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Roman russe
Kouznetsov Edouard
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213013817
Roman russe est l'histoire d'un jeune homme, Dmitri, qui a le même âge que l'auteur dans les années 60 et à qui tout semble vain jusqu'au jour où il s'éprend de Tania. Le bonheur serait-il possible ? Non, car pour avoir aimé celle qu'un autre convoitait, Dmitri est condamné à cinq ans de travaux forcés. Pendant ce temps, la vie continue sans lui, sous la forme d'un roman qu'écrit son ami Sipiaguine, et dont lui, Dmitri, est le héros... Héros triste, romantique attardé, inadapté : " D'après toi, je n'ai pas ma place en ce monde ? " " Ne t'inquiète pas... Ce que j'ai développé, c'est une version littéraire... Mais je ne t'ai pas prescrit le suicide. Car l'écrivain russe ne se contente pas de refléter la vie, il la prévoit également, il la crée en quelque sorte. " Pourtant, dans les notes de Sipiaguine, Dmitri découvre sa propre fin : " Dernier chapitre _ Le suicide. " Quelque part, dans le livre, un personnage s'exclame : " Vous dites que notre vie ne peut être traduite en d'autres langues ? Vous avez raison. C'est là notre malheur. " Par son style _ ironique, mordant, mais aussi superbement poétique _ et par sa forme _ juxtaposition de " tableaux ", de monologues intérieurs, de sauts dans le passé, de passages du " roman dans le roman " _ Roman russe prouve que le grand talent, lui, est universel. Edouard Kouznetsov est né en 1939 d'un père juif et d'une mère russe. Il fait des études de philosophie et se laisse emporter par le vent de fronde qui souffle parmi les jeunes : sept ans de détention. Au camp, il découvre un antisémitisme forcené. Libéré, il effectue vainement des démarches pour obtenir l'autorisation d'émigrer en Israël. Il tente alors une entreprise suicide de détournement d'avion qui le ramène au goulag pour neuf ans. En 1979, il peut enfin émigrer. Il a publié deux ouvrages relatant son expérience de prisonnier : Journal d'un condamné à mort et Lettres de Mordovie (Gallimard).
Résumé : Apparus au tournant de notre ère, les Alains furent le dernier ensemble nomade de langue iranienne dans les steppes européennes, après les Scythes et les Sarmates. Implantés principalement au nord de la mer d'Azov et du Caucase, ils se firent connaître par leurs incursions en territoire romain, en Arménie ou en Perse. Les invasions hunniques les dispersèrent et en firent, aux IVe-Ve siècles, des acteurs majeurs des Grandes Invasions en Europe centrale et occidentale (dont la Gaule où ils s'installent) et jusqu'en Afrique du Nord. Mais le groupe principal des Alains, replié vers la Ciscaucasie centrale, s'y sédentarisa et y devint un facteur politique et militaire essentiel dans les guerres entre Byzance et la Perse, puis dans la résistance aux invasions arabes. Convertie au christianisme vers 916, l'Alanie caucasienne forma un puissant Etat marqué par l'influence byzantine et qui connut son apogée aux Xe-XIIe siècles. Une autre invasion, celle des Mongols, dissémina aux XIIIe-XIVe siècles des Alains de la Hongrie à la Chine. Mais leur noyau caucasien survécut même aux ravages de Tamerlan, pour finalement donner naissance au peuple ossète moderne. Unique ouvrage en langue française consacré aux Alains, ce livre fait le point des connaissances sur leur rôle historique souvent sous-estimé, leur culture et leur héritage. Cette deuxième édition, entièrement refondue et très augmentée, incorpore les découvertes les plus récentes et présente les débats actuels sur le sujet.
1941. L'armée allemande occupe Kiev. Anatoli Kouz-netsov, 12 ans, habite un faubourg proche de Babi Yar, un ravin où des dizaines de milliers de personnes sont massacrées par les nazis. Lorsqu'il s'y aventure, il ne trouve que des cendres et se jure de témoigner, un jour, de ce qu'il a vu. Durant vingt ans, Anatoli Kouznetsov consigne ses souvenirs dans un cahier d'écolier, en marge de l'histoire officielle qui tait la vérité des massacres. Il y intègre des témoignages recueillis auprès des survivants et compose un "roman-document" où s'entremêlent l'Histoire, l'autobiographie et une réflexion sur les dictatures du XXe siècle.
Au moment de la conquête russe, le Caucase du Nord, cette fantastique mosaïque ethnique entre mer Noire et mer Caspienne, était majoritairement musulman. Mais, sous un vernis d'islam parfois récent, affleuraient partout les traces de vieilles traditions chrétiennes : des églises en ruine se dressaient dans des vallées perdues ; des montagnards musulmans vénéraient la croix ou fêtaient Noël ; d'autres prétendaient descendre de prêtres " grecs " ou " francs " ; des cultes locaux s'adressaient à la Vierge, à saint Georges ou à saint Elie... A partir des sources historiques, archéologiques et ethnographiques, c'est à la découverte des chrétientés disparues de Ciscaucasie que convie ce livre. Il met en lumière l'existence de trois courants indépendants d'évangélisation (orthodoxe byzantin, orthodoxe géorgien et, plus tardivement, catholique occidental), et le rôle d'avant-poste souvent joué par la Crimée voisine. Il expose l'organisation, parfois très développée, des Eglises locales. Il retrace la contamination progressive - allant jusqu'à d'étonnants syncrétismes du christianisme par les croyances et les rites antérieurs des peuples nord-caucasiens, avant son recul et sa disparition presque totale devant l'islam à partir du XVIe siècle.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.