Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Olessia
Kouprine Alexandre ; Mongault Henri
GINKGO
7,00 €
Épuisé
EAN :9782846794602
Un jeune homme, Ivan Timoféiévitch, envoyé en mission pour plusieurs mois aux confins de l'Empire russe, dans une région reculée à la limite de la Russie, de l'Ukraine et la Pologne, vit dans un village où les habitants le regardent avec méfiance. Il a pour seule compagnie un paysan auquel pour passer le temps il tente d'apprendre à lire et écrire. Un jour, parti chasser, il s'égare et tombe par hasard sur une pauvre cabane perdue au milieu des forêts, où vivent une vieille femme et sa petite-fille, la jeune et belle Olessia. Toutes deux vivent à l'écart du monde car les villageois les considèrent comme des sorcières... Sous ce simple nom d'Olessia, dans le silence des forets et sous le sceau implacable du destin, une des plus belles histoires d'amour de la littérature russe.
Georges Romachov, jeune sous-lieutenant d'un régiment en garnison dans une ville de province, rêve d'une haute carrière mais se heurte aux violences de la vie quotidienne au sein de l'armée et à la vie provinciale dont la médiocrité l'écoeure. Il ne trouve de lumière que dans son amour encore platonique pour Alexandra, "Chourotchka", la femme d'un autre officier. Mais celle-ci est-elle vraiment la pure âme dont il rêve, ou n'est-elle qu'une manipulatrice prête à tout pour favoriser la carrière de son mari ? Publié en 1905, peu après la fin de la guerre russo-japonaise, ce roman flamboyant et passionné qui valut la célébrité à son auteur, lui-même ancien officier, fut perçu comme une critique sévère de l'armée russe et de sa décomposition. C'est surtout un des plus beaux romans de la littérature russe.
Résumé : C'est un jeune homme de vingt-trois ans qui, en 1892, publie à Saint-Pétersbourg Clair-obscur. Le titre original signifie au sens littéral " dans les ténèbres " : tombée du jour - où se passent s événements clés du récit - et obscurité de l'être humain, dans toute sa complexité et ses contrastes chez un même personnage. Rien n'est en noir et blanc. La vie tient à la nuance, pour laquelle la femme est plus douée que l'homme. Kouprine dénonce ici l'injustice de la condition féminine, l'hypocrisie des relations matrimoniales, le manque de respect vis-à-vis des femmes, qui ne sont qu'un héritage de la vieille Russie, d'avant l'abolition du servage, en 1861. " Des voix s'élèvent de partout et luttent pour que la femme occupe dans la société la place qui lui revient de droit et qui lui a été enlevée par l'homme, véritable oppresseur ", dit l'un des personnages du récit à la jeune héroïne qui est par vocation une rêveuse, dotée d'une imagination ardente, possédée par une terrible soif du sacrifice de soi, au nom de quelque chose de sublime et d'inaccessible.
Longues nouvelles traduites du russe par Henri Mongault. Les Lestrygons sont au début du XXe siècle un peuple mythique, descendant d'anthropophages, pêcheurs rivés sur la mer Noire où ils recherchent dans la rudesse et la naïveté nourriture, trésors et signes pieux, quand les touristes sont partis, et que l'auteur seul les côtoie et évoque avec affection dans ce récit de 1911. Attentif, proche des délaissés, Kouprine (1870-1938) dessine dans "La noce" le portrait d'un soudard progromiste posté dans une humble ville du shetl. "Emeraude" est ce cheval surdoué que l'on soigne jusqu'à ce qu'apparaisse une tare le rendant inapte aux concours. Des pauvres acteurs dans une troupe de fortune ignorante de l'art connaissent une solidarité secrète.
Venu de Saint-Pétersbourg par le train qui relie la Russie à la France, Alexandre Ivanovitch Kouprine arrive à Nice fin avril 1912. Il va passer trois mois sur la Côte d'Azur, Marseille et la Riviera qu'il nomme " Les Côtes azuréennes ". Kouprine annonce un guide pour les Russes se déplaçant à l'étranger, et c'est bien un Russe qui nous livre un récit plein de passion et d'opinions personnelles sur ce qu'il voit, ce qu'il expérimente et sur les gens qu'il rencontre. La Russie est présente en contrepoint, mais c'est la France de 1912 qui revit sous sa plume : le jeu à Monaco qu'il décrit, les bals à Nice qu'il découvre, la représentation de Carmen à Fréjus qui l'enchante, les combats de boxe qu'il suit en amateur, l'activité portuaire de Marseille qui l'émerveille. Kouprine pense que " ce sont les petites choses qui expriment le mieux l'esprit de l'homme, le pays et l'histoire ", aussi les anecdotes foisonnent. Elles sont contées avec beaucoup d'humour et toujours avec une grande humanité.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.