveneuve Continents N° 21, été 2016 : Grèces : jeter l'encre, armer la page blanche
Kraemer Gilles
RIVENEUVE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782360133772
Entre les clichés d'une Grèce "berceau de la culture et de la démocratie occidentale" et celui du "creuset de la crise et du malheur européen", il y a assurément la place d'aborder ce territoire d'écritures et d'expressions, de réalités et d'imaginaires loin des poncifs et des raccourcis médiatiques. Et aussi de chercher à comprendre comment la littérature réagit à la "crise", celle de l'accélération des politiques d'austérité et des luttes s'y opposant, depuis les émeutes de décembre 2008. Néanmoins, le présent fait écho au passé, à l'histoire contemporaine de la Grèce. Les récits d'hier répondent à ceux d'aujourd'hui. L'écriture s'empare aussi du thème des migrations qui marquent la société grecque malgré la fermeture des frontières européennes et le nationalisme. C'est l'occasion de retrouver les voix des auteurs grecs francophones de l'exil, installés en France ou ailleurs, qui participent aussi de la polyphonie de la littérature hellénique d'aujourd'hui et de sa projection aux quatre coins du monde. Pour ce numéro, l'équipe de Riveneuve Continents et ses relais tâchent de traquer l'expression de la crise autant que les mots qui la dépassent, réinventent la société et la culture, interrogent l'histoire et la géographie, racontent les exils et les migrations chez les écrivains confirmés comme chez les novices, dans la rue, sur les mûrs et les portes de la blogosphère, les carnets de voyages, les carnets de notes, les journaux intimes, les affiches et les graffitis éphémères, ou les posts sur les réseaux sociaux...
Résumé : Télégramme diplomatique (passé par le chiffre, le cryptage), note verbale, éléments de langage, lettres de créance ... La production écrite des diplomates semble laisser peu de marge pour le souffle épique ou la poésie. Et pourtant, littérature et diplomatie font bon ménage depuis toujours. En attestent les archives du Quai d'Orsay qui regorgent de grandes plumes. Michel de Montaigne, Charles-Maurice de Talleyrand, François-René de Chateaubriand, Stendhal, Paul Claudel, Saint-John Perse, Romain Gary, etc. Un vice-consul yougoslave à Marseille, Ivo Andric, avant de décrocher le Nobel de littérature, rédigera même La chronique de Travnik en reprenant de larges citations des rapports du consul Jean Daville envoyé par Bonaparte aux confins de l'empire et du voisin ottoman. Mais aujourd'hui ? A l'heure de l'Internet, des messages vite envoyés, à peine écrits, rarement relus, les Lettres nourrissent-elles encore l'âme des ambassadeurs, rectifient-elles celles des consuls, consolent-elles toujours celles des attachés, secrétaires ou conseillers ? Alors que les puissances, grandes, moyennes ou émergentes, rivalisent de soft power, de diplomatie culturelle, qu'elle place pour les Lettres ? Parlerait-on encore pour la France d'une diplomatie littéraire ? Avec son réseau riche d'Instituts et d'Alliances, garde-t-elle un magistère sur les Lettres du monde ?
Résumé : C'est toute la question du défi presque inconscient des Lettres algériennes qui se réinventent, en arabe et en français, à travers de plus jeunes générations d'auteurs, héritiers des traumatismes et des pères fondateurs que sont Kateb, Dib, Djehar, Ouettar, Haddad, etc. Presque inconscient, car les textes des auteurs, de différentes générations, se construisent dans ce contexte des blessures et des horizons d'une Algérie de l'après massacre. L'écrit a continué sa quête, imperturbable, à l'assaut des tabous religieux et sociaux, politiques et historiques. Parlera-t-on dans cet entre-temps de "renaissance des Lettres" ? De renaissance par les Lettres ? Car l'histoire des idées nous apprend que la Renaissance ? qu'elle soit italienne pour l'Europe ou nanda égyptienne pour le Monde arabe ? a commencé à sourdre à des époques où tout semblait bloqué ou livré à la violence, et précisément, dans les écrits des lettrés. Nul doute que l'avenir de l'Algérie ? sa renaissance ? est déjà en germe dans les mots et les Lettres de tous ceux qu'elle inspire. Elle se manifeste dans le renouvellement des genres littéraires, entre le polar et la science fiction, le dialogue des langues, des images, des formes d'expression, des thématiques. Elle est multiforme, elle ose tous les mélanges, toutes les osmoses, toutes les extrémités. Elle est là. Il suffit d'être aux aguets. Pour ce numéro de la revue, l'équipe de Riveneuve Continents tâche de déceler la fulgurance, si propre aux Lettres algériennes depuis Dib et les "ancêtres" dans toutes les productions actuelles.
Incroyable épopée que celle de la ,presse de langue française hors de France et des autres Etats francophones occidentaux ! Elle a croisé des personnages hors du commun : Bayle, Bonaparte, Darfour, Malraux, Bourguiba, Isabelle Eberhardt ou le Prince Sihanouk... Elle a voyagé aux quatre points cardinaux, allant se nicher dans les petites îles des grands océans, s'installant sur les immenses continents, passant sous le manteau, sous le coude, sous le coup de la loi. Même dans l'enfer concentrationnaire de Buchenwald, un journal au numéro unique a fédéré, en français, l'espoir de dizaines d'hommes et de femmes. Fuyant la Révocation de l'Edit de Nantes, les poursuites révolutionnaires, la censure impériale ou l'occupation nazie ; accompagnant les grandes découvertes ou les conquêtes coloniales puis la décolonisation ; s'installant partout en Europe, en Afrique, en Mie, en Amérique, en Océanie ; cette presse a été à l'origine des journaux de plus d'une cinquantaine de pays de part le monde. Tour à tour classique, moderne, réactionnaire, révolutionnaire, contre-révolutionnaire, officielle, officieuse, révoltée, colonialiste, anticolonialiste, communiste, anticommuniste..., son histoire est aussi l'Histoire.
Biographie du dernier maire français d'Alger, passé de l'Algérie française à l'Algérie aux Algériens après avoir tenté de sauver les relations franco-algériennes par le fédéralisme et négocier les accords entre l'OAS et le FLN, rééditée et augmentée à la veille du 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. - Biographie rééditée et augmentée d'un personnage d'exception : le dernier maire français d'Alger Jacques Chevallier, passé de l'Algérie française à la prise de la nationalité algérienne - Etude très fouillée d'une auteure née en Algérie et qui a déja beaucoup publié sur le sujet avec le concours du chercheur Benjamin Stora notamment - Préface de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe.
A sept ans, Wilhelm de Kostrowitzky se découvre une vocation de poète. A douze ans, c'est une vocation de journaliste qui débute lorsqu'il crée un journal dans son lycée. A vingt ans enfin survient la vocation de critique d'art après avoir rencontré Picasso et Braque. Il prend alors le nom d'Apollinaire. Guillaume Apollinaire. Jean-François Robin fait de cette "naissance d'une vocation" une biographie romancée, où il suit pas à pas l'évolution et l'oeuvre du poète, en se glissant dans la peau des acteurs qui l'ont connu. Apollinaire se raconte, mais tous ceux de son entourage le racontent aussi : sa mère joueuse et aventurière qu'il suit au gré des casinos ; son frère, sage employé de banque, et surtout ses amis de lycée gardés tout au long de sa vie. Tous racontent la bataille incessante qu'il a dû mener pour s'imposer dans le paysage littéraire du Paris de cette époque bohème, une époque qu'il a su égayer de ses excentricités, de son génie, de son humour, de ses amours impossibles et de son art de vivre. Jusqu'à ce que la blessure reçue lors de la première guerre mondiale, combinée à la grippe espagnole, ne mette fin à ses jours prématurément. Cent ans plus tard, la poésie d'Apollinaire ne nous a pas quittés, elle continue sa chanson immortelle.
Un sujet presque tabou : l'abus sexuel par des agents ayant autorité pour la portection du public comme les pompiers. Un traitement fin et percutant, bien avant l'affaire #metoo. Une pièce promise au succès comme la précédente : Darius, le succès en 2017 de la pièce portée par Clémentine Célarié. Une pièce qui a marqué le off d'Avignon en 2016. Un ouverture pour deux mois au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Bruno Bettelheim avait privilégié dans sa Psychanalyse des contes de fées les récits des frères Grimm au détriment de ceux de Perrault. Ne se centrant que sur l'enfant-héros, il envisageait alors ces fictions comme l'illustration exclusive de fantasmes infantiles. Tenus pour secondaires, les nombreux adultes de ces récits représentent pourtant le contexte qui entoure l'enfant. Ils sont tour à tour parents, tuteurs ou prédateurs. Dans les masures ou les châteaux, les enfants des contes sont confrontés à la maltraitance, au cannibalisme ou à l'inceste. Ils échappent souvent de peu au passage à l'acte de ceux qu'ils croisent sur leur route ou côtoient dans leur famille. Interroger les comportements et les pensées de ces adultes apporte alors de nouvelles clés dans la compréhension du développement de l'enfant-héros. Loin de se résumer à d'inoffensives histoires, ces "contes de fées" dévoilent ainsi leur vraie nature...