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Ce que je crois
Kouchner Bernard
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246479710
A douze ans, en 1951, il milite aux Jeunesses communistes. Il adhère ensuite à l'UEC pour s'opposer à la guerre d'Algérie, puis devient médecin. Il découvre à Cuba la violence castriste. Alors il passe de la politique à l'aventure et parcourt la plupart des guerres civiles et des lieux de désastre. Gastro-entérologue, il apprend sur le terrain la chirurgie de guerre. C'est l'époque des French Doctors, de Médecins sans Frontières puis de Médecins du Monde: la Jordanie de Septembre noir, les tremblements de terre en Amérique latine et en Afrique, le Kurdistan, l'Irlande du Nord, la chute de Saïgon, les boat-people en Mer de Chine, Beyrouth, l'Afghanistan, la Somalie, récemment le Rwanda massacré. Des millions de morts. Pour que tout cela trouve un écho, Bernard Kouchner prend souvent la parole. Très souvent. Devenir ministre de l'Action humanitaire et de la Santé donne plus de portée à sa voix. Ainsi peut naître son droit d'ingérence", consacré par l'ONU. Dès la première phrase, Bernard Kouchner donne le ton:"Je crois qu'il faut s'attendre au pire: c'est la meilleure façon de rester optimiste...""
L'excision, ce "fléau" qui touche encore 130 millions de femmes dans le monde et dont on croyait les conséquences irréversibles, peut maintenant être "réparée". Cette révolution vient de France. Le docteur Pierre Foldes, chirurgien urologue, qui a travaillé avec Mère Teresa, responsable pour l'Asie de Médecins du monde, a déjà rendu à plus de mille femmes mutilées leur intégrité corporelle: la technique chirurgicale qu'il a mise au point reconstitue leur clitoris et leur permet de connaître enfin le plaisir. Hubert Prolongeau, auteur de nombreux romans et documents, brosse le parcours de Pierre Foldes, "french doctor" aussi énergique que généreux. Il nous explique le sens de son infatigable et dangereux combat - qui lui a valu des menaces de mort - et évoque la reconnaissance infinie des patientes qui vivent une véritable renaissance. Rappelant l'ampleur des mutilations sexuelles en Afrique, en Egypte... et en France, il dénonce une inhumanité qui, grâce à Pierre Foldes, n'est plus définitive.
Résumé : "J'ai écrit ce livre pour mes amis morts à Bagdad. Je les avais croisés au fil de ma vie, singulièrement dans les Balkans. C'était une si belle équipe ! Un groupe d'hommes et de femmes qui venaient de tous les pays, de toutes les croyances, et qui avaient en commun le désir d'apporter plus de douceur aux damnés de ce monde. Pendant deux ans, du Kosovo à l'Irak, ils se sont battus, pied à pied, afin de proposer une vie sans meurtre, une vie avec moins de haine, à des peuples que l'Histoire avait, depuis des siècles, jetés dans l'affrontement. J'ai eu le privilège de travailler avec ces militants du monde, ces "guerriers de la paix". Quand je pense à eux, je me dis : nous n'avons pas échoué. Et nous avons eu la chance immense de nous aimer. Auprès d'eux, j'ai appris qu'entre l'humanisme de ma jeunesse et le cynisme auquel je ne suis tant de fois heurté, il y a place pour la politique. ".
Cessons de mentir à ceux que nous prétendons rendre plus heureux. N'essayons pas de transformer le monde d'hier, encore moins d'y revenir. Parfois, rester fidèle à des idées reçues, c'est trahir ses idéaux. La gauche ne peut se réduire à une nostalgie. Elle a une nouvelle mission historique: assumer la mondialisation et la transformer en avantage pour les plus pauvres, là-bas comme ici. Je continue de chercher la voie étroite qui mène du terrain des luttes de pouvoirs vers le champ des fraternités." En quinze histoires et des dizaines de rencontres, Bernard Kouchner nous raconte le monde de demain à travers les cruautés et les espoirs d'aujourd'hui. La France mérite mieux que ses querelles politiques et les programmes composés entre initiés.
Ecrit en collaboration par le Docteur Willy Rozenbaum, ancien Chef de clinique de pathologie infectieuse à l'hôpital Claude Bernard à Paris, actuellement Assistant de santé publique à la faculté de médecine Pitié-Salpêtrière, le Docteur Didier Seux, médecin psychiatre, - respectivement promoteur et membre du groupe de travail sur le Sida - et Annie Kouchner, journaliste à l'Express, ce livre fait le point sur la maladie. Plusieurs thèmes sont abordés : les origines du Sida, descriptions cliniques, principaux foyers en Europe et aux Etats-Unis, voies de transmission, traitements actuels, retentissement social, aspects psychologiques, etc. Enfin, les trois auteurs montrent comment les recherches sur le Sida bouleversent bien des concepts antérieurs, notamment dans le débat virus-cancer.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.