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Le postcommunisme dans l'histoire
Kott Sandrine
UNIV BRUXELLES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782800413808
Depuis la disparition des Etats de type soviétique en Europe centrale et orientale, les travaux sur les voies de sortie du communisme se sont multipliés en sciences sociales. Cet ouvrage entend inscrire le postcommunisme dans l'histoire afin de comprendre la nature spécifique et les modalités particulières des changements intervenus dans ces pays depuis les années 1990. Il s'agit de montrer que l'histoire n'est pas un " poids ", voire un obstacle au changement, mais au contraire un élément de celui-ci et un moyen d'en penser les spécificités. Réciproquement l'analyse précise des voies de sortie du communisme peut devenir un moyen de comprendre, autrement certains fonctionnements des sociétés et régimes politiques communistes. L'ensemble des textes réunis dans ce livre ont en commun de s'interroger sur la manière dont le passé peut être constitué en ressource, dans la construction des représentations (mémoire, nostalgie) des acteurs comme dans celle de leurs pratiques politiques et sociales quotidiennes. La contextualisation précise des phénomènes étudiés est alors nécessaire pour identifier ce qui change vraiment. Par ailleurs, certains discours tendent aujourd'hui à considérer que le processus de passage du plan au marché serait terminé avec l'entrée de certains de ces pays dans l'Union européenne et qu'il conviendrait désormais d'envisager leurs évolutions sous l'angle des réformes. Un tel point de vue ne fait-il pas courir le risque d'invalider systématiquement l'hypothèse que le communisme ait pu produire des effets durables? Le présent de ces pays ne peut être pensé qu'à la lumière de leur passé communiste: seule une telle posture permet de comprendre le rapport, souvent contradictoire que les populations de ces pays entretiennent avec ce passé mais aussi la diversité des situations nationales. Pour apporter des réponses à ces questions, l'ouvrage adopte une approche pluridisciplinaire. Les auteurs proviennent de différentes sciences sociales : anthropologie, géographie, histoire, sciences politiques, sociologie. Ils ont croisé des objets sur des terrains déjà intégrés à l'Union européenne: République tchèque, Pologne, Hongrie, Allemagne de l'Est ou plus éloignés Roumanie, Bulgarie, Russie et Ouzbékistan.
Sandrine Kott analyse la construction progressive de la législation du travail et de la protection sociale en Allemagne entre 1880 et 1920. Elle montre que la politique sociale en Allemagne, improprement appelée le "système bismarckien" , est le résultat d'interactions complexes entre des courants de pensée parfois contradictoires et le corps social. Dès la fin du XIXe siècle, les ouvriers et une partie des employés allemands sont pris en charge par un système d'assurances sociales. Cette politique sociale est un élément d'affirmation et de fierté nationale pour un pays encore en constitution. Sa précocité a fait de l'Allemagne un modèle, pour tous les pays décidés à s'engager dans la réforme sociale. Vue de France, la politique sociale allemande a souvent été analysée comme l'expression de l'autoritarisme prussien. En réalité, ce qu'on a improprement appelé le "système bismarckien" est le résultat d'interactions complexes entre des courants de pensée parfois contradictoires et le corps social. En effet, la politique sociale ne peut être analysée du seul point de vue de ceux qui la "fabriquent", elle est aussi construite par ceux qui l'"utilisent". C'est l'une des forces des politiques sociales allemandes que d'avoir pu autoriser, par des voies parfois détournées, ces interactions entre les représentations des concepteurs de la loi et les pratiques de ses utilisateurs. Cette réelle flexibilité contribue certainement à expliquer la pérennité du "modèle social allemand" par-delà les changements de régime du XXe siècle.
Comment étudier la société de la République démocratique allemande? Pour certains, la domination du parti communiste aurait été si totale que le politique aurait absorbé le social. A cela, les historiens de la société répondent que les individus et les groupes sociaux n'ont pas constitué la pâte molle dont les communistes avaient rêvé et qu'ils ont opposé une résistance active et passive aux transformations mises en oeuvre par les ingénieurs du social. Ce livre montre que la société de la RDA doit être étudiée dans la tension entre le projet politique de transformation sociale et la réalité qui lui résiste. Il examine la façon dont les groupes sociaux et les individus ont subverti le projet, mais aussi comment la société est devenue le lieu même de la domination politique. Il se demande enfin dans quelle mesure le projet communiste a accouché d'une société et d'un "homme" socialistes.
Bismarck "démon des Allemands" ou "bon Européen"? Le premier chancelier allemand demeure, aujourd'hui encore, enfermé dans cette alternative radicale. Ce livre, qui s'ouvre sur la retraite politique de Bismarck, analyse comment un mythe est fabriqué autour de sa personnalité et pourquoi ce mythe devient un enjeu politique et social majeur dans une Allemagne fragilisée par des crises incessantes. La figure du héros national est construite, utilisée et détournée par les forces nationalistes, elle est combattue par les catholiques, les sociaux-démocrates et surtout les libéraux et elle est finalement récupérée puis abandonnée par les nazis. Cette instrumentalisation du personnage est au centre des débats dans l'Allemagne de l'après-guerre. Certains historiens soulignent que le mythe s'est emparé du personnage malgré lui. L'auteur considère cette objection en étudiant le monde social, les choix politiques et nationaux comme les pratiques de pouvoir du chancelier. Bismarck a-t-il été conservateur ou révolutionnaire? A-t-il été un dictateur ou un opportuniste? Enfin, a-t-il alimenté le nationalisme et l'antisémitisme racial de la fin du XIXe siècle ou en a-t-il retardé le développement? À travers les "facettes" de Bismarck, ce livre propose une réflexion sur l'Allemagne contemporaine.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes "Made in France" ou des importations des Etats-Unis ? Grâce a la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'Etat peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures. L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'Etat pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Bribosia Emmanuelle ; Joncheray Nicolas ; Navasart
Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières du droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière. Tel un kaléidoscope réfléchissant un nombre infini d'images, la diversité des sujets étudiés reflète non seulement la polyvalence de l'expertise de Marianne Dony, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables. L'ouvrage est divisé en trois grandes parties. La première partie, "droit constitutionnel", aborde des questions transversales comme celles des valeurs et des principes de l'ordre juridique que constitue l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions, et ses rapports avec les ordres juridiques des états membres. La deuxième partie, consacrée au "droit économique", traite principalement de l'Union en tant que marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Il y est principalement question du droit de la concurrence et du droit des aides d'état, mais également du droit financier. Enfin, la troisième partie, "relations extérieures", questionne le rôle de l'Union européenne en tant qu'acteur sur le plan international. Y sont à le fois examinées la nature des compétences externes de l'Union, ainsi que ses actions extérieures dans divers domaines, tels que la traite des êtres humains, les relations entre l'Union et les pays du Sahel, ou encore le Brexit.