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Introduction à la lecture de Platon suivi de Entretiens sur Descartes
Koyré Alexandre
GALLIMARD
22,50 €
Épuisé
EAN :9782070723058
Des deux Essais réunis dans ce volume, l'un, Introduction à la lecture de Platon, présente, dans une première partie, une analyse de la composition subtile et raffinée du dialogue socratique: oeuvre dramatique qui présuppose la présence d'un personnage n'y figurant pas, celle du lecteur-auditeur, auquel est dévolu le rôle de comprendre le sens caché du débat et d'en tirer les conclusions. Conclusions que Socrate, délibérément, évite de formuler, mais qui y sont nécessairement impliquées. Ce que l'auteur démontre en prenant comme exemples le Ménon, le Protagoras et le Théétète. La deuxième partie de l'Introduction offre une étude de La République en soulignant l'actualité paradoxale des problèmes fondamentaux qui y sont discutés par Platon. Faisant suite à l'Introduction, les Entretiens sur Descartes reproduisent les conférences données par l'auteur à l'Université du Caire lors du tricentenaire du Discours de la méthode. Ces Entretiens développent une conception de la philosophie de Descartes comme catharsis spirituelle et intellectuelle qui ouvre à l'homme la voie vers la vérité, et vers Dieu. Descartes échappe ainsi au scepticisme et au désarroi qui ont suivi le bouillonnement confus de la Renaissance. La science cartésienne, toute périmée qu'elle soit, est présentée comme un effort prodigieux pour réaliser l'idéal - ou le rêve - de la mathématisation totale de l'Univers, ressuscité, de nos jours par Einstein.
Résumé : Les mystiques et alchimistes allemands du XVIe siècle marquent un tournant dans l'évolution intellectuelle et un renouveau dont l'importance est souvent négligée. Alexandre Koyré examine quatre figures clefs (en montrant en particulier la place capitale qu'occupe Paracelse) dans ce volume d'une profondeur et d'une clarté admirables.
La pensée philosophique et scientifique a accompli une révolution profonde aux XVIème et XVIIème siècles. De Copernic à Galilée, de Descartes à Newton et à Leibniz, Alexandre Koyré retrace les étapes de cette révolution spirituelle.
Ouvert avec Pierre le Grand, passionné par les guerres napoléoniennes, le débat entre slavophiles et occidentalistes a pris une orientation décisive, au XIXE siècle, dans les années 30 où l'intelligentsia se réclame surtout de Schelling, et dans les années 40 où elle découvre Fourier, Saint-Simon et Hegel ; on s'entendait pourtant sur la singularité de l'âme russe et son rôle messianique en une civilisation mondiale nouvelle. Alexandre Koyré était resté trop russe, trop bouleversé par la Révolution d'Octobre, pour ne pas méditer, dans la première partie de sa carrière, sur les problèmes religieux et philosohiques qui avaient conduit le pays où il était né de la sainte Russie à l'U. R. S. S. Cet ouvrage, devenu introuvable, éclaire sur bien des questions actuelles.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.