Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LIME
KOUDELKA JOSEF
XAVIER BARRAL
60,00 €
Épuisé
EAN :9782915173857
A l'instar des grands peintres du XIXe siècle, Josef Koudelka a choisi comme sujet les carrières. Invité par le premier groupe minier mondial, il a arpenté les carrières dans le monde entier, régulièrement, pendant quatre ans. Il en a rapporté des photographies, en noir et blanc, qui évoquent un paysage de fin du monde. Sur ces images la main de l'homme est partout mais aucune présence humaine ne vient donner l'échelle des choses. Partout la nature est transformée, chamboulée par lui. Avec ce livre, Josef Koudelka touche à quelque chose d'universel, à ce propos très contemporain sur le travail humain qui influence le paysage. Quand on regarde ces paysages, car il s'agit avant tout d'un livre sur le paysage, le prisme du Land art s'impose au spectateur.
Résumé : Cet ouvrage recueille un des plus récents projets photographiques de Koudelka : Rome, Théâtre du temps. Commencé l'an dernier et dont les derniers clichés datent du début 2003, les photographies présentées dévoilent une cité intemporelle, hors de toute présence humaine.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.