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La fosse aux filles
Kouprine Alexandre
DES SYRTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782845450691
Toutes les portes sont grandes ouvertes, et, de la rue, on aperçoit l'antichambre décorée de peintures vertes représentant des paysages suisses et l'escalier roide aboutissant à un couloir étroit, éclairés par la lumière aveuglante d'une lampe à réflecteur. Jusqu'à l'aube, des centaines et des milliers d'hommes montent et descendent le long de ces marches. Tous y passent : petits vieux gâteux à la recherche d'excitations artificielles, cadets et lycéens, presque des enfants, pères de famille barbus, vénérables piliers de la société aux lunettes d'or, jeunes mariés, fiancés épris, professeurs respectables aux noms connus, voleurs, assassins, avocats pleins de libéralisme, pédagogues, écrivains, limiers, espions, forçats, évadés, officiers, étudiants, socialistes, anarchistes, patriotes vendus... " Nous sommes à la Fosse, quartier des prostituées d'une ville russe, au début du XXe siècle. Parmi cette foule de visages et de caractères, on découvre Liouba, jeune femme simple et discrète, qu'un étudiant tente de sauver de sa condition en la retirant de la maison publique, et Ténia, qui, se sachant malade, décide de contaminer tous ses clients. À travers ces deux personnages aux destins tragiques, Alexandre Kouprine dépeint, dans un style direct et sans ambages, la vie quotidienne des " filles " et de leurs habitués, dans le décor pittoresque des bas-fonds de la Russie impériale. Débarrassé de tout moralisme pesant, ce roman réaliste provoquera un immense scandale lors de sa sortie en 1915. La Fosse aux filles établira Alexandre Kouprine comme l'une des principales figures de la littérature humaniste russe du XXe siècle. Kouprine quittera la Russie bolchevique pour connaître un long et pénible exil à Paris. Usé par les privations, malade, il rentrera à Moscou en 1937, peu avant sa mort.
Alexandre Ivanovitch Kouprine dépeint avec passion le monde littéraire du début du vingtième siècle à Yalta. Ses souvenirs se rapportent à sa vie sentimentale (Lienotchka, Les datchas délaissées), à sa vie théâtrale (Les retirés), et surtout à sa vie littéraire. Dans En souvenir de Tchékhov, Alexandre Kouprine, fait un récit intimiste de la vie quotidienne d'Anton Tchékhov et nous fait partager l'admiration qu'il lui porte. Léon Tolstoï qui appréciait les oeuvres de Kouprine est d'une certaine façon remercié par l'éloge qui lui est fait dans J'ai vu Tolstoï sur le bateau à vapeur Sv Nikolaï. Dans En souvenir de N.G. Mikhaïlovski, Alexandre Kouprine brosse le portrait de Nikolaï Garine-Mikhaïlovski écrivain et ingénieur novateur.
Monstrueuses formes obscures de la mine qui effraient un jeune mineur, monstrueuses machines de fer qu'il faut nourrir sans se lasser, monstres au service de l'argent... Dans le monde difficile de la mine et des hauts-fourneaux de la Russie des années 1890 en pleine révolution industrielle, l'amitié, l'amour, l'espoir de jours meilleurs sont aussi insatiables. L'auteur entremêle avec brio le monde du travail, le monde des affaires et celui de l'amour.
Résumé : C'est un jeune homme de vingt-trois ans qui, en 1892, publie à Saint-Pétersbourg Clair-obscur. Le titre original signifie au sens littéral " dans les ténèbres " : tombée du jour - où se passent s événements clés du récit - et obscurité de l'être humain, dans toute sa complexité et ses contrastes chez un même personnage. Rien n'est en noir et blanc. La vie tient à la nuance, pour laquelle la femme est plus douée que l'homme. Kouprine dénonce ici l'injustice de la condition féminine, l'hypocrisie des relations matrimoniales, le manque de respect vis-à-vis des femmes, qui ne sont qu'un héritage de la vieille Russie, d'avant l'abolition du servage, en 1861. " Des voix s'élèvent de partout et luttent pour que la femme occupe dans la société la place qui lui revient de droit et qui lui a été enlevée par l'homme, véritable oppresseur ", dit l'un des personnages du récit à la jeune héroïne qui est par vocation une rêveuse, dotée d'une imagination ardente, possédée par une terrible soif du sacrifice de soi, au nom de quelque chose de sublime et d'inaccessible.
Dans les six récits de Bonheur de chien et de chat, vie de bouc et autres bêtes, Alexandre Kouprine décrit la vie d'animaux en mettant en scène leurs relations avec les humains. Le chat est fidèle à ses maîtres. L'éléphant fait la joie d'une fillette. Les ours font face aux chasseurs. Le chien désire sa liberté. Le bouc vit chez des paysans et au régiment. Les étourneaux vivent leur vie sauvage...
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
Chiriaev Boris ; Kichilov Anne ; Lepekhine Mikhaïl
Biographie de l'auteur Boris Nikolaïevitch Chiriaev est né en 1889 à Moscou dans une famille aisée. Après avoir poursuivi des études de lettres à Moscou et en Allemagne, il s'inscrit à l Académie militaire. Arrêté et condamné à mort en 1918 pour avoir tenté de quitter la Russie, il réussit à s'évader. Condamné une nouvelle fois à la peine capitale, il sera finalement déporté aux Solovki en 1923 où il restera pendant sept ans. Envoyé ensuite en relégation à Tachkent, puis à Statvropol, il quitte l'URSS en 1944 pour l'Allemagne, puis l'Italie où il meurt en 1959.